Jour de l’an

Chères amies et chers amis, je vous souhaite une heureuse année 2014  remplie de joie, de sérénité, de beaux moments, de fous rires !

Je n’ai pas très bien commencé l’année. Je ne l’ai pas très bien finie non plus. Ma mère a été hospitalisée pour de très violentes douleurs 10 jours avant Noël. Elle souffrait énormément et nous ne savions pas si elle pourrait être parmi nous le 24. Nous avons eu le bonheur de pouvoir être tous ensemble et de partager un repas simple et très chaleureux. Je n’ai pas été d’une grande aide pour la préparation de cette fête car je travaillais, mais mon frère et mes belle-sœurs ont été exceptionnels.

Le 31 ne représente pas grand-chose pour nous. Toute cette agitation n’est pas notre truc. Nous avions opté pour un repas simple, froid, mais tout de même au champagne !

Nous avons eu une invitée de marque : Chatouille, la chatte des voisins. Elle vient régulièrement nous donner le bonjour. Ben là, elle voulait plus partir alléchée par l’odeur des œufs de saumon !Évidemment elle a voulu goûter et évidemment elle a eu sa petite assiette… Ensuite, installée devant le feu avec nous elle n’émettait pas le moindre désir de s’en aller. Puis les pétards ont éclaté à minuit, et là elle filé se planquer sous notre lit, terrorisée. Nous avions envie d’aller nous coucher, mais on ne pouvait pas la mettre dehors dans ce vacarme, alors on a regardé des niaiseries à la TV et le calme revenu, Chatouille a bien voulu repartir dans la nuit….

Le 1er je téléphone à ma mère et notre conversation me serre le cœur. Elle a à peine touché à son repas, elle était tellement déçue de la soirée préparée par la Clinique. J’ai le cœur en vrac.

Le Grand Chalet Favre

J’ai envie de vous faire rêver….

Il y a maintenant un peu plus d’un an nous fêtions l’ouverture d’un nouvel hôtel à St-Luc : Le Grand Chalet Favre, anciennement la Pension Favre. Il a été repris par des hôteliers ayant déjà pignon sur rue dans le village, les Buchs, heureux possesseurs de l’Hôtel historique de St-Luc : le Bella Tola.

Il y avait énormément de restauration à faire, ils ont travaillé sans relâche et le résultat a été magnifique. Je vous laisse juges :

Le salon où il fait bon se détendre après une journée de ski :

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Les chambres meublées avec énormément de goût, dans un style montagnard, chacune différente : P1050342

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Nous y avions passé une soirée extraordinaire, retrouvant nos amis du village autour d’un somptueux buffet dans une ambiance bon-enfant.

Dans laquelle aimeriez-vous passer une nuit en amoureux ?

Premières neiges (12 octobre 2013)

Les températures ont chuté, l’hiver est à nos portes. Le matin au réveil, c’est l’émerveillement :P1070879

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Chatouille a fait une tentative de squattage, mais nous dormions….P1070886Le temps de manger sur une terrasse est momentanément oublié….P1070890

Bendollaz – Moiry (21 juillet 2013)

Ce jour-là nous sommes partis pour une baladette de quelques heures dont le début fût très sympa, et la fin, longue comme un jour sans pain.

Direction Grimentz et ses beaux chalets fleuris, montons en télécabine à Bendollaz. Il y a beaucoup de monde (Y’a le marché ?), non une fête sur l’alpage. Nous sommes accueillis au son du cor des alpes et des cuivres.P1060604Plus nous montons et plus le son est fort, bonne musique d’encouragement. La nature bat son plein, des fleurs partout et surtout les orchis vanillés que j’adore et qui sentent tellement bon.P1060615

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P1060620Il fait chaud, profitons-en, ça ne durera pas….

Petite pause grain-grains durant laquelle nous piquons une petite jasette avec deux couples qui se préparent pour la course Sierre-Zinal et peaufinent leur entraînement. On se dit : A bientôt ! Et ils filent, leur chien leur ouvrant la route.

