Orta – 25.10.2014

Vif-Argent, notre camping-car, ayant été mis en hibernation, nous reprenons Chloro pour une petite escapade italienne dans le Piémont. Direction le lac d’Orta. J’ai une habitude que j’aime bien : boire un petit café italien le plus vite possible après avoir passé la frontière. Je ne suis pas fan du breuvage de George Clooney, je le trouve trop acide,  mais un ristretto italien alors là….  Nous nous régalerons par la même occasion de petits gâteaux tout à fait délicieux.

C’est une route que je devrais connaître par cœur, j’y suis allée si souvent et pourtant entre leur voie rapide et les petites routes, nous passons de l’une aux autres sans bon sens ! J’ai été capable de nous perdre à Omegna (usine Alessi, vaut le détour), une petite ville à traverser. Nous avons dû rebrousser chemin…….Suis maudite sur ce bout-de-route-là !

Nous arrivons à Orta, l’hôtel la Bussola est ouvert. Nous obtenons la dernière chambre. C’est hyper bruyant et on se demande si on a eu tant de chance que ça. Nous avons débarqué en plein banquet de mariage…. Tout ira bien. Ce sera calme, la chambre est grande, confortable et il y a un parking. En Italie, on préfère… Et nous sommes très proche du centre historique.

C’est hors période de vacances et le lieu n’est fréquenté que par les Italiens. J’adore !! Il y a peu de monde et nous déambulons dans les ruelles

jusqu’à l’épicerie, il « BuonGustato », où Giovanni, qui parle un excellent français, nous expliquera et fera déguster des vinaigres balsamiques, une merveille ! Puis goûter de la liqueur d’amande, la vraie, pas celle de Saronno ! Savoureuse ! Quand il voudra passer aux huiles d’olive nous crierons grâce. On va être malades ! Nous parlerons longuement avec lui de la situation économique de l’Italie, nous racontera ses problèmes financiers, salariaux, familiaux.

P1100761Cela ne nous ennuie pas du tout, nous le connaissons bien Giovanni, nous allons le voir à chacun de nos passages. Il nous indique un endroit où prendre l’apéritif : à l’Osteria al Boeuc et un autre pour manger : chez Olina.

P1100762L’Osteria al Boeuc est un endroit tout petit, sympa, chaleureux, très fréquenté. Vaut le détour !

Chez Olina, nous sommes les premiers, nous avons le choix des places. Marrant comme tout cet endroit : design et chaleureux !

P1100804L’accueil est agréable.  On nous amène tout de suite quelque chose à boire de  délicieux. Je n’en sens pas l’alcool et le bois rapidement. J’ai très vite un regard de souris empoisonnée ! Nous y mangerons délicieusement. Les tables sont très frileuses et portent toutes des chaussettes !

P1100809Un détour par les toilettes ne vous laissera pas de glace, Messieurs 🙂

P1100815Avons extrêmement bien dormi. Petit déjeuner très copieux pris, déambulons dans les rues. Une boutique attire mon attention.

Il ne fait pas très chaud, nous nous installons pour déguster un verre de vin à la terrasse de l’Hôtel San Rocco, ancien monastère rénové du XVIe siècle

(très fréquentée également par les canards) avec vue imprenable sur l’île San Giulio. Finalement ce sera un Prosecco qui sera dégusté !

Le soleil arrive doucement et l’envie me prend de faire découvrir le Mottarone à mon Loup. C’est LA montagne où les Italiens vont se balader le dimanche, à 1492 mètres d’altitude et situé entre le lac Majeur et le lac d’Orta. L’accès en est tortueux, avec de gros rochers, il n’y a pas un chat. On dirait le Mont Ventoux, c’est tout pelé. Très sauvage. C’est bien équipé en pistes de ski, il y a même une « noire ». Une Cabane du Club Alpin Italien et quelques itinéraires qui donnent envie d’y séjourner

La descente s’effectue par Stresa. A faire absolument hors saison ! C’est juste magnifique !

J’ai le cœur un peu serré envoyant ce qu’est devenue l’Italie : partout on voit des maisons à vendre, des petits palais, même au bord du lac Majeur ou du lac d’Orta.

Beaucoup de maisons à l’abandon, d’usines qui n’ont pas vraiment l’air de fonctionner. Les gens ont peu d’argent et cela se ressent. Soit ils travaillent mais sont tellement peu payés qu’ils font des heures de présence. La voie rapide par laquelle nous sommes venus et qui mène à Milan est en mauvais état et n’est pas entretenue. Je suis très triste de voir ça.

La conduite italienne est toujours sportive et parfois dangereuse. La double ligne continue n’est pas un problème pour eux. Il y a des gens en face : pas grave 🙁

Plus nous approcherons du Valais, plus il fera beau et chaud.  C’est un comble…

Pas pour les mauviettes !

Samedi, veille du solstice d’été, nous décidons de partir en Italie dans le Piémont. Le temps est très couvert à St-Luc, c’est dommage pour l’inalp…

Montée du Simplon sous un ciel qui se dégage de plus en plus. Nous voilà à Iselle, frontière italienne. Il est presque midi et le premier ristretto est repoussé à plus tard.

Nous partons dans le Val Formazza, sauvage et peu fréquenté. Notre destination est : Premia. Petit village où nous avons repéré une auberge affolante. Elle offre des repas défiant toute concurrence. Fait également hôtel, ce que nous n’avons pas encore testé, mais qui pourrait bien se produire.

Il est 12h45, Albergo-Ristorante Minoli à Premia.

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L’accueil de la patronne n’est pas chaleureux, mais surtout ne pas s’arrêter à cela. Demander une table pour 2 personnes, accepter le litre d’eau gazeuse et s’installer. Ensuite, se laisser faire…..

