Meilleurs vœux !

A toutes et à tous je vous souhaite que le meilleur de 2014 soit pour vous le pire de 2015 !

J’abandonne 2014 avec plaisir et me tourne vers cette nouvelle année pleine d’espoir. A la même date l’année dernière je me déchirais 2 muscles de l’épaule. J’accompagnais Maman dans ses derniers moments….

La Saint-Sylvestre ne nous a jamais affolé : un peu de champagne, de saumon, de pommes de terre bouillies (mais pas n’importe lesquelles!!! Les bio que cultive mon frère) une salade et le tour est joué !

 Un magnifique spectacle du Cirque du Soleil «Alegría » retransmit nous a scotché. Quelle poésie, des tenues et des maquillages qui enchantent, une musique merveilleuse :https://www.youtube.com/watch?v=68483tVx0eA, des numéros magiques…. Le passage s’est fait en douceur.

Et le 1er janvier une balade dans la neige nous fera le plus grand bien. Un petit St-Luc – Grimentz nous remettra les idées en place. L’idée de prendre des guêtres m’effleure, j’aurais dû m’y arrêter 🙂 Dans le même temps, je dépose mes cartes de vœux à poster sur le tas de bois devant le chalet….et les oublie…

Il y a beaucoup de traces sur le sentier, on sent les bonnes résolutions, mais à la première difficulté elles s’arrêtent !

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Nous sommes les premiers à passer dans cette poudreuse, parfois des traces d’animaux, quelques crottes. Soudain deux chevreuils nous passent sous le nez : Magie de l’instant….

A Ayer, nous cassons une petite graine sur un banc encore au soleil. La route aux 99 virages passe juste au-dessous. J’ai besoin de faire pipi. Je m’installe derrière le banc, baisse culotte, glisse et passe sous le banc, les fesses restent collées à la neige! Et pour ressortir de là, quelle histoire ! Heureusement personne n’est passé…

Encore le petit pont et

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l’arrivée à Grimentz se fera sans histoire et retour en car postal.

 

 

 

Retour en montagne

Champex (mai 2014)

Ca faisait des mois que j’attendais cela : deux weekends d’initiation à l’alpinisme avec le club alpin. Mon Loup caméra à la main et moi l’appareil de photo.

Pour s’épargner un lever aux aurores, nous avons réservé une chambre à Champex dans un hôtel, « Au Club Alpin ».P1090159Il fait beau, je suis ravie de cette escapade, je hume les senteurs d’été.

Le premier weekend, nous serons dans la région de Champex : aussi nommé « le petit Canada suisse » avec son lac alpin entouré de forêts et de chalets. Nous y sommes ! L’accueil à l’hôtel est assez frais. La patronne est en train de mettre au pas ses saisonniers. Et que ça saute !!!

Notre chambre est petite, mais agréable, avec douche et WC (comme nous sommes arrivés les premiers, c’est nous qui l’obtenons).P1090135On pose les sacs et on se précipite sur la terrasse joliment aménagée au bord du lac pour un apéro, dans des chaises longuesP1090144avec des canes et des canards qui nous offrent un magnifique spectacle. C’est enchanteur et charmant ! On est rien mal, comme on dit à Morzine ! Le soleil se cache un peu.P1090164L’heure du repas a sonné. Le serveur est adorable, un Français, il se met en quatre pour nous. Il a bien du mérite, sa boss n’est pas de tout repos. Enfin c’est le début de saison. Nous ferons ensuite le tour du lac comme balade avant de s’endormir. Le repas fut certes bon, mais pas très copieux. Nous pensions qu’avec une croûte au fromage, jambon et œufs on serait lestés, ben non… Des petits couacs quand même dans cet hôtel : éviter de rechercher un objet tombé malencontreusement sous le lit, des troupeaux de moutons de poussière étaient confortablement installés et masquaient l’objet !

Super petit déjeuner, qui lui tient au corps ! Ensuite, c’est un miracle, nous sommes les premiers au lieu de rendez-vous. Vous me direz : c’est normal, vous êtes sur place ! Je vous répondrai que ça ne veut rien dire….. Ca nous est arrivés d’être en retard même en étant sur place…

Les copains ont débarqués, tout à fait dans les temps et sont en train de s’équiper. P1090169Tout le monde file dans les bois pour faire pipi. Chaque fois qu’il y en a un qui s’en va, on se dit : c’est bon, on va pouvoir lui mettre la corde dans le sac ! L’humeur étant plus gaie que le temps.

Nous sommes très nombreux pour prendre le télésiège de la Breya. Il y a une autre section valaisanne qui monte également.

Le Loup et moi sommes chanceux dans la montée, je vois un lagopède. Il a déjà sa parure d’été à plumes brunes Il était tout seul, il marchait.

