19 – Carcross to Whitehorse 10 août

Caribou CrossingP1140063P1130995_1Nous voilà enfin au « truc » incontournable ! L’arrêt pour touristes où l’on peut voir des chiens attelés à des chars sur roues. Nous n’avons pas payé l’entrée, personne n’étant présent à l’accueil pour recevoir nos sous. Tout le monde se trouvait vers les chiens pour un parcours attelé. P1130996Vacarme assourdissant : 2 attelages côte à côte, qui se défient de la voix à qui mieux-mieux et s’élancent…P1140001Ce sera ensuite très compliqué car le chien de tête réussi à se détacher et viendra courir autour de ses compagnons de labeur en les narguant ! Branle-bas de combat chez les « handlers » qui courent après le fugitif, bientôt remis à sa place.

Un détour par la nurseryP1140029où les chiots épuisés par trop de caresses et de bisous dorment… Les plus âgés sont sur leur nicheP1140019P1140020Les plus jeunes dans nos bras ! On s’est fait lécher le museau par ce tendre chiot, qui au passage m’a un peu fait pipi dessus…00111(2) (1)00114(1)Lac Emeraude, une merveille au bord de la routeP1140068

15 – Haines Junction et Haines 5.6 et 7 août

En réalité le lendemain, il n’a pas fait tellement beau.

Nous quittons ce lieu enchanteur et mon œil de lynx cherche les grizzlis. A défaut de grizzlis, la route est belle.Kluane Kluane-002 Kluane-004 Kluane-005 Kluane-007 Kluane-008Nous apprendrons au Visitor Centre que l’on ne voit plus d’ours en juillet, ils ont mangé toutes les baies dans les vallées et sont maintenant dans les forêts pour se nourrir.

Nous pourrons voir des chèvres de montagne, à la jumelle, en haut d’une crête.

Dans les marécages depuis le Visitor Centre nous pouvons voir une moose et son petit. Le petit est coincé, il a les pattes prises dans le marécage et la maman essaie par tous les moyens de le sortir de le dégager. N’y parvient pas. Finalement le petit se sort du mauvais pas et ils s’éloignent tous les deux en nageant, ce qu’ils font extrêmement bien. La mère va tenter de trouver une autre échappatoire pour sortir.

Nous partons sur Haines Jct et l’odeur en sortant de voiture ne nous a pas frappé. Il y a 9 ans cela sentait le même air qu’à St-Luc.

Le Visitor Centre est très intéressant, mais n’a pas d’âme. L’accueil est nul.

Ensuite comme nous connaissons les bonnes adresses, allons directement au Village bakery : muffin aux myrtilles pour moi Haines JCTet scone aux myrtilles pour le Loup.

Fer forgé devant le campus de la villeHaines JCT-010Directions Haines.Haines JCT-003Je suis un co-pilote un peu perdu. J’ai un nombre de cartes faramineux. Je ne trouve jamais celle que je veux. Il y a en qui ne sont plus d’actualité, il y a en qui le sont, mais je ne les trouve quand même pas, alors ça sert à rien. Je suis un peu débordée, quoi…

On ne peut pas forcément s’arrêter n’importe où pour photographier. Bon sur la Route de Beaver Creek ou celle de Haines il n’y a pas beaucoup de monde, mais ailleurs c’est parfois plus compliqué. En Alaska des endroits sont signalés d’où on peut le faire. Ce sont généralement des terrains entourés d’arbres….. et on ne voit rien. Le Yukon a plus de bon-sens pour choisir ses emplacements 🙂

Route splendide, avec glaciers, belles dallesHaines-001 Haines-002 Haines-003 Haines-004 Haines-005 Haines-007Passons la douane en direction de Haines. Le douanier est drôlement sympa. Nous demande : Si nous connaissons des gens, avons de la famille aux USA ? Non.

Si on a des armes, de la drogue ? Non.

Pourquoi on vient ? Pour visiter, et puis on veut aller à Skagway. Et on enchaîne en demandant si il y a un ferry, etc… Bref, on cause. Il nous dit qu’il faut réserver sa place sur le ferry, que ça vaut la peine, etc… Et il en perd le fil. Il sait qu’il doit encore nous poser des questions, mais ne sait plus où il en est. Refait son questionnaire à voix basse et abandonne… On peut y aller et nous souhaite un bon séjour.

Rivière Tlingit sur la scenic bypass. L’eau de la rivière est à la même hauteur que nous, parfois même plus haute. Fait bizarre. On peut voir des pygargues.

Sommes à Haines, Panneau fait en bois flotté :Haines-056très jolie petite ville portuaire, très propre.

Trouvé un super campground : Haines hitch up. Le meilleur de tous. Ne perdons pas de temps pour la lessive. Machines dernier cri qui fonctionnent TOUTES, séchoirs idem.

Avons fait notre réservation de ferry pour dans 2 jours.

Fish & chips (le meilleur également) Haines 2-002Puis balade digestive dans cette charmante petite villeHaines 2-001et son port.

Haines-016 Haines-022 Haines-031 Haines-035Haines-051 Haines-052 Haines-053 Haines-062Je trouve étonnant ces chiens qui attendent patiemment leur maître devant les bistrots, même pas attachés sur le pick upHaines-027Mes nuits sont mitigées, le matelas n’est vraiment pas bon et j’ai mal au dos. J’ai eu beau bourrer de serviettes de toilettes en éponge le creux sous mon matelas, rien n’y fait.