Viendra une serveuse souriante qui nous dira à toute pompe le menu. Dire oui à tout.

Et là ¨décrocher sa ceinture ! Ce n’est pas pour les mauviettes à petit appétit !

  • 4 entrées de pâtes : raviolis, crêpe, tortellinis aux moules et spaghettis à la tomate. (on vous ressert à volonté, par prudence dites : non)
  • 3 plats principaux : tranche de bœuf en sauce, lapin aux herbes et veau au citron, accompagnés de polenta à 2 façons (dites : oui à tout)
  • Dessert : tiramisu aux myrtilles. Là on se dit qu’on exagère, mais tant pis. Et bien on a tort. C’est d’une légèreté époustouflante, ça aurait été un crime de s’en priver !
  • Le tout accompagné du fameux litre d’eau gazeuse et de 50 cl de vin rouge du pays, café.

L’addition : 39,50 euros ! Laisser un pourboire aux serveuses qui le méritent amplement.

Une auberge fréquentée que par des Italiens. Nous sommes les seuls étrangers. La nourriture est simple, montagnarde, abondante et délicieuse. Nous ferons une petite marche digestive dans le village et étudierons les possibilités de randonnées….. pour une autre fois !

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Ensuite ? Ben ensuite on part explorer le fond de la vallée. De belles maisons en pierre avec toits de pierre,  le sentier des Walzer, les carrières de granit…..

Fondovalle : Petit village où en hiver la neige peut atteindre des quantités folles et départ de belles courses.

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Il est déjà tard et nous avons envie de faire aussi un saut dans le Val Devero, encore plus sauvage, avec ses cascades énormes, sa route tellement étroite qu’il est parfois difficile de croiser….

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Il y avait un tel débit, que je suis rentrée dans la voiture trempée, d’où la qualité de la photo très moyenne….

Encore une gelati et un  dernier café  à l’Albergo Vecchio Scarpone à Baceno avant de rentrer chez nous. Le Loup y va de son plus bel italien et demande : due espressi ! La serveuse répète : due espressi ! Puis elle ne revient plus…. Nous attendons un peu inquiet. Elle arrive enfin avec due Spritz ! Nous en garderons un et aurons nos 2 cafés pour la modique somme de 2 euros 🙂

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Saleté de lave-linge

Congé pascal ! Je me lève aux aurores pour faire le ménage afin de pouvoir partir directement après le travail. Aspirateur passé, vaisselle propre, poussière ôtée, salle de bain, WC et cuisine nets ! Il ne me reste plus qu’à mettre le lave-linge en route, je viderai rapidement ce soir en venant chercher mon sac. Ça roule !

La journée passe vite. 16:30 ! Vite je me précipite à la maison et tente d’ouvrir la machine qui heureusement ne s’ouvre pas. Elle est archi pleine d’eau…. Mon linge a gogé (expression typiquement suisse) durant 8 heures. Je me remémore ce que j’ai mis dedans. Ouf rien de délicat ! Je tourne le bouton pour évacuer l’eau : rien…..

Je sens que ça va être chaud pour mon train ! Illico je téléphone au réparateur pour obtenir de l’aide à mon retour mardi. La dame très sympa me donne le rendez-vous, m’informe que c’est sûrement le filtre (je l’ai nettoyé il y a peu) et  que la plaisanterie coûtera au mieux CHF 130.-

Derechef, je me mets à démonter ce f@#@u filtre. Ça bloque. Je tire plus fort. Ça vient. L’eau aussi ! Je n’arrive pas à l’arrêter. la cuisine est inondée et le débordement vers le hall menace…

Téléphone à St-Luc : Loup ? Je viendrai plus tard ce soir !

Finalement non, j’ai pu prendre mon train à l’heure voulue et ai été récompensée par un délicieux steak tartare au Restaurant de la Poste….

Poisson d’avril !

Le 1er avril j’avais rendez-vous avec ma petite-fille Shane (19 ans) dans une ancienne pizzeria de Genève : l’Age d’Or. Cet endroit est une institution : la décoration intérieure n’a pas changé d’un iota depuis 1955 et ils font les mêmes toutes petites pizzas, qui ont toujours le même goût et sont délicieuses.

Pour pouvoir discuter plus à l’aise avec elle, je demande au serveur si nous pouvons nous installer dans les petites loges en hauteur. Il nous y autorise, bien que très ennuyé de passer notre table à une collègue, se privant ainsi du plaisir de contempler ma petite-fille qu’il trouve tout à fait à son goût:)  La soirée se déroule  en toute complicité avec de grands rires, des petits « secrets » échangés. Et soudain Shane prend conscience qu’il y a beaucoup de va-et-vient dans l’escalier qui monte à notre loge et me pose cette question :

– Ils font quoi tous ces gens qui passent là ?

Je suis toujours interloquée par la naïveté de Shane ! Elle ne pense pas une seconde aux toilettes ! Et là, vilaine grand-mère, je me dis que je vais tenter le premier poisson d’avril de ma vie. Je lui réponds ingénument :

– Mais Shane, derrière la porte là il y a une hôtel de passe !

Incrédule, elle me répond :

– Mais grand-maman, on pense bien aux mêmes hôtels de passe ?

Et moi me retenant de rire :

– Mais oui ma chérie !

Et là elle éclate de rire et s’exclame :

– Tu es bien ma seule grand-mère qui m’emmène dans des endroits pareils ! (Bon il faut que je vous dise qu’elle a 4 grand-mères. Oui je sais, on est nombreuses à pouvoir se prévaloir de cet état !)

N’en pouvant plus je lui glousse :

– Shane, tu sais quel jour on est ?

Elle réalise enfin et moi je suis comblée d’avoir si bien réussi mon coup !