21 – Lac Laberge – Whitehorse

P1140251Le dernier matin il fait beau, la nuit a été glaciale. Nous bavardons avec une employée de Parc Canada, Isabelle, Patricia et Jim à la yukonnaise. On parle philosophiquement de ce qu’est la vie, qu’il faut en profiter, de  la façon dont Isabelle vit avec son mari, 3 jours et demi par semaine de travail pour lui, un peu plus pour elle, mais juste l’été. En hiver elle ne trouve pas de travail, alors ils voyagent. Elle nous apprendra aussi qu’il a fait 0°C cette nuit, que les arbres commencent à changer de couleur et que septembre est le meilleur mois pour les aurores boréales. Ils n’ont pas peur des ours, ils ont appris tout petit à vivre avec et se respectent. On apprendra aussi qu’ils ont du bon vin au Yukon ??? Où ??? du bon fromage ??? Oak, (un nom à se rappeler) oui, c’est vrai c’est bon, ainsi que des crottes de fromage de brebis.

A regret nous nous séparerons. Nous devons rentrer à Whitehorse. Jim ira pêcher avec son petit bateau, pendant ce temps Patricia aura du temps béni pour elle !

Le retour sur Whitehorse est nettement moins gai. L’idée de devoir vider le RV et le nettoyer ne m’attire pas du tout. Le retour sur Genève non plus. Un dernier regard pour graver ces images pleine de sérénité en moi.P1140241_1Effectivement les feuilles jaunissent, l’automne se profileP1140261En route pour le campground Hi Country où un renard furtif se faufile entre les RV.P1140281_1Et là, il faut tout sortir, tout. Je vais retrouver des trucs achetés au début du voyage que j’avais oublié…. Le Loup va s’énerver en disant que tout ça ne rentrera pas dans les bagages… Je vais soutenir hypocritement qu’il y a largement la place. Bref, discussions sportives entre un Loup et un Chaton bien décidés à avoir le dernier mot. Finalement tout rentre, c’était pas la peine de faire autant de foin 😉 Le plus gros du nettoyage est fait ! Nous nous octroyons une dernière balade, une dernière petite glace à l’érable. J’aime bien leurs banderolesP1140372P1140373_1De jolies promenades sont à faire le long de la Yukon RiverP1140392Passage devant un barrageP1140393Deux jeunes kayakistes s’amusent dans les eaux tumultueusesP1140408 P1140409 P1140411ça doit être crevant parce que qu’est-ce qu’ils causent entre chaque manœuvre  🙂P1140401Nous traversons des hautes herbes avec des orties…P1140386P1140387 P1140388Grey MountainP1140390Un inukshukP1140418Barrage construit par les castors et leurs restes d’arbres… Ca m’énerve, depuis le temps que je vois des huttes et des barrages de castors, je n’en ai jamais vu un seul !P1140426 P1140424 P1140423Beaucoup d’hydravions nous survolent, mais nous ne savons pas d’où ils partent…P1140427Nous finissons notre loop, repassons devant le Klondike, petit tour au Visitor Center où nous avons passé beaucoup de temps, aussi pour son WIFI gratuit !P1140430 P1140432Le trolley nous cueillera au passage et nous piquerons une petite jasette avec le conducteur québécois, installé depuis de nombreuses années à Whitehorse. Il nous déposera au terminus en nous proposant de regarder tous les vieux trolleys exposés là. Je toucherai tous les boutons que je croiserai….P1140447 P1140445Arpentons le quai le long de la Yukon River, panneau explicatif du White Pass,P1140459 P1140452 P1140456Les affiches de la Yukon Quest me feront rêver…. J’adorerais voir un départ ou une arrivée de cette course !P1140473P1140469 P1140468Dernier fish&chips au High Country et dernier dodo.P1140461Le matin est automnal à souhait. Whitehorse la tentatrice se pare de ses plus belles couleurs. Fraserway. RAS à part que tout se fait toujours tout en suisse-allemand. Le chauffeur nous embarque pour l’aéroport avec d’autres couples pressés. Il les dépose à leurs hôtels respectifs et comme il nous reste beaucoup de temps, nous demande la faveur de pouvoir aller chercher son pain et son thé de menthe, ce que nous ne pouvons lui refuser. Bien nous en a pris. Nous connaissons maintenant la meilleure boulangerie de Whitehorse, voire du Yukon, j’oserai même du Canada ! Nous goûterons un pain croustillant, fameux de l’Alpine bakery, au croisement de la 5ème et de Alexander.P1140470Puis il nous emmène au Baked Cafe pour sa menthe. Là nous sommes en territoire connu. Puis un dernier tour de ville et là nous découvrirons les coins chasse-gardée des habitants. Top secret !

Nous montrera également le lac d’où partent les hydravions, Two Miles canyon…P1140476 P1140479 P1140487_1et nous déposera finalement à l’aéroport pour un voyage de 17 heures… Je suis déjà nostalgique. Je m’ennuie déjà de ces étendues sauvages, habitées par des gens accueillants, souriants, chaleureux. Je m’ennuie de ces somptueux paysages, je voudrais vivre une année sabbatique à Dawson. Voir le soleil de minuit, ainsi que sa longue nuit…. Mon cœur est resté là-bas.