Le seul chamois que nous croiserons !P1060612Petit passage de névéP1060622Ca grimpe sec, passage de petit pont. Le temps change, premier edelweiss, je le sais qu’il y en a par iciP1060627Partout des fleursP1060628

P1060630Le Loup râle parce que je prends mon temps et photographie à tout va ! Je perds du temps parce que je n’ai pas envie de marcher ce qui va suivre.

C’est comme le soir, quand je dois me démaquiller, ça me casse tellement les pieds, que je perds du temps, je parle au Loup pendant qu’il lit (ce qu’il déteste ;), je range des trucs qui n’ont pas besoin de l’être, etc….Comme si le fait de ne pas me démaquiller tout de suite allait faire en sorte que je puisse l’éviter ! Le Loup connaît trop bien mon stratagème ! Hélas ….

Pareil là. Je ne veux pas voir le long bout inintéressant à parcourir.

De sorte que pour y palier le Loup prend une grande décision. On coupe au plus court et on passe par le torrent et le marécage.

Il ôte ses chaussures, les met autour de son cou,P1060631et traverse le torrent. Mais surtout : il ne m’attend pas.P1060632Je suis bien obligée de faire pareil ! Je mets mes chaussures autour de mon cou, mais je les attache trop haut et tous les gens que nous croiserons par la suite se demanderont toujours pourquoi j’ai de la terre sur les seins !!!P1060634En plus je suis une princesse au petit pois, moi. Je sens tous ces petits cailloux pointus sous ma tendre plante des pieds….Je râle. Et puis l’eau est glaciale, à tel point que je me demande comment je vais traverser sans faire pipi ! Mais le pire c’est le marécage, où chaque fois qu’on enfonce le pied, un ou deux crapauds surgissent aussitôt ! Beurk !

Pour me récompenser, le soleil refait une apparition et de belles fleurs jalonnent le chemin.P1060640Nous arrivons au col…. L’orage aussi ! On se prend des grêlons.P1060647La descente se fait rapidement, il ne faut pas rater le car postal.

Enfin le barrage de Moiry,P1060660mon Loup sur le-dit barrageP1060661et une bière-grenadine » !P1060662

Effectivement au restaurant du barrage, tout le monde lorgne mes seins avec perplexité….

Sorebois – Petit Mountet (14.7.2013)

C’était le jour de la fête nationale de mon Loup, le 14 juillet. Nous avions décidé de rallier Sorebois à la cabane du Petit-Mountet.

Ça commence très mal : le chemin est fermé ! Pour le Loup c’est génial, il n’y aura personne, alors allons-y ! Nous voilà partis.

La nature est magnifique, tout est en fleurs. Plein d’orchis vanillés devant lesquels on s’agenouille pour les respirer.

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Orchis vanillé

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Nous rencontrons ensuite mes moutons favoris : les têtes noires. Ils ont de bonnes bouilles.

P1060487 Plus loin première traversée de névé, rien de rare.

De nouveau les moutons, puis soudain nous arrivons à un torrent tumultueux. C’est l’époque de la fonte des neiges. La chaîne de sécurité s’est arrachée et elle pendouille lamentablement dans le torrent. Le Loup inspecte et s’élance. Il traverse rapidement, grimpe lestement sur le rocher.

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C’est mon tour. Tout d’abord, je suis enquiquinée par mes bâtons qui me gênent, ensuite les pierres glissantes n’améliorent pas ma situation. Bref, j’y vais mais ne prend pas le même cheminement que le Loup et me retrouve avec les chaussures remplies d’eau, trempée jusqu’à la taille et en plus comme j’ai un peu peur, j’y reste un temps « pompon » dans mon torrent ! J’en émerge enfin et le Loup me hisse sur le rocher où je gis comme une otarie échouée….Non, il n’y a pas de photo, prudemment j’avais gardé l’appareil !!!

Nous comprenons mieux la fermeture du chemin. Nous ne rencontrerons effectivement personne ce jour-là…Le sentier ne sera ouvert officiellement que 5 jours plus tard.

Nous contournons le névé et au fur et à mesure je sèche et retrouve le sourire.

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Nouveau névé. Je le passe les doigts dans le nez !