Le temps change. Nous sommes maintenant dans une purée de pois, je vois à peine celui qui me précède. On s’entend, et c’est comme ça qu’on sait qu’on est toujours sur le bon chemin.P1090177Pour le moment tout va bien. Je marche avec plaisir, le souffle un peu court, je viens d’avoir une bronchite, mais j’ai du plaisir à être là. Le sentier est plein de fleurs.

On est maintenant sur la moraine. J’en ai ch..  comme pas permis !!!! Je n’ai pas de souffle et pas de jambes, Le Loup a dû m’amener tout doucement, c’est la honte ! On m’a même proposé de me prendre mon sac !! Denis et Yves, deux chefs de course et amis, sont hyper patients et indulgents avec moi.

On se retrouve tous pour le début du cours, les groupes sont formés, nous sommes avec Yves qui adore expliquer la montagne. J’apprends des truc ou me les remémore. Ils sont courageux dans notre groupe. Ils sont toute ouïe et mettent en pratique.P1090193

P1090218Le Loup gambade partout avec sa caméra. Il est jamais fatigué, lui !!! Moi j’essaie de suivre avec mon appareil photo…

Le temps change encore, maintenant l’orage est sur nous et il grêle. On continue à monter vers la cabane, tout le monde est encordé,P1090224sauf le Loup et moi. Mais voilà, se présente un petit passage avec un à-pic de 200 mètres et je tremble. Je m’encorde au Loup et Yves, toujours adorable, ne se moque pas de moi et m’aide à passer. Je suis contente et fière de l’avoir fait, il faut que je me réhabitue au vide.

On arrive enfin à cette foutue cabane d’Orny, 2831 mètres. On a des super dortoirs, c’est neuf, c’est refait, il y a des édredons, les toilettes à l’intérieur, ça roule….P1090247

L’accueil de Raymond est chaleureux. On se mange une soupe, puis de nouveau : exercice de rappel, etc.. Moi je regarde le méli-mélo du sas de la cabane, mais dont les cordes et piolets sont bien rangéesP1090261

P1090263Nous sommes une excellente équipe, tout le monde est sympa, on rigole à fond, heureux d’être là et d’apprendre plein de trucs. Ca me fait du bien de me retrouver dans la nature, dans la montagne, avec de bons copains, ça me recharge.

Je suis très perplexe avec mon sac à dos. D’abord il n’est pas pratique, j’ai été mal conseillée à Chamonix lors de l’achat, et ce sac me déséquilibre. Un truc sympa il a des coutures étanches, ça c’est bien, mais en revanche tout le reste du sac prend l’eau. Il n’y a que les coutures d’étanches:-)

Le repas a été gai, Yves est un insatiable mangeur ! Nous avons beaucoup ri. Puis dodo. Il neige ! En été ! Beaucoup de vent !

J’ai très bien dormi. Me suis réveillée une fois à 4h00 par une équipe qui partait, puis petit déj à 6h30. Il y a un truc très cool en montagne, c’est qu’on fait de la rétention d’eau, au réveil on a plus une seule ride. Après pour que ça dure, il ne faut plus faire pipi 🙂

Il y a une fille d’un autre groupe qui est là, elle n’était pas dans le bon dortoir et a raté son départ. Son équipe la reprendra au retour !

La caméra du Loup est en panne et nous oblige à rentrer à St-Luc. Nous quittons à regret notre très bonne équipe, les paysages sont de toute beauté !P1090271

Course mythique de Sierre-Zinal

« La Course Sierre-Zinal (11 août 2013, 40e édition), aussi appelée la Course des cinq 4000, a souvent été considérée comme l’une des plus belles courses de montagne du monde. On a écrit qu’elle était à la course de montagne ce que le marathon de New York est au marathon. Elle est aussi la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe.
Sierre-Zinal, au cœur des Alpes valaisannes, présente un parcours très engagé : 31 km, 2200 mètres de montée, 800 de descente. Des paysages exceptionnels, une ambiance chaleureuse une organisation soignée expliquent le succès et la longévité de Sierre-Zinal » dixit Internet.

Une année sur deux, nous participons à cette course comme organisateurs au poste de ravitaillement de « Ponchette ».

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Pourquoi une année sur deux ? Parce que lorsque nous revenons du Canada, le décalage horaire est tel, que nous ne sommes opérationnels que quand la course est pratiquement terminée. Une fois nous nous sommes réveillés trop tard. Pourtant nous campions sur place, le bruit de la génératrice et des préparatifs ne nous avaient pas gêné une seconde !