Assunai Whitehorse, takulaarivuguk !P1140490

20 – Lac Laberge 11, 12 et 13 août

Nous étions déçus de ne pas avoir pu faire notre camping gouvernemental à Marsch Lake, le camping n’existant plus, mais ceci n’était indiqué nulle part… Nous atterrissons finalement chez un Suisse-allemand où il est possible de manger des fondues et des raclettes (bonjour le dépaysement !)….

Nous rentrons sur Whitehorse faire quelques courses. Peu d’alimentaire, le voyage touchant à sa fin, nous allons finir ce que nous avions acheté.P1140367Suite à ma lecture « la Yukonnaise » j’ai envie de prendre un café au Baked Cafe dont l’auteure parle. Endroit extrêmement branché, sympathique (pas pour l’accueil des serveurs!) et délicieux. Tous les habitants de Whitehorse viennent là, surtout les habitantes, et surtout enceintes ! On peut y déguster des patisseries délicieuses et un grand assortiment de thé ou café.P1140288Un détour chez Canadian Tire nous ravira, un incontournable, nous y trouverons quelques babioles pour notre RV à nous. Le ciel se plombe.P1140082_1Nous savons que la journée du lendemain est annoncée pluvieuse, nous voulons profiter d’aller encore au lac Laberge sur le route du Klondike. Nous reprenons nostalgiques notre début de voyage……

Il est finalement plus loin que je ne le pensais ce lac, mais la route est belle. Tout à coup trois mule deers traversent la route. Une maman et ses deux petits.

Camping du Lac Laberge :P1140265il reste quelques places, mais seulement une (la 11) au bord de l’eau. Nous sommes heureux et décidons d’y passer deux nuits.P1140142Le Loup fait le feu, moi l’apéro. Le soleil est chaud. Je lis devant le feu et rajoute des pommes d’épinettes à tire-larigot.P1140131On s’amuse bien. Une soupe de lentilles pour le repas et dodo après avoir fait ensemble des mots fléchés. Les heures ont passé à toute allure, on a rien vu ! nous vivons à la yukonnaise. Les derniers jours on se les fait cool. Finalement ce n’est pas pire que les gens qui restent trois semaines à griller au bord de la mer. Je me disais, franchement on va si loin et tout et tout. Et bien j’éprouve un immense bien-être.

On retombe sur nos peu sympathiques voisins du Lac Kluane. Nous nous éviterons soigneusement.

La pluie annoncée débute. Elle durera jusqu’au lendemain vers 17:00. Il fait un froid de gueux. La nuit a été étoilée et le matin nous cueille très froid. On a presque plus d’électricité, alors on ne peut pas mettre le chauffage.P1140156Le lendemain 17:00 : Je me promène et voit rentrer un bateau,P1140182P1140180pendant que le Loup fait ami-ami avec nos voisins Patricia et Jim,P1140202de Texada en BC, une petite île au nord de l’île de Vancouver. Il va lui apprendre des trucs pour couper le bois, faire le feu. Et le Loup s’attaque à sa nouvelle passion avec énergie, jusqu’à ce que sa hache soit bien bloquée dans une grosse bûche.P1140186Plus moyen de la ressortir. Nous hésitons à la laisser comme cela et la rendre ainsi à Fraserway samedi 😉 Plus simplement nous irons voir Jim, qui rira bien et sortira sa scie à essence.P1140191

P1140192La bûche est coupée en deux et la hache pourra ressortir. Il nous accompagne à notre camp et nous discutons longuement. Nous adorons cela. Il nous raconte des tas d’histoires de pêche, car les Canadiens sont pêcheurs. Des histoires de saumons longs comme le bras, lourds à souhait. Ils sont à la retraite et voyagent pendant 7 mois. Leur RV est bien équipé et plus grand que le nôtre. Patricia était cuisinière (plus malin le Jim, il a épousé une cuisinière !) et elle prépare les saumons pêchés et comme Jim chasse également, elle fait des saucisses sèches d’elk (un cervidé, mais on ne sait jamais très bien lequel). Nous en recevons et goûterons tout cela le soir : une merveille !

On peut camper n’importe où au Canada, hors de tout. C’est légal. Cela nous l’ignorions. Dans ce cas il faut trouver du bois, des épinettes sèches peuvent être sciées, d’où tout l’équipement que Jim a dans son pick-up. 

Notre feu est maintenant grandiose et je me chauffe devant.P1140226La journée a été très fraîche et nous avons fait une longue sieste.

J’ai eu du nez de nous emmener là, nous y avons fait notre plus belle rencontre. P1140207Nous constatons qu’il nous manque encore beaucoup de notions pour émigrer.

Visite d’un chien husky qui fait un premier passage rapide. P1140222Le deuxième est plus long. Le Loup lui lance des bouts de bois. C’est vif ces bestioles, il lui saute dessus, de plus il grogne fort. Mon Loup n’en mènera pas large…

Une bonne nuit glaciale nous cueillera tôt.

15 – Haines Junction et Haines 5.6 et 7 août

En réalité le lendemain, il n’a pas fait tellement beau.

Nous quittons ce lieu enchanteur et mon œil de lynx cherche les grizzlis. A défaut de grizzlis, la route est belle.Kluane Kluane-002 Kluane-004 Kluane-005 Kluane-007 Kluane-008Nous apprendrons au Visitor Centre que l’on ne voit plus d’ours en juillet, ils ont mangé toutes les baies dans les vallées et sont maintenant dans les forêts pour se nourrir.