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Puis un énorme pierrier à traverser. Tout bouge. Je ne fais  pas la fière, mais j’y vais. Tout à coup, gros fracas, une chute de pierres. Je suis tétanisée par la peur. Je ne vois pas si nous sommes sur le trajet des pierres…. Le Loup est imperturbable, il faut filer de là et m’engueule pour que je m’active.

La suite du parcours est facile, mais loooongue… La nature est splendide, les rhodos sont en fleurs et il y en a partout.

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Je suis crevée, je n’ai aucun entraînement, je manque tomber du petit pont, c’est dire…

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Nous parvenons enfin à la cabane du Petit-Mountet où Ludivine et Cédric nous accueillent chaleureusement. Ils sont très surpris d’apprendre que nous venons par le chemin du haut. Nous sommes les premiers à avoir bravé l’interdiction. Ca on peut nous faire confiance ! Tout ce qui est interdit en montagne, attire le Loup comme au aimant. Mais il reste extrêmement vigilant sur la sécurité et il nous est arrivé de rebrousser chemin.

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Nous y restons un bon moment, nous sommes si bien à parler et rigoler avec eux. Et puis Cédric a une arme fatale pour nous garder : ses tartes aux fruits. Pas pu photographier, trop vite englouties :- )

Nous rentrerons tard. En plus je m’arrêterai un petit moment à Zinal pour caresser une jolie minette qui tiendra tête à un chien avec un cran incroyable !

Entre étoiles et crevasses

C’est le week-end du Jeûne Fédéral (le même que le « Genevois », mais sans la tarte aux pruneaux 😉 et le soleil !!!

Le Loup a proposé de monter à la cabane Moiry. Moi je suis pour à 100%, elle est encore gardiennée, on n’aura pas besoin de se trimbaler toute la nourriture + ma couette (non je rigole pour la couette, mais j’adorerais) ! Et même encore plus parce que le grand champ en dessous de chez nous a été empuranné, il règne une délicieuse odeur de bouses de vaches autour du chalet…

Il propose aussi de monter en traversant le glacier. Ben évidemment trop de bonheur tue !

Nous voilà dans la préparation des sacs. Il faut emmener tout le matériel pour le glacier, corde, crampons, vis à glace, mousquetons. Ainsi que tout ce qu’il faut pour passer la nuit. Nos sacs pèsent un âne mort ! Bilan : 8 kilos pour moi et 9 celui du Loup, car il porte la corde.

Café vite fait au barrage, puis sortons tout le matos de Chloro et nous équipons.

Moiry glcier-001L’équipement des baudriers est toujours très compliqué pour nous. Le Loup peste toujours énormément et dit même des gros mots au grand bonheur de Jujunette, puis il s’aperçoit que c’est mon baudrier et qu’il ne peut donc pas le mettre !Moiry glcier-002Nous sommes tous fins prêts !Moiry glcier-005

Nous ne pourrons pas remonter le glacier comme nous le pensions. Il a un tout petit peu neigé, éviter les crevasses et zigzaguer parmi elles prendra trop de temps.

Nous passons donc par la moraineMoiry glcier-009c’est vraiment lunaireMoiry glcier-012

Une odeur nauséabonde nous assaille, « l’herbe à merde » est rentrée de vacances. Nous ne l’avions pas sentie de l’été. Nous ne savons pas quelle herbe est la fautive, mais nous aimerions bien qu’elle se dénonce….

Un hélicoptère de Air Glacier nous survole et se pose à la cabane. le glacier :Moiry glcier-015Ca y est nous sommes au bord du glacier. Les baudriers sont déjà mis  (un vrai bonheur pour faire pipi !), nous mettons les cramponsMoiry glcier-023Je n’en ai plus mis depuis longtemps, je peine un peu. J’ai réussi à les mettre sans me blesser, suis prête !Moiry glcier-027Ensuite ne pas oublier de marcher les pieds écartés, sinon gare aux trous dans le pantalon !

Le Loup fait des anneaux de cordes autour du buste pour la raccourcir.Moiry glcier-026On est dessus. Le Loup en premier parce qu’il est le plus douéMoiry glcier-028moi ensuite….Moiry glcier-030

Je ne suis pas très à l’aise. Je ne suis plus retournée sur un glacier depuis 2 ans, au moins. Faut dire que j’ai le chic pour tomber dans toutes les crevasses… Même quand il y en a peu et des toutes petites, elles sont pour moi. Le Loup me sauve et on recommence….Je vous raconterai ça une fois….