14 – Congdon Lakes, 4 août

J’ai fait la grasse matinée avec Jujunette. Le Loup a mis sa couette sur moi, j’étais bien, au chaud. Je me suis rendormie aussi sec !

Il faut dire que les nuits et petit matin sont très frais, mais depuis que nous sommes au Yukon la température passe les 21°, voire plus. Les journées sont chaudes et très sèches.

Les routes ne sont pas en bon état, la fonte du permafrost en est responsable. Il y a pas mal de nids de poule et nous avons même vu la route affaissée sur plus de 1.50 mètre de hauteur. Cela nous a valu de gros chantiers.

Quand les chantiers sont terminés, nous avons ceux en attente et on se tape des pistes équivalentes à la « 8 ». Le Loup dit que nous aurions dû repasser par Dawson City. En revanche pour le paysage cela aurait été dommage.

Venons de dépasser un Japonais qui tire une charrette et qui fait la route de l’Alaska à pied …

Nous voyons des montagnes enneigées, se sont celles des monts St-Elias,Snag Lakes-008 Snag Lakes-009 Snag Lakes-020 Snag Lakes-022dont le Mt Logan à presque 6 000 mètres fait partie. Il est la plus haute montagne du Yukon. D’où nous sommes nous ne le verrons pas.

Longeons la rivière Kluane, c’est très beau.

Parvenons à Burwash Landing Burwash Landing-021et visitons un petit musée très bien fait sur la vie des gens Burwash Landing-013 Burwash Landing-014et la faune. Nous apprenons que ici les caribous ne migrent pas, ils restent été comme hiver, car il neige peu, ils peuvent donc trouver de la nourriture.

Une cache où les habitants déposaient la nourriture à l’abri des oursBurwash Landing-022Il y a eu le 12 juin 1999 une énorme incendie qui a tout ravagé. La cause du feu est accidentelle. Ils brûlaient les déchets, le vent a tourné et soufflé très violemment, les flammèches se sont envolées partout !

Nous ne voyons pas d’animaux, excepté des cygnes trompettes généralement par couple dans les lacs. Pas plus d’un couple par lac ! Il doit y avoir des castors, car il y a des huttes. Mais à part cela, rien. Ce n’est pas une année à animaux.

Sommes arrivés à Destruction Bay : ça y est ! Nous avons parcouru toute la route de l’Alaska ! De Dawson Creek à Delta Junction ! Magnifique !

Ce soir nous sommes dans un magnifique campground que nous connaissons déjà au bord du lac Kluane. Congdon creek-018Les places sont chères pour être au bord du lac. Il n’en reste qu’une, elle est pour nous. On sera entre des Suisses allemands et des américains assez désagréables (les Américains, pas les Suisses allemands)Congdon creek-002Congdon creek-005 Congdon creek-007 Congdon creek-013Les $12.- sont vite acquittés et un bain de pied dans l’eau glacée nous fera le plus grand bien.

La cerise sur le gâteau : il n’y a pas de moustique. Le repas sera pris dehors, gênés par le soleil qui est encore très haut à 20h00. Les chapeaux et lunettes de soleil sont obligatoires. Pas un nuage à l’horizon, juste cette petite brume annonciatrice des belles journées….

12 – Beaver Creek – 3 août

La deuxième nuit a été agitée. Plusieurs bus se sont installés durant la nuit, ont monté des tentes, ont chanté, ri…

Le matin nous sommes entourés par la joyeuse pédale du Texas !

Dans les bonnes nouvelles : j’ai retrouvé ma veste que j’avais perdue à Homer !!!

Courses faites, essence prise (pas chère $3.55/gallon), nous nous réjouissons d’atteindre le Yukon.

Des travaux nous stoppent à nouveau. Cela dure longtemps et nous sommes tous sur la route à papoter, demander d’où l’on vient, c’est le dernier salon où l’on cause. Tetlin-024On ne sait pas pour combien de temps on en a…. et à vrai dire on s’en fiche…..C’est ça l’Alaska et le Yukon ! Et ça nous plaît. On voit passer des gros camions remplis de gravier, la goudronneuse….

C’est moi qui conduit. J’ai enfin pu attraper le volant ! Et je sens à mes côtés un Loup tout tendu, qui ne dit mot, visage crispé. Quand je m’enquiers de savoir si je roule bien, il y a un long silence qui s’installe. Eloquent. Je roule trop à gauche. Alors ça ! C’est l’hôpital qui se fout de la charité 🙂 On s’aboie dessus un petit coup et on arrive au Tetlin refuge pour animaux sauvages, surtout des oiseaux. Tetlin-006Nous y verrons un beau documentaire et des hirondelles, capables de gober      40 000 moustiques par jour. Vous m’en mettrez 2 de côté, merci ! Elles nichent dans des nids sous le toit du Visitor Centre. L’endroit est magnifique et la dame qui nous reçoit très intéressante.

Quittons ce beau lieu et passons la frontière canadienne à Beaver Creek.

La garde-frontière nous parle en français et nous pose un tas de questions, dont avez-vous des oeufs ?

  • Oui, il nous en reste 2.

Elle nous explique que les œufs aux États viennent de Californie et qu’ils sont malades. A la couleur on s’en doutait un peu 😉

Nous proposons d’office de les abandonner, elle est ravie, on les met dans un grand réfrigérateur qui les recueille. Ouf ! Nous voilà débarrassés des œufs.