Nous pourrons voir des chèvres de montagne, à la jumelle, en haut d’une crête.

Dans les marécages depuis le Visitor Centre nous pouvons voir une moose et son petit. Le petit est coincé, il a les pattes prises dans le marécage et la maman essaie par tous les moyens de le sortir de le dégager. N’y parvient pas. Finalement le petit se sort du mauvais pas et ils s’éloignent tous les deux en nageant, ce qu’ils font extrêmement bien. La mère va tenter de trouver une autre échappatoire pour sortir.

Nous partons sur Haines Jct et l’odeur en sortant de voiture ne nous a pas frappé. Il y a 9 ans cela sentait le même air qu’à St-Luc.

Le Visitor Centre est très intéressant, mais n’a pas d’âme. L’accueil est nul.

Ensuite comme nous connaissons les bonnes adresses, allons directement au Village bakery : muffin aux myrtilles pour moi Haines JCTet scone aux myrtilles pour le Loup.

Fer forgé devant le campus de la villeHaines JCT-010Directions Haines.Haines JCT-003Je suis un co-pilote un peu perdu. J’ai un nombre de cartes faramineux. Je ne trouve jamais celle que je veux. Il y a en qui ne sont plus d’actualité, il y a en qui le sont, mais je ne les trouve quand même pas, alors ça sert à rien. Je suis un peu débordée, quoi…

On ne peut pas forcément s’arrêter n’importe où pour photographier. Bon sur la Route de Beaver Creek ou celle de Haines il n’y a pas beaucoup de monde, mais ailleurs c’est parfois plus compliqué. En Alaska des endroits sont signalés d’où on peut le faire. Ce sont généralement des terrains entourés d’arbres….. et on ne voit rien. Le Yukon a plus de bon-sens pour choisir ses emplacements 🙂

Route splendide, avec glaciers, belles dallesHaines-001 Haines-002 Haines-003 Haines-004 Haines-005 Haines-007Passons la douane en direction de Haines. Le douanier est drôlement sympa. Nous demande : Si nous connaissons des gens, avons de la famille aux USA ? Non.

Si on a des armes, de la drogue ? Non.

Pourquoi on vient ? Pour visiter, et puis on veut aller à Skagway. Et on enchaîne en demandant si il y a un ferry, etc… Bref, on cause. Il nous dit qu’il faut réserver sa place sur le ferry, que ça vaut la peine, etc… Et il en perd le fil. Il sait qu’il doit encore nous poser des questions, mais ne sait plus où il en est. Refait son questionnaire à voix basse et abandonne… On peut y aller et nous souhaite un bon séjour.

Rivière Tlingit sur la scenic bypass. L’eau de la rivière est à la même hauteur que nous, parfois même plus haute. Fait bizarre. On peut voir des pygargues.

Sommes à Haines, Panneau fait en bois flotté :Haines-056très jolie petite ville portuaire, très propre.

Trouvé un super campground : Haines hitch up. Le meilleur de tous. Ne perdons pas de temps pour la lessive. Machines dernier cri qui fonctionnent TOUTES, séchoirs idem.

Avons fait notre réservation de ferry pour dans 2 jours.

Fish & chips (le meilleur également) Haines 2-002Puis balade digestive dans cette charmante petite villeHaines 2-001et son port.

Haines-016 Haines-022 Haines-031 Haines-035Haines-051 Haines-052 Haines-053 Haines-062Je trouve étonnant ces chiens qui attendent patiemment leur maître devant les bistrots, même pas attachés sur le pick upHaines-027Mes nuits sont mitigées, le matelas n’est vraiment pas bon et j’ai mal au dos. J’ai eu beau bourrer de serviettes de toilettes en éponge le creux sous mon matelas, rien n’y fait.

14 – Congdon Lakes, 4 août

J’ai fait la grasse matinée avec Jujunette. Le Loup a mis sa couette sur moi, j’étais bien, au chaud. Je me suis rendormie aussi sec !

Il faut dire que les nuits et petit matin sont très frais, mais depuis que nous sommes au Yukon la température passe les 21°, voire plus. Les journées sont chaudes et très sèches.

Les routes ne sont pas en bon état, la fonte du permafrost en est responsable. Il y a pas mal de nids de poule et nous avons même vu la route affaissée sur plus de 1.50 mètre de hauteur. Cela nous a valu de gros chantiers.

Quand les chantiers sont terminés, nous avons ceux en attente et on se tape des pistes équivalentes à la « 8 ». Le Loup dit que nous aurions dû repasser par Dawson City. En revanche pour le paysage cela aurait été dommage.

Venons de dépasser un Japonais qui tire une charrette et qui fait la route de l’Alaska à pied …

Nous voyons des montagnes enneigées, se sont celles des monts St-Elias,Snag Lakes-008 Snag Lakes-009 Snag Lakes-020 Snag Lakes-022dont le Mt Logan à presque 6 000 mètres fait partie. Il est la plus haute montagne du Yukon. D’où nous sommes nous ne le verrons pas.

Longeons la rivière Kluane, c’est très beau.

