Prince Georges – mercredi 18 juillet 2012

Dans pas mal de villes du Canada on a pu constater qu’il y a un beau côté qui doit être vu, et un moche qu’il faut ignorer. Le beau côté : gazon bien coupé, petits meubles de jardin mignons, entrée accueillante. Et derrière les poubelles, les fils électriques, le gaz, le rebus de vieux meubles, etc.. c’est un peu dommage.
Nous quittons les Rocheuses et l’Alberta. Nous quittons aussi l’essence bon marché, pour celle de B.C. où il faut la payer d’avance. Qu’est-ce qu’ils ont dû se faire arnaquer pour en arriver là ! Les gens devaient faire le plein ….et partir….
Il fait un temps magnifique, nous l’amenons avec nous et  le Mont Robson nous apparaît dans toute sa splendeur, presque 4000 m. le plus haut de B.C.

Petit casse-croûte au départ d’un trail Berg. Un grand panneau indique la marche à suivre aux alpinistes qui partent faire le Mont Robson. Ils doivent remplir un formulaire en double exemplaire indiquant leur projet. Ils laissent le feuillet blanc dans la boîte ad hoc et au retour doivent y déposer le feuillet jaune. Si pas de feuillet jaune les secours se mettent en branle.

Le Loup me laissera le volant durant 2 heures et il s’endormira, malgré la country music.
Je deviens pro, une future Fangio grâce aux bons conseils du Loup. Je passe avec aisance de l’automatique au manuel tow/haul. Je dépasse d’autres RV conduits par des hommes, hi hi, et même des gros camions !!!
La Yellowhead Hwy, route n°16 vers ouest qui développe ses épinettes et ses usines à moustiques à l’infini comme au Yukon.
Parvenus à Prince Georges, ville de premier abord extrêmement moche, un monsieur du Visitor center nous aiguillera sur le RV park situé sur les hauteurs de la ville. L’accueil est très chaleureux, mais la propreté laisse un peu à désirer.  En revanche, fait exceptionnel : il n’y a pas de moustiques.
Voilà, nous avons bien reçu vos messages qui nous font toujours très plaisir et nous sommes également ravis de vous annoncer que Chanel va fort bien, que Sandra la soupçonne de nous avoir joué la comédie (comédie qui nous a amenés plusieurs fois chez le véto !) afin de bien nous culpabiliser avant de partir.
Ce soir nous sommes connectés à tous les services sauf le feu, donc spaghetti en lieu et place du sirloin, pommes de terre – crème aigre.
Demain route vers l’ouest ou le nord, la question reste ouverte !
A bientôt et gros bisous du Chaton et du Loup canadiens.

Jasper – 17 juillet 2012

Bien dormis, pas vu un seul ours de la nuit. Tu parles d’un lot of …. Publicité mensongère. Enfin je dis ça, mais hier j’avais la trouille….
En revanche, en quittant le camp, nous voyons un ours noir qui traverse la route et file dans la forêt.
C’est drôle dès qu’il y a des voitures arrêtées, on dit : Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce qu’ils ont vu ? Où ça ??? 
Arrivés à Jasper.

Cherchons d’abord un camp et le Wapiti fera l’affaire, sans service, mais il y a un truc épatant maintenant dans les parcs, tu mets ton chargeur d’appareil dans un casier, tu mets un dollar, tu refermes et gardes la clé. Quand tu reviens ton matos est chargé. Très cool.

Puis la laverie. Super elle est toujours au même endroit, le wifi en plus.
La dent creuse nous oblige à manger un sandwich. Très gros moment d’émotion pour moi, je vois un monsieur âgé avec un chapeau sur la tête penché sur son déambulateur. Il ressemble tellement à papa que je fonds en larmes au restaurant, sans pouvoir m’arrêter. Ca m’a fait beaucoup de bien.
La route de Maligne Lake débute sous les meilleurs auspices. Un ours noir traverse la route devant nous.