Yukon : tout change, la route, le paysage, nous sommes chez nous ! Un arrêt pour des scones et apple pie, puis campground de Snag Junction à $12/nuit. C’est toujours le même prix qu’en 2003…..Tetlin-017Le Loup parviendra à nous faire un feu d’enfer pour éloigner les moustiques.Tetlin-023Tetlin-022Jujunette en pleine action….Tetlin-021Moi en pleine action….P1130204Coucher de soleil à 23h00 : une journée dure 19 heures….. P1130207

Dawson City

Bon, pour le voyant tant qu’il ne clignote pas, il n’y a pas de problème ! Fraserway dixit !

L’endroit de l’incendie de 1958 est tout de même moins impressionnant qu’en 2003. La végétation a repris ses droits, les épilobes donnent de la couleur. Du coup toutes ces allumettes calcinées.sont moins visibles. Cette route qui était auparavant quasi déserte a vu fleurir une quantité importante de véhicules.

Nous avons merveilleusement dormi. Petit déjeuner et douche dans le RV.

Le Loup roulera jusqu’au Five Finger Rapides, puis ce sera mon tour. Je le prends en main facilement.Five Fingers-006Mangeons une salade à Stewart Crossing. Le campground où nous avions été est maintenant désaffecté, il ne reste qu’une pompe à essence express.

Nous sommes arrivés tard. Beaucoup de travaux sur la route. Il faut attendre la pilote car et la suivre. Environ 350 kms de parcourus.

J’ai encore fait des miennes : je n’ai pas bien fermé les placards à vaisselle. Résultat : une verre en 1000 morceaux. Mortecouille, il y en a partout. Ne pas marcher pieds nus ces prochains jours 🙁 Je crois que j’ai bientôt fait tomber tout ce qui était « tombable » dan ce camper !!!

L’arrivée à Dawson P1120286est impressionnante : des quantités de terrils,P1120288d’autant plus moches après les merveilleux paysages vu le long de la Klondike River….. La recherche de l’or continue et elle est encore fructueuse pour certains.P1120392Visitor Centre pour un campground, il me semble qu’il y en a un dans la ville, Les places sont chères, pas le temps de faire pipi, il faut être les premiers !

Le soleil se cache, le vent se lève, le ciel devient noir, il fait froid. Nous sommes le plus au nord de notre voyage.

Nous retrouvons nos marques : le Keno, bateau à aube,P1120289

P1120298le General Store, plus tellement dans son jus,P1120290les boutiques du bord de la Yukon River.

Nous avons envie de bien manger et le Jack London Grill nous accueille, en français. Pas mal de Québécoises sont venues dans le nord, en ayant assez de la grande ville qu’est Montréal (les cinglées). Des ribs autant volumineux que délicieux nous rassasieront, avec une petite bière ambrée de la région. Nous sommes très sages : pas d’apéro, mais surtout pas de chips ou de Pringles au sel et vinaigre 🙂

En sortant le soleil est revenu. Nous nous baguenauderons un peu, puis dodo illico pour le Loup. Moi je regarderai où en est le soleil à 23h00. Toujours haut ! Soleil de minuit oblige.

22 juillet Dawson City – Chicken

Le matin un froid nous cueille. Nous avons dormi fenêtre ouverte !

Nous partons maintenant à la découverte de Dawson, ville au nord ouest du Canada. Ce sera la ville la plus au nord que nous verrons. Les journées durent largement 18 heuresP1120357P1120362 P1120389Cabin de Jack London, l’écrivain qui a bercé mes jeunes années et qui a laissé des traces en moi : l’amour du grand nord….P1120313 P1120349 P1120352et Robert Service (barde)P1120320 P1120321 P1120327 P1120322P1120342P1120325P1120333Les maisons construites sur le permafrost et qui au fil du temps deviennent de traviole….P1120366P1120365P1120379L’Alchemist café tenu par Florian, un ingénieur alsacien venu ici il y a 15 ans et qui a construit son café en 4 ans, de ses mains.P1120376P1120370P1120372Belle rencontre avec Marie-Eve, montréalaise,P1120388

qui nous a expliqué pourquoi elle était partie : les salaires à Dawson sont le double de ceux de Montréal. Pour une vie plus proche de la nature, moins axée sur biens matériels, un retour au source. On vient là parce que l’hiver est certes très froid, mais il n’y a pas de vent, ni d’humidité. Elle sort presque en bobettes pour vidanger le chien.

A Montréal on travaille pour vivre, tandis qu’à Dawson on travaille aussi pour s’offrir du bon temps.

Elle nous a aussi raconté la deuxième ruée vers l’or de 2008. Encore plus importante que celle de 1896. C’est un champignonneur qui a fait le lien entre certains champignons qu’il trouvait, poussaient sur des terrains quartzique, ce dernier étant souvent associé à l’or. De nos jours la ville tire encore plusieurs dizaines de millions de revenus de l’exploitation de l’or.

12:00 quittons Dawson City et prenons le traversier qui nous mènera de l’autre côté de la Yukon River et au début de la route Top of the world. Je suis complètement nostalgique de quitter cette ville. Je crois que je pourrais y faire une année sabbatique plus facilement qu’à Whitehorse.

Genève-Whitehorse

Genève – Whitehorse 18 juillet 2015

Départ de GE à normalement 13:00, mais qui aura un peu de retard. Compagnie Air Dolomiti, très bien avec bon sandwich et bière servis à bord. L’était costaud la bière, m’a mise un peu pompette ! Pour moi qui ne raffole pas de l’avion, c’est exactement ce qu’il me faut  🙂

Munich départ à 15:30 (qui sera retardé lui aussi).

