Il était une fois deux ponts…

Les orages ont sévi durement dans notre vallée. Notre ami, Augustin, qui s’occupe de la sécurité dans tout le Val d’Anniviers nous l’a rapporté.

Résultat : la Navizence, torrent qui traverse le Val,  a débordé et tout emporté sur son passage, notamment les ponts donnant accès aux cabanes du Petit-Mountet (http://petitmountet.ch/), du Grand Mountet (http://www.cas-diablerets.ch/mountet.htm) et d’Arpittetaz (http://www.arpitettaz.ch/).

Le premier pont, le plus en aval, donnant accès à la cabane d’Arpittetaz par le Pas du Chasseur, n’est pas réparé.  Il sert surtout de promenade dans la vallée de Zinal et peu de gens passait par le Pas du Chasseur, passage assez exposé au vide, équipé de chaînes et réputé dangereux.

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Le second pont plus en amont a été restauré rapidement. On ne peut pas laisser l’accès aux refuges impossible durant la saison d’été. Il est indispensable d’y passer la nuit avant une grande course de montagne.

En pénétrant dans le fond de vallée, nous sommes impressionnés. Des troncs d’arbres partout, les rives déchiquetées, des tas de pierre ….

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Et plus d’eau à l’endroit habituel.

P1060991 Le lit du torrent s’est détourné.

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Nous arrivons au pont : dantesque ! Le pont n’enjambe plus rien. Que des cailloux, des troncs d’arbre…

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Nous essayons de longer la rive droite et de retrouver un passage vers le Pas du Chasseur. Impossible. Il ne reste rien. Je suis contente de l’avoir fait souvent, je me demande bien si nous pourrons le refaire un jour….

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Le sentier du Pas du Chasseur est enseveli sous les cailloux…

Satané réchauffement climatique ! Nous en aurons de plus en plus de ces épisodes-là.

Petit arrêt dans un restaurant-camping : le relais de la Tzoucdana  (http://www.tzoucdana.ch/Bienvenue.html) pour une salade «  Miss Piggy », délicieuse.

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Puis retour au chalet, je veux passer la tondeuse avant de partir…

Repérage de course (19 juillet 2013)

Une nouvelle vie qui débute! J’ai commencé mon nouveau travail. Dès le jeudi soir, j’ai fini ma semaine ! Nous sommes montés directement en faisant une halte à Vallorcine pour les  journaux et un café. Nous arriverons tard à St-Luc.

Vendredi matin, je traîne un peu, mais le Loup me fait activer. Le gardien de la cabane du Petit-Mountet, Cédric, nous a parlé d’une belle course à faire depuis Zinal : La Garde de Bardon. Comme nous ne sommes pas partis aux aurores, nous n’en ferons qu’un repérage.

Direction : Zinal. Téléphérique.

Démarrons notre marche par une glace « Cornetto » au caramel, une tuerie… et commençons à monter notre cornet à la main alors que le temps se gâte et qu’il ne fait franchement plus très chaud.

Les parents que nous dépassons ne nous béniront pas,  car immédiatement tous les enfants réclament à cor et à cri des glaces….

Nous n’avançons pas vite ayant eu tous les deux une longue bronchite qui nous a mis sur les rotules. Le Loup n’a plus de souffle et moi plus de souffle non plus et surtout plus d’entraînement.

Corne de Sorebois, plein de moutons tête noir nous accueillent. Il ne fait plus chaud du tout.

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Nous examinons de loin l’arête que nous voulons suivre.

Il y a encore beaucoup de neige. Trop ! Il faudra attendre au moins un mois pour y aller.

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Après un pique-nique debout sur l’arrête de schiste, à côté de petites fleurs dont on se demande bien comment elles ont pu pousser là, nous entamons la descente, il faut se dépêcher car le dernier téléphérique est à 17h00.

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En ôtant une couche de vêtement, le Loup oubliera son piolet !!! Diable ! Je remonte en courant (ben oui, mon Loup n’a plus de souffle !), l’attrape et redescends. Nous serons dans les temps.

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Dans le téléphérique il règne une ambiance très sympathique. La dame employée par la compagnie est hyper sympa. Elle explique tout, sur tout, avec un immense sourire contagieux.

Les patrons du restaurant d’altitude descendent également. Ils nous déconseillent vivement d’aller à la Garde pour le moment. Un gros névé est descendu dans la semaine dans un vacarme effroyable, paraît-il, emportant tout sur son passage. Tout est instable. De plus  nous risquerions de provoquer aussi des chutes de pierres qui pourraient blesser les promeneurs sur le sentier qui mènent à la cabane du Petit-Mountet et qui passe juste en-dessous.

Dans la descente nous voyons plein de marmottes, biches, cerfs et chamois. Les touristes sont ravis. Nous aussi ! C’est toujours un grand bonheur de découvrir des animaux dans leur milieu naturel.