Parvenons à Burwash Landing Burwash Landing-021et visitons un petit musée très bien fait sur la vie des gens Burwash Landing-013 Burwash Landing-014et la faune. Nous apprenons que ici les caribous ne migrent pas, ils restent été comme hiver, car il neige peu, ils peuvent donc trouver de la nourriture.

Une cache où les habitants déposaient la nourriture à l’abri des oursBurwash Landing-022Il y a eu le 12 juin 1999 une énorme incendie qui a tout ravagé. La cause du feu est accidentelle. Ils brûlaient les déchets, le vent a tourné et soufflé très violemment, les flammèches se sont envolées partout !

Nous ne voyons pas d’animaux, excepté des cygnes trompettes généralement par couple dans les lacs. Pas plus d’un couple par lac ! Il doit y avoir des castors, car il y a des huttes. Mais à part cela, rien. Ce n’est pas une année à animaux.

Sommes arrivés à Destruction Bay : ça y est ! Nous avons parcouru toute la route de l’Alaska ! De Dawson Creek à Delta Junction ! Magnifique !

Ce soir nous sommes dans un magnifique campground que nous connaissons déjà au bord du lac Kluane. Congdon creek-018Les places sont chères pour être au bord du lac. Il n’en reste qu’une, elle est pour nous. On sera entre des Suisses allemands et des américains assez désagréables (les Américains, pas les Suisses allemands)Congdon creek-002Congdon creek-005 Congdon creek-007 Congdon creek-013Les $12.- sont vite acquittés et un bain de pied dans l’eau glacée nous fera le plus grand bien.

La cerise sur le gâteau : il n’y a pas de moustique. Le repas sera pris dehors, gênés par le soleil qui est encore très haut à 20h00. Les chapeaux et lunettes de soleil sont obligatoires. Pas un nuage à l’horizon, juste cette petite brume annonciatrice des belles journées….

Seward : 26 et 27 juillet

Nous quittons Anchorage. Il a plu énormément toute la nuit. Lessive faite rapidement et tôt, en revanche on ne peut pas en dire autant du séchage…. Fait tourner 2 fois 45′ dans une culbuteuse qui ne séchait pas…

On a tout de même réussi à se connecter à internet, mais on n’a pas compris comment on a fait…

Sommes sorti d’Anchorage et sommes sur la scenic road. La voie ferrée passe juste à côté. Dommage qu’il pleuve et que le ciel soit bas, mais c’est très beau. Environ 115 miles.

On ne peut que se féliciter d’être venu à Anchorage un week-end, car ainsi la ville était vide, et maintenant nous croisons toutes les voitures qui remontent. De plus il y a énormément de travaux et la circulation serait fermée pour de longs moments.

Le Loup s’est super bien débrouillé pour nous sortir d’Anchorage, les gens sont speed, il y a tout de même un peu de monde.On est sur la route 1, direction sud, c’est tout bon.

Il nous arrive une chose plutôt étonnante et dont on ne se plaint pas : nous avons l’impression de maigrir. C’est vrai que nous n’avons pas encore renoué avec la tradition des apéro-Pringles, et ça, ça nous faisait pas mal prendre des kilos.

Les risques d’incendie sont très élevés et on ne peut pas faire de feu de camp, dont pas de saumon grillé non plus…

Le dimanche tous les mecs partent pêcher. On a vu un bras de rivière remplis de types avec des cannes à pêche qui taquinent le saumon.

Bizarre : le Coca a vraiment un drôle de goût aux États, pas le même qu’en Suisse, qu’en France, qu’au Canada. On dirait l’ancien Vivicola de la Migros. Pas terrible.

Il ne fait pas extrêmement chaud, 12°

Sommes à Seward, dans un camp au bord de l’eau, sans service pour $15.-/nuit.Seward-108Mangé une soupe dans une bakery et ensuite Visitor CentreSeward-121pour savoir où manger un bon seafood et réserver un tour en bateau.

Gros saumons dans un lagon réservé pour les plus vieux et les plus jeunes. On peut les pêcher, mais il faut les relâcher.Seward-109Nous mangerons au Chinooks.

Le Loup qui attend son plat et sa bière…

Délicieux halibut & chipsSeward-164et bière…Seward-163réservons chez Major Tour pour une virée de 7:30 dans les fjords du Pacifique. Le Loup sur une loutre des mers :Seward-122Départ 10:00, un bus viendra nous chercher au camping ! Le luxe…

De retour au RV nos voisins nous papotent. Sont adorables. Ils veulent savoir si nous sommes allés pêcher.

– Non.

Savoir si on aime pêcher ?

– Non, mais on aime manger le poisson.

– Lequel ?

– Saumon, halibut, snow crab.

Eux ont pris 6 saumons et des halibuts. Ils nous en offrent 4 portions, soit 2 kilos de poisson pêché du jour. !!

En prenant notre café dehors, vu 2 loutres de mer toute mignonnes, sur le dos.

Seward-191 Seward-197

Seward-196Il paraît que c’est comme ça qu’elles mangent des coquillages, puis après il y en avait une qui n’arrêtait pas de se tourner dans un sens et dans l’autre. Spectacle adorable. J’en suis folle. Ce sont mes copines !

On s’est aussi aperçus que nous avions perdu une heure, soit plus que 8 heures de décalage. Heureusement sinon on aurait poireauté sec demain….