Le survol du Groenland est de toute beauté. On voit bien l’eau bleutée des lacs, les crevasses des glaciers. Plus loin nous survolerons la banquise. Le vol se passe à merveille, je n’aurai même pas peur.

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P1120190Départ de Vancouver à 18:55 et qui sera pratiquement dans les temps. La raison donnée au retard : les deux WC sont bouchés. Effectivement cela ne sent pas bon. Nous décollons, survolons la chaîne pacifique

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et après une heure de vol, à la hauteur de Prince Rupert, le commandant nous annonce que nous faisons demi-tour car il a un problème de pare-brise. Tout le monde rit,,,,,sauf moi ! Là je balise. Je suis déjà un peu chochotte en avion quand tout va bien, alors là……. Effectivement en descendant je jette un œil au poste de pilotage et tout le pare-brise gauche est éclaté.

Moralité, quand un avion sent les toilettes, on est bientôt dans la merde !

On était tout contents d’arriver tôt à Whitehorse, et bien c’est encore raté…

Re-Vancouver, changeons d’avion et serons à 00.10 à Whitehorse. Il doit être écrit quelque part que nous n’y arriverons qu’avec un retard important…. Nos téléphones ne fonctionnent pas, pas de connexion. L’humeur n’était pas des meilleures et puis nous n’avions pas tellement mangé de la journée. Nos vols ont duré 17h00….

Hôtel Westmark, parfait. Le Loup s’endort illico, le veinard. Moi je n’y parviens pas et lirais jusqu’à 3 heures du matin. Nous nous endormons sur un molleton extrêmement moelleux et chaud et avons juste un couvre-lit très léger pour couette. Ils ont oublié de mettre les draps ????  Nous nous rendrons compte au réveil que le truc moelleux était la couverture et que les draps étaient là.

Je me suis aussi bien enquiquinée avec l’éclairage des lampes. Quand je suis fatiguée tout va de travers ! Il ne se passe rien quand je touche au bitoniau. Le Loup arrive, et la lumière fut ! Il faut le tourner toujours dans le même sens.

19 juillet

Petit déjeuner très copieux pour le Loup ! Retrouvons la ville avec un immense plaisir. Longeons la Yukon River jusqu’au Visitor Centre.P1120219

Le trolley qui longe la Yukon River

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Marcherons comme des fous. On nous signale une hutte à castor très grande, mais trop loin, nous sommes fourbus. Il y a peu de monde, peu de voiture, il faut que je me réhabitue. Nous ferons quelques courses dans les centres commerciaux ouverts le dimanche. Cherchons à acheter une carte sim pour notre téléphone. Sans succès. Ensuite en sortant l’ordinateur, je m’apercevrais que je n’ai pas d’adaptateur pour une prise à 3 (j’ai changé d’ordinateur il y a peu de temps). Nous partons en quête de l’adaptateur sous un orage qui tourne en grêle, Nous serons trempés. Nous sommes fatigués+++.

Dinerons d’un cod and ships au High Country Inn. Une merveille. Nous aimons toujours autant y retourner (la dernière fois en 2006). L’ambiance est joyeuse, les serveuses sont gaies, un pianiste jouera du jazz, la salle sera chauffée. Moment génial, avec une Lily Klondike à côté de nous ! (Pour toi, Co)

Reviendrons tranquillement en regardant toutes les boutiques de Main Street, ça n’en fait pas tant, rassurez-vous.

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Retour au Westmark et dodo jusqu’à 5 heures ! Décalage horaire oblige. Nous avons 9 heures de moins que vous.

Lundi 20 juillet (Whitehorse)

Petit déjeuner : gros buffet.

Je raconte au Loup que j’ai pensé à maman et à sa carte du Yukon. Je lui dis qu’elle doit être avec nous de là-haut. Et je ris au souvenir de cette carte qu’elle avait commandé chez Artou pour avoir plus de détails géographiques pour nous suivre en 2006. Elle s’était retrouvée avec une carte qui faisait la moitié du salon, mais où il n’y avait toujours qu’une seule route !!! 🙂 Et tout de suite après avoir dit cela au Loup, je me suis mise à pleurer. A gros bouillons. Un trop-plein d’émotion. Je ne pourrais plus jamais lui raconter quelque chose. Enorme chagrin où mes larmes coulent.

À 9h30 Fraserway vient nous chercher et nous irons faire la connaissance de notre maison. Encore mieux que le mieux qu’on ait eu. Nous sommes très contents.

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Courses faites au Choix du Président, ensuite Liquor store, Centre ville pour essayer d’avoir un téléphone pour le Canada. Impossible, nous n’insisterons pas.

Il est 14:30 nous partons pour Dawson City. Il fait très beau.

Lac Laberge, Fox Lake. Le premier qui voit un ours a gagné !

Arrêt café à l’endroit de l’incendie de 1958, J’ai fait une grosse bêtise, J’ai mal placé les bières dans le frigo. En rouvrant la porte,  tout est tombé. Une bière s’est ouverte et a explosé partout. Un bronx de folie qui pue ! Jujunette est très fâchée, car il y a une bière de moins, elle a décidé que j’étais privée d’apéro ce soir !

Bien mangé au Gold Panner de Carmacks d’un burger au légumes avec une Yukon bier. Excellent, cadre sympa et l’accueil aussi.