Tout s’est bien passé. Je n’ai pas eu peur. Nous remontons sur la moraine de l’autre côté. Ca grimpe bien….et ça roule sous les pieds.Moiry glcier-034

Mon « Morton » me fait un mal de chien, à chaque pas je reçois une décharge électrique dans les pieds. Mais que c’est beau !

Nous y sommes ! Je retire mes chaussures que je jetterai bien au feu et mettrai les magnifiques Crocs du CAS (club alpin suisse). Toujours mettre ses chaussures en hauteur, la chaleur monte, elles pourront éventuellement sécher.

Petites bières et on mange enfin notre pique-nique.Moiry glcier-036Merveille des merveilles : une jeune chatte : Fraise.Moiry glcier-039Elle a une p’tite gueule de pirate et vient nous quémander de la viande séchée. Très délurée cette jeune voyoute ! Moiry glcier-042Il y en a encore une : Noisette, mais tellement timide qu’on ne l’a pas vue.

Installation dans les chambres, premier arrivé, premier servi, nous prenons les couchettes inférieures.Moiry glcier-044Un panneau tout à fait insolite : Toilettes ET douches à l’intérieur, quel luxe !Moiry glcier-047Belle salle à mangerMoiry glcier-049petit salonMoiry glcier-054cuisineMoiry glcier-087Menu gastronomique : soupe de légumes sauce menthe, qui heureusement avait le goût du curcuma. Puis spezzatino avec des potatoes, énorme salade verte aux graines et cake aux noisettes et au chocolat.  Nous sommes lestés !

La montagne est magique

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Bien dormi, des gents charmants, âgés, anglais ont partagé notre chambre. Je ne pourrai malheureusement pas lire la revue que j’ai prise. La frontale emmenée est la seule caractérielle, celle qui ne fonctionne qu’à la maison !?!

Copieux petit déjeuner et départ. Nous ne ferons pas de petit sommet, j’ai trop mal aux pieds.

Balisage des courses de haute-montagne :Moiry glcier-089Les crampons. Nous ne nous encorderons pas cette fois. Il ne fait pas très chaud.Moiry glcier-093-1

Normalement nous devons juste retraverser, mais je me rends vite compte que le Loup oblique sur la droite à chaque pas. La corde est mise.  Nous passons à côté de belles crevasses.Moiry glcier-095

Je fais des descentes absolument lamentables….faudra que j’aille faire des exercices et me remuscle les cuissots ! Moiry glcier-098

Nous sommes maintenant dans le plat du glacier, nous n’avons plus besoin d’être encordés.

Le Loup s’énerve, cette « @#*!#@ » de corde fait des nœuds !!!Moiry glcier-102Jujunette rigole… Moi aussi !

Le soleil est là, bien chaud et des rus se forment…Moiry glcier-119

parfois il reste encore une couche de glace au-dessus et c’est de toute beauté

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L’eau glougloutte fort maintenant, nous prenons pied sur la moraine, ôtons les crampons que nous rincerons dans un torrent. C’est marrant on imagine toujours un glacier avec plein de glace bleue et translucide, mais c’est pas ça du tout, c’est plein de gravier, cailloux, blocs de pierre…

Retour vers Chloro à travers le limon. Je m’amuse, je mets mes pas exactement à la même hauteur que ceux du Loup. Hihihi, ! on croira qu’il a passé en sautant à pieds joints !

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Rampe sud (6.09.2013)

Un des plus belles randonnées accessible à tous, à 1000 mètres d’altitude, surplombant la vallée du Rhône : La Rampe Sud… Nous avons suivi le tracé en rouge. Rampe Sud-001

L’affaire se présente ainsi : prendre le train de Hohtenn jusqu’à Eggerberg, la solution la plus simple pour ne pas rentrer à des heures indues… On est ainsi sûr qu’il y aura encore des trains…..ou ça oblige à refaire tout le trajet, faut bien récupérer Chloro !