Avons vu partir le train qui relie Seward à Anchorage. Magnifique ! Nous adorons les trains…Seward-145

La gare de SewardSeward-153

Vu la pêche qui arrive et comment sont levés les filets,Seward-132la pesée des poissonsSeward-136

Seward-140les achats par les restaurateurs.et la mouette qui attends de passer à table…Seward-127

Lake Louise – Anchorage : 25 juillet

 

Nous nous sommes réveillés tôt. Magnifique lever de soleil….

P1120507Moi au litP1120509Le petit déjeuner est pris et nous plions bagage. Nous laissons une place disponible dans ce beau camp.

Depuis quelque jours je lis sur ma Kobo un livre passionnant : une Québécoise partie à Whitehorse travailler pour se faire un paquet d’argent et revenir au Québec. Mais elle tombe en amour du Yukon…. Très intéressant de voir la différence entre le Québec et le Yukon, l’installation d’une francophone à Whitehorse. Très sympa à lire, mais je suis tombée dans la marmite du Canada….. Je crois que je serai tout à fait mûre pour une année sabbatique à Dawson City. Je travaillerais dans un café, le Loup ferait des films, et puis …. on rentrerait plus….. comme tant d’autres…..

Il faut aussi que je signale que cela fait une semaine que nous sommes partis et je n’ai encore fait aucune lessive !

Autre chose bizarre c’est notre frigo. Il est pratiquement vide : beurre, yaourts, parmesan, salade, lait de soja. Il est pourtant immense ce frigo. Le congélo est lui complètement vide. Faut dire que depuis le coup des bières je suis un peu refroidie 🙂

J’ai pris maintenant des habitudes d’hôtesse de l’air. Avant de quitter la partie cabine je vérifie que tous les placards soient bien fermés, les portes aussi, et que tous les voyants eau-électricité soit éteints, que tout soit bien rangé, que rien ne puisse tomber Le Loup revérifie après moi. Je crois que j’ai vraiment fait tomber tout ce qui pouvait tomber : vaisselle, bouilloire, bière !!! On est devenu très vigilants.

Hier soir quand on mangeait, un oiseau assez gros, gris et tout ébouriffé est venu nous rendre visite. Je faisais la vaisselle, le Loup était dehors. L’oiseau s’est approché, il a fini sur la table, Il a regardé le loup l’air de se dire : tu as les mêmes plumes ébouriffées que moi sur la tête 🙂

En Alaska on peut adopter des bouts de route. A St-Luc c’est des bancs, ici c’est des routes. Tu adoptes et ton nom est inscrit sur une pancarte.

Une énorme différence entre le Canada et l’Alaska, c’est qu’avec un motorhome on peut s’installer pratiquement partout.

Arrêt à Sutton pour un café. Grosse déconvenue, l’accueil est glacial et lorsqu’on demande un espresso, on nous dit que la machine ne marche pas….. A Palmer nous y remédierons et la jeune fille qui nous sert est adorable.

P1120529Nous arrivons à Anchorage. C’est exactement comme on s’imaginait : on tourne en rond, on ne trouve pas le Visitor Centre, quand on l’a, on n’arrive pas à se garer. Une fois garé on ne retrouve plus le VC…. Bref, l’ambiance était chaude chez les Tislenkoff ! Finalement une dame marrante nous expliquera où trouver un campground, mais surtout ne pas se fier à ses explications pour y aller 😉

Camping : nous décidons que la lessive peut attendre. Partons découvrir le centre ville qui n’est pas beau Une soupe aux lentilles avec bagels et un espresso nous rendrons le sourire. Petit restau tenu par un couple de gens âgés, lui était très parlant. Pas elle ! Mais elle cuisinait divinement, alors forcément on pardonne…

Petites courses : Banana Républic, Gap, etc… Le Loup s’amuse énormément 🙁

Moi j’adore 🙂

Puis comme il pleut et que nous ne savons où aller manger, de plus il est tôt, nous nous dirigeons au Hard Rock CaféHard Rock Café-005pour un saumon, brocolis, pommes de terre du Yukon plutôt bon,Hard Rock Café-006la bière et le dessert étaient meilleurs. L’ambiance était très sympa, le serveur rigolo, nous y passons un excellent moment.

Hard Rock Café-010J’adore la musique : me rappelle mes jeunes années, je connais tout par cœur !

On sort : il pleut cette fois des cordes. Par chance 2 pèlerines nous attendent sur une barrière et nous accompagnent jusqu’au camp. Fait pas chaud.P1120553

La Mare – 21.10.2014

Le lendemain, après une excellente nuit, nous découvrons un paysage maussade. La pluie nous cueille au petit matin à 7h30, des cordes. La météo nous l’avait assez annoncé. Nous décidons que nous n’allons pas marcher, donc à moi la confiture de pruneaux et les tartines :-). Puis nous désinstallons notre camper de manière efficace. Ca se passe bien, la pluie s’interrompt juste quand il faut, plus ou moins. On a vraiment fait une toilette de très très chat. Moi ça s’est limité aux dents.