Promenade digestive le long de la Yukon river. Nous tanguons de fatigue.

Première nuit dans le RV.

Un voyant lumineux du moteur est allumé depuis quelques heures….

Vancouver airport – 3 août 2012

Levés tôt, nous n’avons aucune envie de nettoyer le camion.

Petit-déjeuner, je vais chercher deux cafés américains. Puis le Loup s’active. Une tornade blanche. Et moi ? Moi, je l’encourage à arrêter…
Quand nous reviendrons à Vancouver (parce que nous y retournerons), nous éviterons soigneusement ce camping. D’abord il est très cher, ensuite il est bruyant, l’accueil est en allemand du coup le dépaysement est nul, on entend parler seulement le suisse-allemand.
Nous prenons la route, j’ai l’estomac noué, j’ai peur de ne pas être à la hauteur pour diriger le Loup. Nous nous débrouillons pas mal. Une petite erreur. On récupère. Une seconde p’tite erreur, on l’a récupère aussi.
Et nous retrouvons  tous nos petits copains du camping à la pompe à essence à côté de chez Fraserway.
Chez Fraserway, c’est l’effervescence ! Le type qui nous reçoit est très agité. On a à peine le temps de se garer, que déjà on est mis dehors de notre Flèche, on n’a plus les clés. Tout époulaillé le monsieur ! S’agite comme fou, tourne autour du camion, monte, descend, remonte….Nous on est là comme deux couillons les bras ballants….On lui fait nos petites remarques. Non, non, ce n’est pas à lui qu’il faut les faire, c’est « dedans ». D’ailleurs il veut qu’on y aille, « dedans », il veut presque déjà nous mettre dans la navette pour l’aéroport.
Alors « dedans » ils nous entendent. La dame court voir le boss et revient en nous proposant un dédommagement pour les fuites et autres désagréments. Magnanime, le Loup accepte ! Faut dire que chez Fraserway ils ont vu que c’est la quatrième fois que l’on loue chez eux. Hé, hé ! Ca aide.
On est mis dans une navette avec la première fournée. Départ. On se retrouve à l’aéroport avant midi. L’enregistrement ne peut se faire qu’à 16h45 et notre vol est à 20h40….Vous allez où, vous, avec trois tonnes de bagages, hein ? Eh ben nous aussi, on est resté.
Avons mangé une pizza, ma foi, bonne, avec du Pepsi. Et avons squatté la place durant trois bonnes heures, mon Loup face à l’écran géant se gavait de Jeux Olympiques et moi je désirais finir mon livre pour alléger mes bagages….Et puis j’ai encore fait des petits achats aux boutiques des Nations Premières de l’aéroport.
A 16h30, morts d’ennui, nous allons nous mettre dans les starting blocks pour l’enregistrement. Nous ne pouvons pas le faire nous-même car le passeport du Loup est trop ancien. Comme une dame fait déjà la queue, toute seule, on se met derrière. Là elle nous informe que sa queue à elle c’est pour les gens qui se sont enregistrés eux-même. Bon. Nous commençons une autre queue à côté. Puis le Loup  a envie de fumer, alors on s’en va. Dans l’intervalle un monsieur reforme la queue où nous étions et nous nous mettons courageusement derrière.
Faut que je vous explique au moment du départ à Cointrin, nous étions les premiers, l’hôtesse qui nous a mal reçu, nous a réexpédié dare-dare à l’enregistrement automatique. On s’y met, aidé d’une hôtesse qui passait par-là, et ça n’a pas marché. Résultat, on s’est retrouvé au point de départ, mais loin d’être les premiers. Et par chance nous avons évité l’hôtesse grincheuse et sommes tombés sur une femme adorable.
Donc nous sommes derrière un monsieur qui nous paraît un peu gogol (il portait un T-shirt Google, y a peut-être un rapport) et tout va très vite, très agréablement.
Nous retournons dehors et là, sirène de pompiers. Un beau camion rouge pile devant nous et cinq gaillards (genre Bruce Willis) en jaillissent pour porter secours à un malheureux automobiliste ayant un pneu crevé. Ils essaient de l’aider. Un écrou récalcitrant refuse de céder. Alors là, le camion se gare tout à côté de la voiture, ils sortent tout un arsenal d’outils mais rien n’y fait. Finalement ils ont réussi. Zut, j’ai eu une inattention et j’ai raté l’instant !?!! Mais soudain j’ai entendu « Hourra » et vu tout le monde, dont mon Loup, applaudir et lever le pouce. Les gens étaient ravis et félicitaient les pompiers. Les pompiers étaient contents, nous aussi. Tout le monde rigolait et c’était la fête. Ils ont repris tous leurs trucs, se sont réinstallés dans leur camion. Ils sont repartis en nous faisant des grands signes de la main et nous on leur faisait « au revoir » et « bravo » !
Eh bien les pompiers de Richmond, c’est vraiment des  sacrés gaillards, bien sympas. Essayez ici de demander aux pompiers de vous aider pour un pneu crevé….
Ces émotions nous ayant creusé l’appétit, il était temps de se régaler d’un dernier fish&chips.
C’est terrible, de voir manger les gens : des spaghettis au saumon avec des frappés chocolat. Beurk ! Comment ils peuvent faire çà !
Embarquement avec du retard. Mangeons. L’avion est ensuite mis dans le noir, hublots fermés. Tentative d’endormissement. Nos deux voisins de devant, de vraies pipelettes, ont des tas de trucs à se raconter. Franchement ça n’intéresse pas le reste des passagers, mais nous  n’avons pas le choix. Le petit vin rouge, ajouté à l’apéro les ont mis en pleine forme. Finalement après plainte de tout l’avion une hôtesse leur ôtera les « biberons », ils prendront conscience de la gêne occasionnée et s’excuseront. Cool !
Devons tourner un bon moment au-dessus de Londres, il y a beaucoup de trafic. Moi le sandwich tomate-cheddar, servi comme croissant au petit-déjeuner, menace de vouloir ressortir. Tout ira finalement bien.
Nous sommes toujours étonnés au moment de l’atterrissage, il y a un moment où deux hôtesses viennent aux sorties de secours de chaque côté de l’avion et doivent tourner une poignée. Ca doit être un truc hyper dur à faire, car elles sont toujours tellement contentes quand elles l’ont fait, ça donne l’impression d’être l’exploit du siècle et l’on se demande bien à quoi on a échappé !
Dernier vol sur Genève. Plus rien à voir avec un 747, beaucoup plus confortable. En revanche pendant l’atterrissage, on entend de tels bruits, on a l’impression qu’il y a un p’tit bonhomme qui freine, tout seul, puis qu’il pédale pour rentrer les « flaps ».
Nous attendrons nos bagages en vain, ils sont restés à Londres. Ils seront livrés à domicile, dans notre corridor le dimanche matin. Ca nous adorons !
Nous avons ainsi pu passer un moment tranquille avec Edith et André qui étaient venus nous chercher.
Le dimanche sera bien occupé à ranger et faire des lessives.
Et lundi : boulot….
Nous étions contents de rentrer chez nous, Jujunette aussi.
Chanel nous attendait derrière la porte en nous engueulant d’abord, puis une fois dans mes bras, elle se serrait contre moi et ronronnait. Ne nous a plus lâchés. Elle est belle, ma Chanel, nous sommes heureux de la retrouver. Les jours suivants, on la voit décliner un peu. Son contrôle chez le vétérinaire s’est révélé plus ou moins bon. Elle a maigri et ce n’est pas bien, mais à plus de 17 ans…. Espérons que le bon air de St-Luc lui fera du bien, elle va y passer dix jours avec le Loup. Nous voyons bien que nous approchons de l’affreux moment où elle va nous quitter, nous la choyons beaucoup.
Quand à nous, le décalage horaire de neuf heures a été dur. Pour moi comme je recommençais à travailler, je me suis forcée à ne pas dormir aux moments où j’en aurai eu envie… Le Loup a été moins jugulaire et cinq jours après, il en est toujours à l’heure canadienne !
Des photos viendront encore égayer le blog et peut-être des films. Car j’ai un Loup-cameraman. Il adore cela. Il organise des petits scenari. C’est toujours assez ludique la façon de procéder.
Il me dit ce qu’il aimerait que je fasse, puis décide d’un code, du genre : quand je te dis : « Vas-y » tu comptes : jusqu’à 2 et tu démarres.
Cela paraît fort simple. Ben vous n’imaginerez jamais le nombre de ratés que l’on a eu.
Chaton est distrait, compte trop lentement = Loup pas content.
Chaton a cru entendre « Vas-y » et débarque trop tôt = Loup pas prêt.
Chaton n’a pas entendu et ne bouge pas = Loup très mécontent.
Les gens sont morts de rire à nous voir faire, surtout pour les engins de musculation à Burns Lake.
Chaton devait faire les exercices avec le sourire en donnant l’impression que c’était facile. Ben au fur et à mesure des prises c’était plus possible. J’ai bien proposé de filmer, moi. Pas voulu, le Loup !
Il a raison, moi je m’énerve, je fais des zooms dans les deux sens trop rapidement et tout le monde vomit : Le Loup vu normalement, puis que les narines, puis un petit point dans le lointain et de nouveau les narines !!!
Il n’y tenait pas du tout.