Notre train doit partir à 10h02. Nous avons pris notre ticket et attendons sagement qu’il arrive. Nous sommes très en avance. A 9h45 un train arrive…. Branle-bas de combat. Le Loup est inquiet. Va-t-il à Eggerberg ? Oui !

Nous devons nous hâter, c’est un train spécial. Une grande fête est en préparation pour les 100 ans du chemin de fer du Lötschberg (BLS : Berne – Lötschberg – Simplon). Une fête est organisée à Hohtenn. Ils ont construit 2 tribunes face au pont et le samedi 7 septembre un son et lumière sera projeté, avec de vieilles locomotives qui chemineront là.

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Le BLS, on aimerait le prendre plus souvent. Il est magnifique, d’une propreté incroyable, avec un service à bord exceptionnel.

Nous allons mettre 6 heures pour faire le trajet que vous voyez en rouge, en ne nous pressant pas (se fait normalement en 5h20). J’ai eu le temps de faire de longs câlins à deux magnifiques chats de rencontre….

Passons une petite passerelle minable, après celles de Savièse, puis un tunnel absolument pas éclairé et assez long. Nous devons nous tenir à la barre de sécurité, non pas pour éviter de s’égarer, mais pour ne pas tomber dans les nids-de-poule !!

Le paysage change. Nous traversons des paysages méditerranéens :

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Nous entamons une sérieuse montée sous un soleil de plomb ! Une bifurcation nous indique la direction d’une cabane du Baltschiedertal, la cabane : Baltschiederklause à 2783 mètres, appartenant au club alpin. Le sentier qui mène à elle fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco : Jungfrau-Aletsch. Nous la mettons dans un coin de notre mémoire…. à faire !

Parvenons à Ausserberg, joli village avec de beaux jardins, très fleuri,

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et une chatte multicolore qui avait sacrément la danse de Saint Guy !

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Nous faisons très attention de ne pas nous tromper. La dernière fois que nous sommes passés par là, nous avons eu un moment d’inattention et étions partis pour 5h00 de marche supplémentaire ! Ca vaut donc la peine d’ouvrir l’œil.

Cette fois l’environnement est plus sauvage, nous préférons.

Nous rejoignons un bisse.

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Enfin un peu de fraîcheur !

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Bon sang ! Ca monte de nouveau !

Et nous atteignons un petit paradis. Le bisse coule à côté de nous et nous y trempons régulièrement nos chapeaux et nous aspergeons. (ça, faut jamais commencer, car après on peut plus s’en passer. Le trempage de chapeau est devenu notre nouveau sport !)

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Voyez comme les jointures sont bien faites, le bisse est complètement étanche.

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Ca remonte, en plus il y a du vent. Nous nous déshydratons très vite (Nous boirons 2 litres chacun ce jour-là)…..que c’est beau ! Nous finissons ma gourde de thé qui ne garde pas la chaleur et la remplissons d’eau afin de pouvoir continuer « l’aspergeage » plus loin, lorsqu’il n’y aura plus de bisse à proximité. L’idée est géniale, mais super lourde, 1,5 litre, et c’est moi qui porte !

Il y a un vent à décorner des jujunettes mâles, tellement que nous avalons de la poussière, nous en avons plein les yeux.

Passage d’un pont.

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Les traverses. Je trouve ça beau.

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Le train passe quand nous sommes sur le pont. Oui, ça bouge et fait beaucoup de bruit !

Vous voulez voir ce qu’on a sous les pieds ? :

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Alors ça va ? Pas trop le vertige !

Puis une série de petits tunnels où l’arrosage de chapeau bat son plein :

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Arrêt à Rarnerschumma où je fais ami-ami avec un magnifique matou roux

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très paresseux….

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Dernière grosse montée avec des marches d’escaliers qui tuent les jambes… Rampe Sud-093

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mais le panorama est splendide sur la vallée du Rhône. Retour à Hohtenn où nous retrouvons une Chloro très étonnée de voir arriver un Loup et un Chaton en « croûte de sel » !!!

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Marrant, non ?!

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Bisse du Torrent-Neuf de Savièse

Après vous avoir fait saliver au Restaurant de la Poste, je vous emmène dans notre balade vertigineuse.