 Plus loin ce sont deux gros caribous qui nous émerveillent d’autant que ce sont nos premiers, nous n’en avons encore jamais vu de visu. Ils ont été réhabilités dans le parc de Maligne et il n’y en a que cent cinquante. Nous sommes vraiment chanceux.

Encore plus loin, une voiture au milieu de la route, + ou – garée…Il y a un petit caribou qui broute.

Maligne lake et son île mythique :

Au retour se sont des mouflons peu farouches qui s’entichent de nous et dont un qui nous lèche les mains.

La chaîne de montagne Colin qui plonge dans Medicine lake est imposante et époustoufflante.
Le lac est très haut, vraiment, les marches qui mènent jusqu’à lui sont sous l’eau. Il tient son nom du fait qu’en octobre il disparaissait complètement , ce n’est qu’au printemps qu’un tout petit ruisseau apparaissait.  L’été avec la fonte des neiges et la pluie, la profondeur pouvait varier de vingt mètres. Les Indiens attribuaient la disparition du lac à un tour de « sorcier-médicin » ou à la magie et ils craignaient le phénomène.

Encore un attroupement et un ours noir qui boullotte en contrebas.

Un petit détour par le lac Annette qui sent l’aneth, si, si, je  vous jure et par le lac Edith. Mais l’orage éclate et nous regagnons Jasper pour un apéro au lounge de l’Hôtel Athabasca : vin blanc, vin rouge + des potatoes skins absolument délicieuses et caloriques +++, tout cela devant quatre TV qui fonctionnent en même temps, sur quatre programmes différents.

Potatoes skin
Ce soir fish & chips au Restaurant Papa George’s. Absolument délicieux.

Et en arrivant au camp des wapitis partout. Au moins une trentaine avec des mamans et des bébés. Ca fait un drôle de bruit le wapiti…Kiki en rapport à la taille.

Cette nuit orage et pluie bienfaisants. Nous dormons encore évidemment bien.

La promenade des glaciers – 15 juillet 2012

La madame de chez Park Canada nous signale la présence d’un ours noir. Il a été vu à 3 m. d’un van. Nous ne devons pas nous éloigner de notre véhicule et certains accès du camping sont fermés.

Voilà comment se présente la « chambre à coucher ». Grand lit, excellent matelas, hyper bien aménagée, nous y dormirons très confortablement. Durant un mois c’est vraiment important.

On a laissé les stores ouverts, mais c’est idiot, il n’y a aucune lumière dehors, alors à moins qu’il se trimbale avec une lampe de poche, on ne le verra pas.

Tous les matins maintenant nous pratiquons le test du beurre. Si on n’arrive pas à le tartiner, c’est que le frigo fonctionne. CQFD.
Je me demande si on ne nous a pas transporté au Népal. Le Loup est devenu un homme des bois avec une barbe de 3 jours, bien piquante. Or du temps où nous étions jeunes fiancés il me disait. «  Mon Chaton, je me raserai tous les jours pour toi, sauf au Népal ». Alors comme nous ne sommes plus des jeunes fiancés, nous devons être au Népal.
Avons vu les glaciers Bow, Athabasca, Columbia. Le temps incertain est devenu meilleur.

Le glacier Athabasca a encore reculé par rapport à notre dernière visite d’il y a 4 ans. Depuis 1885 il a perdu les 60% de son volume et d’ici 100 ans il n’en restera plus. Depuis la marque de 1908, le front du glacier a reculé d’environ 350 m. Je vous laisse « googeliser » 😉
Les épinettes d’Engelmann et les saules gagnent d’ailleurs du terrain avec le réchauffement.
Nous avons chacun notre fleur préférée, celle de Loup c’est la castiliéja

 et la mienne la vesce pourpre. A vos dictionnaires pour la mienne !