Bon et maintenant, comme dirait Chanel, une bonne sieste et au lit !

Retour Burnaby – 2 août 2012

Ce matin levés vers 9h00, un jus de pamplemousse, et départ pour la dump ! 

Le RV, qui fuit pourtant de partout, est constipé et ne veut pas faire sa crotte…. 

Le Loup a gardé son look de baroudeur (entendez par là, homme des bois !)  et moi je me suis habillée chaudement, (écharpe autour du cou) et nous nous dirigeons vers « Sea to Sky Air».

www.seatoskyair.ca/

Quoi qu’est-ce donc là ?

 

La veille sur un panneau au bord de la 99, j’avais entraperçu une annonce proposant des vols en petits avions. Ca nous a turlupiné une partie de la nuit, avons sorti internet et trouvé l’itinéraire. 

Au terrain d’aviation, aucun blaireau, nous sommes les premiers. 

Le Loup demande si on peut faire un vol et le type, très sympa, nous montre les possibilités. 

Nous choisissons le survol de la Vallée Squamish, 35 minutes de bonheur. Evidemment Jujunette a tenu absolument à être de la partie. Elle voulait aussi un pilote qui parle français, mais s’est rendue aux arguments du Loup qui préférait avoir un pilote parlant anglais, mais pilotant bien. 

Un petit avion à hélices rutilant blanc et bleu sort du hangar et vient à notre rencontre.