Depuis nous ne campons plus car la commune a la gentillesse d’amener sur place toutes les cantines de thé, toutes les denrées dont nous aurons besoin, ainsi que la tente et une génératrice.

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Samedi soir, nous réglons donc le réveil à 03h45. Nous devons y être à 5h00 et mettrons 45 minutes pour faire le trajet jusqu’à Ponchette.

Nous ne sommes pas les derniers… Bertrand le chef du ravitaillement  nous accueille chaleureusement, nous saluons tout le monde et nous mettons au travail. Il faut couper les oranges et les bananes, le pain, le chocolat et le disposer sur la table.

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Ensuite, il faut préparer les boissons. Je suis préposée à l’eau avec Monique et Anne-Laure. Les gobelets sont sortis et remplis, à côté de nous  il y aura ceux qui s’occupent de l’Isostar, puis ceux qui gèrent le thé.

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Chaque année les différentes boissons sont disposées dans le même ordre.

Il faut aussi mettre de grands tonneaux dans lesquels les coureurs pourront jeter leurs gobelets en passant. Des éponges sont aussi préparées dans des cuvettes remplies d’eau, éponges avec laquelle les coureurs se rafraîchiront, puis les abandonnerons n’importe où. Il faut les récupérer…

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Augustin, guide, chef de la sécurité en Anniviers, et son épouse Marie-Thé sont là avec Béatrice, une cousine de Marie-Thé, infirmière à Sierre. Leur aide ne sera heureusement pas trop sollicitée et pour des cas bénins.

Nous attendons nos premiers visiteurs en nous extasiant sur le lever de soleil.

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Premier rayon de soleil sur le Cervin

Nous papotons entre nous, heureux de nous retrouver. On rigole bien. Il ne fait pas trop froid cette année, 7°, nous sommes bien dans nos vestes duvet

 

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05h00 : premier départ, celui des touristes. Le premier passera à Ponchette vers 6h00. Didier de Courten, le célèbre cuisinier du restaurant le Terminus à Sierre, deux étoiles au Guide-Michelin.

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Premier de la catégorie « touriste » : Didier de COURTEN

Puis petit à petit, les autres suivront, frontales allumées. Nous les applaudissons, les félicitons, les encourageons, rions avec eux parfois.

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Ils viennent de courir 7,5 km pour un dénivelé de 1300 mètres….

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L’ambiance est bon enfant. Beaucoup nous remercient. Vraiment trop sympa. Certain nous réclame une bière 🙂 …

Puis les coureurs s’espacent, le dernier est là avec le coureur-balais. Il est temps pour nous de préparer le petit-déjeuner. Nous installons des tables, des bancs et sortons tout ce que chacun a amené. Le soleil pointe son nez vers nous. Enfin ! Nous nous réchauffons. Franche rigolade en mangeant et on fait connaissance des nouveaux.

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Repas fini, nous regardons l’hélicoptère se poser. Comme c’est la 40ème, la télévision suit la course intégralement.

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A 9h30 départ de l’élite. Mon frère aîné avait pris le départ avec eux il y a longtemps. La dernière fois qu’il l’avait fait, il avait des crampes épouvantables et souhaitait s’arrêter, mais les gens au bord du chemin, lui massaient les mollets, le remettaient debout et couraient avec lui un bout pour l’encourager. Une chaleureuse entraide s’organisait et il était parvenu à Zinal…

Les premiers passent sans s’arrêter. On leur tend un verre d’eau qu’ils prennent en courant.

Nous les applaudissons en criant « Bravo » ! La chaleur est écrasante !

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Marc Lauenstein, le futur vainqueur de Sierre-Zinal 2013

Le 7ème à passer sera finalement le vainqueur à Zinal ! Le dentiste neuchâtelois :Marc Lauenstein

La première femme que nous soutenons de nos cris et nos applaudissements ! Elle est magnifique et n’a pas l’air d’avoir fourni d’effort.

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Monique, Anne-Laure et moi n’arrêtons pas de remplir des gobelets, des gourdes, des bouteilles, les doigts transis. Jusqu’à 12h30 ce sera le coup de feu !

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Les derniers coureurs doivent s’étonner de nous voir un verre de blanc à la main

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Puis nous nous retrouverons seuls sur l’alpage. Ferons un ménage minutieux, rangerons tout, puis cerise sur le gâteau, pour nous remercier Bertrand a prévu une raclette. Une grande table est installée et nous sommes une bonne vingtaine à nous détendre en la dégustant, ainsi que les bons vins amenés par Bertrand, Monique, vignerons et propriétaires de chambres d’hôte à Sierre (http://www.collinededaval.ch/)

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Rassasiés et un peu fatigués aussi, nous rangeons tout et promettons de nous revoir bientôt.