Les chutes Sunwapta et Athabasca ont un débit énorme et assourdissant faisant vibrer le sol sous nous. Il a tellement plu que par endroit l’eau envahit les infrastructures touristiques.
Le camping Wabasso nous accueille pour une nuit sans service, mais en revanche pour une nuit with a lot of black bears. J’ai demandé vraiment, vraiment a lot of ? Le monsieur de Park Canada m’a répondu : oui, beaucoup, beaucoup de ours….Voilà….A part cela c’est un très bel endroit, sauvage à souhait, mais connu des moustiques.

Bow Vallee – 15.7.12

 Dimanche 15 juillet 2012
J’ai encore envie de voir le Mont Rundle, belle montagne de 2937 m. qui surplombe Banff.
Sommes étonnés de voir que la ville est à 1407 mètres d’altitude. Il fait pas chaud, 15°.
La route se poursuit par la promenade de la Bow Vallee. Un premier caribou nous arrête au bord de la route, créant un bel embouteillage.

Nouvel arrêt plus loin pour un ours noir. Ne le verrons que de très loin.
Les haltes avec lodges qui ponctuent la route sont extrêmement bien faites en bois rond avec toit rouge.

Re-embouteillage. 2 gros caribous en bord de route. J’ai filmé, puis photographié. Me suis pas rendue compte que tout le monde s’éloignait. J’ai bien failli avoir les trous de nez dans mon viseur !!!! Quelle trouille…

A Lake Louise pas de place de camping. Un monde de cinglés. Nous montons au lac et pour faire plaisir au Loup, on louera un canoë durant une heure. Génial ! J’ai adoré ! Non, on a pas tourné en rond pour avancer. Mauvaises langues ! Nous avons très vite trouvé notre rythme et parcouru tout le lac, surtout les coins inaccessibles à pied.  Trop bien, je recommence n’importe quand.

Fairmont de Lake Louise

Nous débutons maintenant la Promenade des glaciers. Nos permis d’accès au parc nous ont été réclamés, mais nous sommes en règle.

Cherchons de suite un camping, vu la difficulté à trouver de la place et aboutissons au Mosquito Creek. Un truc simple au bord de l’eau.
Je veux pas cafter, mais les Indiens d’Inde qui squattent le plus bel emplacement et font du feu sans payer pour partir ensuite, c’est moche ! D’autant plus que c’est l’emplacement que je convoitais.
Le Loup s’affaire au feu, le ptit saumon va être grillé pour la plus grande joie de tous nos voisins….

Mon Loup-bûcheron adoré !

Vendredi 13 : Banff

Dormis comme des marmottes, levés vers 8h00. Petit-déj. et préparatifs pour lever le  camp. La biche vient encore brouter vers nous une dernière fois. Trop joli.

Le loup veut absolument que l’on aille dans un General Store (nous n’avons plus grand chose à manger et à boire). C’est drôle, j’ai toujours pensé que le problème avec moi c’était de les éviter !!!!  Quelle aubaine ! je m‘en réjouis d’avance. Et en plus je trouve très vite !
Un truc étonnant : l’heure c’est l’heure dans les campings. Du bruit jusqu’à 22h00 et là tout s’arrête, les mômes, les génératrices (il n’y a plus que nous qui parlons encore fort 😉 et cela jusqu’à 8h00. A 8h01 : tout redémarre : les gosses, les génératrices, les cris des mamans, etc…
Je conduis jusqu’à Cranbrook et nous dégotte un supermarché de derrière les fagots : Zeller’s.
Le bureau de poste à côté nous fournira les timbres nécessaires pour vos cartes. Ne courrez pas à vos boîtes aux lettres on a pas encore commencé !
Nous prenons la route qui mène vers les parcs nationaux. A Invermere je souhaite trouver la délicieuse pâtisserie dont parlait Doreus en Alberta dans son blog. Suis pas sûre qu’on soit tombés dessus….Faut dire que je me souvenais pas du nom, c’est pas malin, hein ? Mais c’était un bon en-cas, un café ultra amer complétant ce frugal repas.