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J’ai encore été rendre l’adaptateur électrique France/Suisse. On ne peut pas dire que la patronne soit plus rayonnante le matin 🙁 C’est dommage parce que, elle, elle n’est pas sympa, alors que tous les autres , le grand-père, la petite-fille, le chien Ploum, sont vraiment très cools, souriants, efficaces. Tant pis pour elle !

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Nous rentrons maintenant en direction de chez nous, et si on trouve à se garer, j’opterais même pour un petit café à la Crémerie des Glaciers. Ce charmant chalet-hôtel nous a fait de l’œil lors de nos passages en bus et l’envie de nous y arrêter nous tenaille. Malheureusement ce sera fermé.

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Nous partons en direction d’Argentière, au col des Montets où nous abandonnerons Vif-Argent à côté du refuge des Aiguilles Rouges, et grimperons vers le lac Blanc.

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Nous sommes seuls. C’est extrêmement sauvage parce que le brouillard nous entoure, il y a un vague soleil qui perce du côté des Grands Montets. Ambiance, ambiance ….

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Nous traversons la réserve où tous les noms de plantes sont indiqués. Nous découvrons une source qui jaillit sur le sentier, dans une gouille et qui fait régulièrement des tas de petites bulles. C’est très joli, mais malheureusement pas montrable. Comme la pluie a cessé, nous ne prenons pas nos parapluies. Nous sommes d’un optimisme qui force l’admiration ! Ca grimpe pas mal, mais on ne s’en rend pas tellement compte, on ne voit rien.

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On entend des bruits de courses d’animaux, ça sent fort le cervidé, on voit des pétoles de lièvres. Soudain, le brouillard se déchire, enfin, une paroi nous côtoie. Nous surplombons le village du Tour, partons au-dessus de celui d’Argentière pour aller vers la Flégère. C’est de toute beauté.

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Nous atteignons un petit plateau avec des herbes jaunies, des myrtilliers rouges, des rhodos, dont les boutons sont faits pour le printemps prochain. Ca souffle, il fait du soleil, rarement les deux en même temps, alors on ne sait pas comment s’habiller. C’est vraiment un endroit merveilleux, ce que j’ai vu de plus beau durant ces 3 jours. Les photos ne lui rendent pas justice… Je demande au Loup si on ne pourrait pas bivouaquer ici. Nous n’avons rien pour le faire, mais c’est tellement beau. Il refuse.

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Il y a plein de ruisseaux, de cascades qui coulent partout autour de nous. Malgré le temps nous poursuivons. C’est un peu comme une drogue, on se demande toujours ce que l’on va découvrir au passage d’après. Ca souffle toujours plus fort. Nous sommes en face du glacier d’Argentière.

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Nous atteignons le lieu-dit : la Mare, envahie d’herbes qui poussent abondamment. On nous signale la présence d’oiseaux, des rouges-queues noirs. Pas vus. Remarque avec le vent qu’il fait, ce doit être des spoutniks 😉

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Pour aller jusqu’au Lac Blanc, il y a encore un sacré bout à faire et nous n’avons pas marché vite, sommes partis tard. C’est déjà décidé, nous ne l’atteindrons pas, mais on va encore continuer un petit peu. Maintenant le vent souffle encore plus fort, il fait froid, ça pince vraiment.

Nous décidons de nous arrêter pour casser la graine. On s’installe. Je suis mal assise. Le Loup me cède sa place et dans le mouvement je vois un jeune bouquetin qui descend, s’arrête, nous regarde, puis finalement continue de descendre et rejoint sur le pierrier un copain. Grosse discussion pour savoir si c’est un chamois ou un bouquetin. Moi je suis sûre c’est un bouquetin, mais pour faire plaisir au Loup, nous l’appellerons : le bouquemois ou le chatin !!! 😉

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Le mauvais temps menace. Le Loup ordonne le demi-tour. Je reparle du bivouac, mais le Loup ne m’écoute même pas. Je le suis. A regret. Vraiment.

Il pleut, très fort, à l’horizontale. J’ai les mollets et les fesses trempés.Puis ça s’est arrêté. Le Loup m’a invité à boire le thé à côtés d’un truc qui explique les glaciers. Alors j’ai accepté !

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Nous retrouvons Vif-Argent que nous ramènerons à sa maison-garage.

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De retour au chalet la tempête fait rage, au matin nous sommes sous la neige. Nous apprendrons que la queue de l’ouragan Gonzalo est passé chez nous. Z’aurions eu l’air fin à bivouaquer dans les Aiguilles Rouges ! On aurait retrouvé deux petits tas ensevelis sous la neige. Comme quoi, le Loup a TOUJOURS raison 🙂

 

 

20.10 2014 – Lac Cornu

Lever un peu plus tard. Tout est prêt ! Nous l’avons fait la veille, au chaud ! A 7h30 je saute sur le chauffage et éteint ce @#°#@ de réveil ! Nous avons extrêmement bien dormi, mais moi j’émerge d’un drôle de rêve, très speed, du coup j’active tout le monde, je râle sur tout.

Je râle sur le manque de savoir-vivre d’une dame dans le camping. Je suis en train de faire la vaisselle du petit déjeuner, j’ai dit bonjour à tout le monde, mais personne n’a répondu.