Le pilote en jaillit, nous accueille chaleureusement  et nous explique le déroulement des opérations. Nous nous installons à l’arrière, mon Loup et moi, bouclons notre ceinture et mettons nos casques de communication.
C’est tout petit et hyper confortable, on se croirait dans une voiture. L’avion taxi jusqu’à la piste d’envol, demande l’autorisation de décollage, fais vrombir le moteur et départ !

Nous décollons en direction du sud, on voit l’hélice passer devant nous.
Nous sommes étonnés de la stabilité et du peu de bruit. Nous survolons d’abord la vallée et ses huit rivières,

 

son port, puis nous obliquons vers l’ouest et montons en direction de la chaîne des montagnes. Panorama à couper le souffle, de nombreux lacs, des parois abruptes et finalement des  glaciers avec séracs impressionnants.

 

Pas vu d’animaux.
Le pilote, Eric Lightfool, super sympa 🙂 , nous a commenté le paysage durant tout le vol, s’interrompant parfois pour se mettre en rapport avec la tour de contrôle. Il nous a fait traverser un petit nuage pour rigoler et nous secouer un peu. De temps en temps je pousse des petits cris de souris effrayée car au passage des crêtes et des cols les bourrasques font vaciller l’avion. 

Virage vers l’est et survole des zones résidentielles, toujours de nombreux lacs. Passage sportif au-dessus d’une colline et nous entamons la descente. Le pilote évite les lignes à haute tension, pique du nez et nous pose délicatement. 

Séance de photos, Jujunette n’est pas oubliée et trône sur le capot de l’avion.

Nous remercions chaleureusement l’équipe pour ce très beau vol.

 

Et comme c’est notre dernier jour avec Flèche d’Argent, nous reprenons la route de Vancouver. Le Loup est épaté par la prestation de son copilote. Nous arrivons directement au camping prévu, sans détours, ni engueulades. 

Faisons d’abord mon sac…..qui étonnamment a aussi pris un peu d’embonpoint ! Celui du Loup n’a pas grossi autant. 

Pour nous reposer de cet exercice périlleux, nous mangeons nos dernières carottes accompagnées du fameux fromage bleu danois épais…. 

Ce soir nous nous régalerons de Kellogg’s et demain à l’aéroport nous mangerons un vrai repas. Espérons-le.   

Voilà, c’est la fin de notre voyage. L’équipage « Loup, Chaton et Jujunette » vous remercie de l’avoir partagé et prend maintenant congé de vous en espérant vous retrouver lors de son prochain voyage….Pourquoi pas : Vancouver – Anchorage – Whitehorse ? Etes-vous partants ? 

Whistler – 1er août 2012

Bonne fête aux Suisses !

Nous avons dormi tard, jusqu’à 9h30. Un record. Le Loup est ravi. C’est ça de moins à Whistler.
Il mange des Kellogg’s, moi je m’en tiens à 2 verres d’eau gazeuse. Sans café nous avons tout de même quelques difficultés à avoir les yeux en face des trous.
Sommes accueillis par un énorme inukshuk.
Trouvons le Visitor Centre, le Loup commence déjà à montrer les dents. Ca promet !
Des parkings gratuits d’un jour sont situés en bordure du village. Très cool.
Whistler :
Un café et cappuccino sont pris dans un self qui ne plaira pas du tout à mon Loup et ne s’en cachera pas du tout.
Un arrêt chez North Face n’arrange pas les choses. Si on nous a toujours compris partout, surtout le Loup qui parle très bien l’anglais. Là y a plus de réseau ! La fille nous fait répéter plusieurs fois. Enervée, je finis par lui dire qu’elle peut me répondre en français. Mais elle ne le sait pas, alors que les Canadiens sont tenus de parler leurs deux langues nationales. Bien lancée je l’informe que même à Chamonix on parle toutes les langues, des vendeurs de tous pays sont engagés pour cela (japonais, russes) ! Nous finissons par tomber sur une fille qui parle un peu notre langue et la bonne humeur  revient.
Le Loup a été très courageux, il a supporté toutes mes allées et venues dans les boutiques, nettement plus longues chez Gap et Roots….
Avons mangé chaud d’un fish & chips pour changer, parce que ce soir nous allons forcément pique-niquer froid !
Whistler est un gros village de haute montagne à 668 mètres d’altitude (c’est une bonne question-colle à poser dans les Visitor Centres ! On voit leurs yeux devenir soucieux et ils se précipitent sur leur manuel). D’habitude on leur demande plutôt où on prend le télécabine « peak to peak ».
C’est vrai ils ont un truc marrant : un télécabine qui va d’un sommet à l’autre. Le temps est couvert et c’est cher, nous n’irons pas.
Le village est bien conçu, c’est un peu le Courchevel français, mais il n’est pas défiguré par des immeubles. Les restes de village olympique sont plutôt jolis. Les aménagements extérieurs sont beaux, les routes larges et bien fleuries.

Bref, moi j’ai aimé et suis contente d’avoir vu une station de ski canadienne. J’aimerai bien skier là-bas une fois, pour le fun. C’est le plus grand  domaine du Canada, le plus cher aussi. En revanche, ce qui ne nous plaît pas du tout, c’est qu’ils pratiquent beaucoup le ski héliporté. Alors là, l’écologie…..

Ce soir nous sommes dans un joli campground avec services en dessous de Squamish, où les déchets doivent être soigneusement mis dans les poubelles ad hoc et bien refermées, car un ours a pris l’habitude de venir faire son marché.
Pour le souper : fromage bleu danois épais, avec du pain, salade de maïs et pour le dessert : Corn Flakes. Enjoy your meal !
Une douche et à demain, bisoux.