Jeudi 5 septembre, c’est le Jeûne Genevois, jour férié célébré dans le canton de Genève pendant lequel chaque Genevois devrait traditionnellement manger de la tarte aux pruneaux. Nous plus prosaïquement, on s’est dit que ce jour-là il n’y aurait pas trop de monde pour faire la balade du bisse du Torrent-Neuf.

Qu’est-ce qu’un bisse ? : Un bisse est un canal de faible pente, souvent à ciel ouvert, qui amène l’eau des torrents vers des terres agricoles pour les irriguer et les enrichir de limons fertiles. (E. Reynard).

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Le temps est magnifique.

A l’entrée du bisse : un bistrot ! La porte en fer forgé est ouverte, nous pouvons y aller. En cas de fortes pluies, d’orages ou de gros vents la porte est close.

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Nous longeons le tracé à flan de montagne.

1ère  passerelle de 87 mètres, facile, j’ai le sourire !

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2ème passerelle de 95 mètres, cool ! Mais dans le fracas assourdissant des avions de chasse ! Evidemment Sion n’est pas loin….

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Nous poursuivons la paroi est très vertigineuse, mais d’une beauté…La plus belle partie du bisse pour les amoureux de montagne se trouve après le passage des ponts.

Je rigole parce que l’on ne s’est pas fait le bisou avec le Loup avant de partir (nous le faisons toujours d’habitude). Je lui dis : tu espérais me perdre, hein ! Et tu as été déçu parce que les protections sont très hautes ! Et lui : Oh non ! Alors ça, je me faisais aucune illusion !

Certains endroits doivent être passés rapidement et avec précaution pour éviter les chutes de pierres que pourraient provoquer les chamois. Par la suite il y a parfois de petits auvents de protection.

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Petite reconstitution du passage de bisse à l’ancienne. Fallait avoir l’estomac solide !

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Petite chapelle, avec son vitrail, sa cloche….qui résonnera tout le temps, copieusement actionnée par les « blaireaux »….

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Un passage de tunnel.

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3ème pont, le plus long, tout à fait à l’aise !

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Celui-ci est protégé par un immense grillage métallique, afin que des pierres ne puissent l’abîmer. On peut en voir les impacts.

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Et finalement nous arrivons au deuxième bistrot, très joli, très bien aménagé, puis retour.

Nous regarderons les plaques remerciant les généreux donateurs de la région qui ont aidé à la reconstruction du bisse.

Nous sommes de nouveau à notre point de départ, cette fois devant une bière du bisse et une assiette de saucisson sec (pas très sec) et de rebibes de fromage.

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Course mythique de Sierre-Zinal

« La Course Sierre-Zinal (11 août 2013, 40e édition), aussi appelée la Course des cinq 4000, a souvent été considérée comme l’une des plus belles courses de montagne du monde. On a écrit qu’elle était à la course de montagne ce que le marathon de New York est au marathon. Elle est aussi la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe.
Sierre-Zinal, au cœur des Alpes valaisannes, présente un parcours très engagé : 31 km, 2200 mètres de montée, 800 de descente. Des paysages exceptionnels, une ambiance chaleureuse une organisation soignée expliquent le succès et la longévité de Sierre-Zinal » dixit Internet.

Une année sur deux, nous participons à cette course comme organisateurs au poste de ravitaillement de « Ponchette ».

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Pourquoi une année sur deux ? Parce que lorsque nous revenons du Canada, le décalage horaire est tel, que nous ne sommes opérationnels que quand la course est pratiquement terminée. Une fois nous nous sommes réveillés trop tard. Pourtant nous campions sur place, le bruit de la génératrice et des préparatifs ne nous avaient pas gêné une seconde !

Depuis nous ne campons plus car la commune a la gentillesse d’amener sur place toutes les cantines de thé, toutes les denrées dont nous aurons besoin, ainsi que la tente et une génératrice.

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Samedi soir, nous réglons donc le réveil à 03h45. Nous devons y être à 5h00 et mettrons 45 minutes pour faire le trajet jusqu’à Ponchette.

Nous ne sommes pas les derniers… Bertrand le chef du ravitaillement  nous accueille chaleureusement, nous saluons tout le monde et nous mettons au travail. Il faut couper les oranges et les bananes, le pain, le chocolat et le disposer sur la table.