Une dame de La Rochelle entre, ne me calcule pas non plus, et me demande abruptement :

«Où sont les douches ? »

J’approche mon visage du sien et lui réponds simplement, tout aussi abruptement :

« Bonjour ! »

Elle a été terrorisée, elle a trouvé toute seule :mrgreen:

Nous sommes tellement bien organisés que nous sommes prêts trop tôt et devons poireauter 45 minutes. Alors on tournicote, on s’engueule un peu parce que l’un veut déjà y aller et l’autre pas. Nous reprenons le car de 9h35 pour aller à la Flégère. Arrivés à Chamonix-centre, le conducteur et son copain contrôleur nous signale que la Flégère est fermée et que tout le monde descend !!! Bon… Nous changeons de cap et montons prendre le télécabine de Plampraz qui est miraculeusement ouvert.

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Ils l’ont refait à neuf. Super ! Le temps est un peu couvert, les montagnes sont encapuchonnées de nuages. Non elles n’ont pas de couette !! Les gens du pays disent qu’il va pleuvoir….

Nous démarrons finalement pour le lac Cornu, 2h00. C’est absolument magnifique, nous sommes en face des Drus, de la Verte, de l’Aiguille du Midi et sous le Brévent.

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Les Drus et la Verte

Au bout d’une demi-heure nous faisons une halte pour nous reposer, non pas de nos efforts, mais plutôt du babillage hyper aigu et continu de deux Japonaises… Alors quand on dit que les femmes sont bavardes, peut-être, mais les Japonaises ont le pompon.

C’est vraiment très beau nous cheminons dans des dalles de pierre bien mises, souvent en escalier, traversons des pierriers, rien qui fait peur, c’est vraiment splendide.

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Il y a une petite brise qui fait du bien, car il fait une chaleur… On n’ose pas s’imaginer là en plein été ! Il y a de temps en temps un petit truc à escalader. Il m’arrive quelque chose de très nouveau et très étonnant : j’ai envie d’escalader tous les tas de pierre que je vois. J’en vois les prises, par où passer. Je suis très tentée, j’ai envie de grimper. Bizarre. Il faudrait que ça dure quand on a tout l’équipement ! Le Loup serait ravi !

Nous arrivons au Col de Cornu, 2406 mètres et entrons dans la réserve naturelle des Aiguilles Rouges.

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Ca souffle fort. Nous continuons et surplombons le lac.

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Comme personne n’y va, on en profite. On descend 200 mètres de dénivelé. Il y a tout un itinéraire marqué par des cairns et des points jaunes.

Je vous le donne en mille ! Nous crapahutons comme des fous pour casser une petite graine au bord du lac et se tremper les pieds, et on entend des petites voix aiguës : les Japonaises ! Mortecouille !!! Les deux seules qui sont là ! Heureusement elles ne sont pas restées.

Le lac est hyper froid, on a les pieds bleus. Mangeons notre petit casse-croûte.

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Je ne peux m’empêcher d’escalader quelques rochers,

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mais on ne s’éternise pas trop, parce qu’il faudra remonter tout ce truc et redescendre vers le télécabine.

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Nous avons regagné Chamonix, bières et glaces sont au programme !

Un restaurant que je trouve bien kitsch : Le Dru, ce n’est pas là que nous avons mangé et bu.

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Puis retour au camping où nous nous acquittons de nos nuitées et

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où une bien belle surprise nous attend : Une chatoune qui nous prend en amitié et prend l’apéro avec nous !

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Traversée Balcon Nord – 19.10.2014

Avons réglé le réveil sur 7h00, j’avais des boules Quiès et ai mis du temps à l’entendre. Me lève pour aller l’arrêter. Brrrr, il fait un froid de gueux : 9°! Je retourne vite dans mon « petit nuage », ma couette tellement légère et chaude que je l’appelle ainsi. Nous dormons sans chauffage. Au début parce qu’on ne sait pas le mettre, mais nous apprendrons vite ! Et ce sera la première tâche qui incombe au premier levé : Arrêter le réveil, mettre le chauffage.

Un petit déjeuner costaud est préparé, pour moi sans confiture, mais avec du fromage afin d’éviter l’hypoglycémie. Vaisselle, toilette de chat. Filons prendre notre bus, la ligne n°2, qui nous mènera au départ du téléphérique de l’Aiguille du Midi. 9h30 nous y sommes.

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Il y a miraculeusement peu de monde !

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Nous prenons la montée jusqu’au Plan de l’Aiguille et retour par le train du Montenvers, nous réservant ainsi le plaisir de faire le balcon nord. A 10h00 c’est le départ. Une jeune femme de Megève accompagne des amis venus de l’Utah. Nous sympathiserons durant le montée.

Nous voilà au Plan. Il fait 7°. Nous en avons pour 2h30 jusqu’au Montenvers. Nous allons aux Grands Mulets, nan, je rigole, (un refuge s’appelle les Grands Mulets) deux ânes sympas broutent à côté du refuge du Plan de l’Aiguille,

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le Loup fera ami-ami avec l’un d’eux.

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Passons devant un charmant  refuge, très fleuri. Nous voyons un sign post et voulons découvrir les noms de ville inscrits, mais non, c’est un poteau indiquant la hauteur de neige. Je vous laisse imaginer les hauteurs attendues !

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Nous verrons ensuite un magnifique bivouac, avec un coin pour le feu.

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Le sentier passe au pied des aiguilles de Chamonix qui sont encore dans l’ombre.