Pemberton – mardi 31 juillet 2012

En quittant le « Clinton Pines » nous félicitons encore les patrons du camp pour cet endroit qui vaut un séjour, on y est bien, tranquille, les douches sont rigoureusement propres, les WC aussi, excellente connexion wifi. Et là je rencontre mon deuxième copain-chat : Blaser, un roux et blanc, a-do-ra-ble. Lui fais plein de gratouilles, photos et départ.

 

Nous sommes dans une région montagneuse, mais bien différente des Rocheuses,  les montagnes sont plus douces.
Arrêt pour une visite d’un ranch historique : Hat Creek Ranch. Bien, sans plus.

Une cousine de Jujunette :

En revanche le paysage qui l’entoure est sauvage, aride, avec de la terre ocre (une richesse de l’endroit). C’est drôle les paysages sont très diversifiés, contrairement à la nourriture, qui elle, reste immuable.
Comme le pays, tout est grand ici, même les bulles dans l’eau gazeuse. Ils ne connaissent pas la « minibulle ». Quand on ouvre la bouteille, elle explose littéralement. Nous avons perdu ainsi quelques bouchons.
Avons fait notre pause de midi au bord d’une belle rivière, il paraît que des chèvres des montagnes gambadent dans les parois abruptes. N’en verrons aucune, pas plus que nous ne verrons des serpents et des alligators lézards annoncés. Je peux vous dire qu’après avoir lu le panneau, je ne passais plus sur aucune pierre et ne m’approchais plus du bord de la rivière.
La route devient étroite, sinueuse et très escarpée. Le Loup était très admiratif de la témérité des attelages d’antan qui parcouraient une telle piste et pouvaient être tirés par 10 chevaux. Voulant filmer un train dans les méandres de la paroi, Le Loup pile le camion à peu près n’importe où et s’élance. Je ferme tout, prends les chapeaux (il fait une chaleur abomifreuse) et vais le rejoindre. Je me stoppe tout à coup sur l’aire de parking, un type et une dame font voler leur faucon avec gant et tout le « toutim ». Le faucon est équipé d’un grelot à ours et vole de l’un à l’autre. Il se fait récompenser d’un petit souffle sur la tête. Je n’avais jamais vu cela, c’est magnifique.
La route devient de plus en plus raide, nous peinons à la montée et utilisons le frein moteur à la descente (pentes de 10% à 15%).
Les paysages sont de plus en plus superbes et sauvages.
Tout soudain, un petit ours noir file sur le côté. Nous sommes maintenant dans la vallée entourés de très hautes montagnes.
Le Loup ayant réussi à éviter Whistler pour  ce soir, est tout content de demander au Visitor Centre notre altitude et la hauteur des montagnes. Hé là, stupéfaction, nous sommes à 206 mètres d’altitude et le Mont Curie culmine à 2500 m ! Drôle d’impression que de se sentir en haute montagne à 200 mètres d’altitude.
Il y a toujours un moment durant nos vacances au Canada où le Loup fait des remarques (totalement injustifiées) à Chaton sur sa conduite. Et tout aussi sûrement, il arrive toujours le moment où Chaton énervé lui balance : « t’as qu’à le conduire toi-même ton camion ! ». Eh ben, c’est arrivé !
Comme ce trajet a été long et difficile nous décidons de camper à Pemberton, dans un parc provincial : Nairn Falls Park, le dernier de notre voyage. Les ours noirs et grizzlis sont annoncés et nous devons être très prudents. Voulant aller voir les chutes d’eau voisines, nous jetons un œil sur un panneau explicatif. Bien nous en a pris. La promenade a avorté tout de suite.  Ce panneau expliquait la présence de boas constrictors (de 45 cm, mais constrictor quand même !), qu’il ne fallait pas les prendre dans nos bras (comme si on en avait envie !) car il se passait des choses étranges….
Donc retour camion au pas de course, en regardant partout ! Le Loup a ainsi découvert un alligator lézard écrabouillé….Beurk !
Nous avons fait un grand feu de joie pour nous réconforter et éloigner les bêtes sauvages.
Puis spaghettis sauce tomates basilic.
Puis plus de spaghettis tomate-basilic, le gaz ayant rendu l’âme au moment où on a bien sali toutes les casseroles…
Moment de désarroi et état des lieux. Nous n’avons plus de gaz, donc plus d’eau chaude, plus de douches non plus et plus de frigo. Les deux derniers jours s’annoncent spartiates….
Nous engloutissons ce qui se trouve dans le frigo, faut pas gâcher. Et nous retrouvons tous les deux sur nos banquettes un peu écœurés. Vous avez déjà mangé souvent, vous, de la salade de chou, avec du fromage bleu danois épais, une tranche de pain (on a toujours oublié d’en racheter) et des Kellogg’s à la banane se noyant dans du lait ! Beurk !
Et pas de café pour pousser tout cela.
Merci FRASERWAY !!! Ils nous avaient certifié que les deux bonbonnes de gaz étaient pleines. Je m’explique mal comment la première a duré plus de trois semaines et la deuxième quatre jours. De plus je m’extasiais tous les jours d’arriver à être aussi économe sur l’eau chaude et sur tout..
Demain nous allons donc partir vite, après avoir boullotté nos Kellogg’s, de manière à trouver de la place dans un camping avec services et boire un café.
Un Alka Seltzer et bonne nuit !