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Ensuite, il faut préparer les boissons. Je suis préposée à l’eau avec Monique et Anne-Laure. Les gobelets sont sortis et remplis, à côté de nous  il y aura ceux qui s’occupent de l’Isostar, puis ceux qui gèrent le thé.

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Chaque année les différentes boissons sont disposées dans le même ordre.

Il faut aussi mettre de grands tonneaux dans lesquels les coureurs pourront jeter leurs gobelets en passant. Des éponges sont aussi préparées dans des cuvettes remplies d’eau, éponges avec laquelle les coureurs se rafraîchiront, puis les abandonnerons n’importe où. Il faut les récupérer…

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Augustin, guide, chef de la sécurité en Anniviers, et son épouse Marie-Thé sont là avec Béatrice, une cousine de Marie-Thé, infirmière à Sierre. Leur aide ne sera heureusement pas trop sollicitée et pour des cas bénins.

Nous attendons nos premiers visiteurs en nous extasiant sur le lever de soleil.

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Premier rayon de soleil sur le Cervin

Nous papotons entre nous, heureux de nous retrouver. On rigole bien. Il ne fait pas trop froid cette année, 7°, nous sommes bien dans nos vestes duvet

 

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05h00 : premier départ, celui des touristes. Le premier passera à Ponchette vers 6h00. Didier de Courten, le célèbre cuisinier du restaurant le Terminus à Sierre, deux étoiles au Guide-Michelin.

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Premier de la catégorie « touriste » : Didier de COURTEN

Puis petit à petit, les autres suivront, frontales allumées. Nous les applaudissons, les félicitons, les encourageons, rions avec eux parfois.

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Ils viennent de courir 7,5 km pour un dénivelé de 1300 mètres….

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L’ambiance est bon enfant. Beaucoup nous remercient. Vraiment trop sympa. Certain nous réclame une bière 🙂 …

Puis les coureurs s’espacent, le dernier est là avec le coureur-balais. Il est temps pour nous de préparer le petit-déjeuner. Nous installons des tables, des bancs et sortons tout ce que chacun a amené. Le soleil pointe son nez vers nous. Enfin ! Nous nous réchauffons. Franche rigolade en mangeant et on fait connaissance des nouveaux.

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Repas fini, nous regardons l’hélicoptère se poser. Comme c’est la 40ème, la télévision suit la course intégralement.

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A 9h30 départ de l’élite. Mon frère aîné avait pris le départ avec eux il y a longtemps. La dernière fois qu’il l’avait fait, il avait des crampes épouvantables et souhaitait s’arrêter, mais les gens au bord du chemin, lui massaient les mollets, le remettaient debout et couraient avec lui un bout pour l’encourager. Une chaleureuse entraide s’organisait et il était parvenu à Zinal…

Les premiers passent sans s’arrêter. On leur tend un verre d’eau qu’ils prennent en courant.

Nous les applaudissons en criant « Bravo » ! La chaleur est écrasante !

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Marc Lauenstein, le futur vainqueur de Sierre-Zinal 2013

Le 7ème à passer sera finalement le vainqueur à Zinal ! Le dentiste neuchâtelois :Marc Lauenstein

La première femme que nous soutenons de nos cris et nos applaudissements ! Elle est magnifique et n’a pas l’air d’avoir fourni d’effort.

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Monique, Anne-Laure et moi n’arrêtons pas de remplir des gobelets, des gourdes, des bouteilles, les doigts transis. Jusqu’à 12h30 ce sera le coup de feu !

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Les derniers coureurs doivent s’étonner de nous voir un verre de blanc à la main

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Puis nous nous retrouverons seuls sur l’alpage. Ferons un ménage minutieux, rangerons tout, puis cerise sur le gâteau, pour nous remercier Bertrand a prévu une raclette. Une grande table est installée et nous sommes une bonne vingtaine à nous détendre en la dégustant, ainsi que les bons vins amenés par Bertrand, Monique, vignerons et propriétaires de chambres d’hôte à Sierre (http://www.collinededaval.ch/)

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Rassasiés et un peu fatigués aussi, nous rangeons tout et promettons de nous revoir bientôt.