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Aiguille du Midi

Nous marchons d’un bon pas pour nous réchauffer. Je n’arrête pas de m’extasier, les arbres sont de toutes les couleurs, c’est splendide. Le paysage est minéral. Un chasseur est croisé, je serai plus bruyante ensuite pour éloigner le gibier .

L’M se rapproche : Ca aurait dû être naguère ma première ascension, mais le temps ne l’avait pas permis.

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L’M

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L’M

Le soleil se lève sur l’Aiguille, la nature est magnifique, elle sent bon.

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La vallée de l’Arve est maintenant aussi au soleil. Le temps passe vite. Quelques personnes nous dépassent. C’est marrant de voir que les femmes portent rarement un sac à dos….

Une petite montée se pointe, j’ai peur qu’elle me casse le rythme, mais non. Tout se passe bien. C’est fou de voir que beaucoup de gens ne connaissent pas les règles de savoir-vivre en montagne. D’abord on se salue, puis celui qui monte a la priorité sur celui qui descend. C’est surtout les personnes âgées et les très jeunes qui ont tendance à l’oublier….

Nous arrivons au Signal 2200 m. et casserons une petite graine, vite rejoints par des chocards !

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Chemin menant au Signal, les Drus au fond

Le Loup leur donnera du fromage dont ils raffoleront,

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Chocards

quand il passera au pain, nous nous retrouverons très vite tout seuls 🙂

La descente s’amorce maintenant sur l’Hôtel du Montenvers.

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Grand Hôtel du Montenvers

Papa aurait tellement aimé aller dormir là-haut en dortoir…. Nous devions y aller avec lui, mais n’avons pas pu le faire…. La mer de glace a encore diminué, je n’ose imaginer la hauteur des échelles supplémentaires pour se rendre sur le glacier. Elle doit être interminable….

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Mer de Glace

Il y a un monde de fou au Montenvers. Nous nous précipitons à la gare et le train de 14h00, qui partira heureusement avec du retard à 14h30, nous redescendra vers la vallée dans un joyeux brouhaha.

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Une bière est savourée derechef. Ensuite une boulangerie est activement recherchée et trouvée. J’ai envie de faire les boutiques et propose au Loup de le laisser au salon de thé les « Petits Gourmands » et de faire mon tour. Finalement nous goûtons, et il y a tellement de monde que je n’ai pas envie de flâner. Le Loup n’en revient pas, Chamonix sans lèche-vitrine, c’est comme un hélicoptère sans hélice, ça n’existe pas ! Le bus nous ramènera au camping, où cette fois nous préparerons directement nos sacs pour le lendemain.

Petit apéro au soleil,

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puis douches. Le repas ce soir se compose de rösti et œufs au plat, avec pour le dessert un petit Quatre-quart, un bon vin arrose le tout. Nous n’osons pas prendre de café, de peur de mal dormir.

Le Loup se débrouille fort bien dans notre petite cuisine  !

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Nous dévorons, puis nettoyage de la cuisine :

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Je fais la vaisselle. On se brosse les dents et ……il est encore plus tôt qu’hier ! 20h20 !!

Tant pis je file me glisser dans mon petit nuage…. Bonne nuit !

Les Bossons – 18.10.2014

Début des vacances de « patates » Enfin !

Nous partons faire un tour avec notre motorhome. C’est fou, nous mettons un pied dans Vif-Argent et on se sent déjà en vacances, incroyable, l’interrupteur est mis sur « on » pour vacances et on a fermé la porte aux soucis.

Nous avions l’intention de partir vers l’Atlantique, mais le temps n’étant pas au beau fixe, nous avons revu notre itinéraire. Finalement, vu aussi les inondations un peu partout, nous nous dirigeons vers Chamonix. C’est dommage les campings en France sont souvent fermés au-delà de la mi-septembre. Heureusement pour nous celui des Deux Glaciers est ouvert pratiquement toute l’année (excepté de mi-novembre à mi-décembre).

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Vif-Argent au Camping des Deux Glaciers

D’abord un chien hirsute, Ploum, vient se frotter dans nos jambes, puis une charmante jeune fille, très souriante, nous accueille et prend l’initiative de nous donner un tas d’indications nécessaires, et nous laisse prendre la place qui nous convient.

Le choix de la place prend un peu de temps. Nous sommes sous le glacier des Bossons et celui de Taconnaz, l’Aiguille du Midi se dresse un peu plus loin, le Brévent en face. Une vue magique. La 93 fera notre affaire. Nous avons de l’espace, le soleil tape dur. Le rêve….

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Nous préparons notre lit, puis sortons chaises et table et démarrons l’apéro.

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Le ballet des hélicoptères est incessant au-dessus de nos têtes. Nous espérons que ce n’est pas pour des sauvetages, mais plutôt des survols touristiques.

Le soleil s’est maintenant caché, les vestes duvets sont enfilées et le repas se prépare. Nous allons marcher demain, donc un plat de pâtes est nécessaire. Puis un gros dodo…

Il est maintenant 20h45, le repas est englouti, la vaisselle est faite, les dents sont brossées, nous nous enfilons sous nos couettes. C’est comme en cabane, la nuit est tombée, nous nous couchons, nous sommes crevés comme s’il était déjà minuit … Il n’est que 21h00…