La viande est découverte ainsi que du saumon. Nous futurs feux de camp s’annoncent délicieux.

Je me rappelle très bien de la route, de tout. Radium Hot Springs, sans son mouflon cette fois.
Grande émotion à l’entrée du parc de Kootenay.
Je m’en souviens comme si c’était hier, mais c’est encore plus beau. Ces gorges et ces falaises rouges qui bordent la route. Nous verrons 5 cerfs de Virginie et le Mont Assiboine imposant 2900 mètres et des brouettes…Avec des névés dessus.
Une glace est vite engloutie pour cause de chaleur et les explications données sur un immense incendie ayant eu lieu en 2001 sont lues. Incendie dû à la foudre, ensuite le vent s’est levé, le feu était inarrêtable par les pompiers et s’approchait de plus en plus d’un lodge. L’hôtel a été évacué et par souci d’écologie, le feu a été copieusement accentué, puis maîtrisé. La nature pourra ainsi se régénérer.

Pour permettre aux animaux de traverser la Transcanadienne tout en restant en vie, des passages pour animaux ont été aménagés au-dessus de l’autoroute.

Banff commence à être annoncé, nous quittons le parc de Kootenay, la Colombie Britanique et passons en Alberta avec une heure d’avance, changement de fuseau horaire. Nous arrange pas ça, surtout que l’on ne s’en rendra compte que très tard.

Comme nous sommes en vacances, nous ne savons plus quel jour nous vivons.
Mal nous en a pris ! Vouloir trouver un camping avec les services un vendredi soir à 18h30 à Banff, cela frise l’inconscience….
En plus nous nous sommes mal embarqués dans la ville et avons snobé la station Shell. Risque de panne sèche imminent. Bonne ambiance dans le RV,  le Loup n’en menait pas large. En plus quand c’est comme ça, vous avez remarqué comme tous les indécis et mauvais conducteurs se trouvent sur votre passage ?
Sommes refoulés du premier camping, le second nous accueillera pour deux soirs, sans services après une heure d’attente (sommes pas les seuls à s’être faits avoir !). Par chance les parcs se sont bien modernisés, il y a maintenant des coins WC et douches, cela n’existait pas auparavant.

Nous boxons les moustiques. Il y en a plein, le temps est devenu orageux. C’est hyper étonnant, on voit tous les autres gens se promener dehors en chemisette et short et ils ne se font jamais bouffer. Nous devons être du premier choix, je suis constellée de piqûres urticantes au possible. Sommes maintenant enduits d’un truc odorant pour les éloigner, et puissant aussi, il faut s’en mettre dehors sinon on déclenche l’alarme incendie du RV !

Le Loup prépare le feu, un super sirloin de l’Alberta nous régalera et demain à nous Banff !

Samedi 14 juillet

Il a fait tellement chaud, 27°, que le ciel s’est obscurci et le tonnerre a grondé une bonne partie de la nuit (nous n’aurons pas de pluie).

Le Loup a beaucoup rêvé cette nuit. Il s’est pris la tête avec un problème de calcul de Xena, notre petite-fille : une équation à plusieurs inconnues dont une en pourcentage. C’est fou ce qu’on leur demande de résoudre à 5ans et demi !!!

Ensuite c’est avec la panne de frigo qu’il s’est pris la tête. A sorti tous les modes d’emploi, tournevis et trousse à outils et a bricolé un moment sous le regard goguenard des autres mecs qui passaient. Mais il est trop fort mon Loup, il a tout réparé.

Mon étonnement va grandissant quand je vois ce que nos voisins parviennent à caser dans leur voiture, je parle de voiture normale, pas de gros 4×4. Généralement 4 personnes (dont les gabarits varient) + des tas de  trucs qui sortent, comme du sac de Mary Poppins : genre tente de camping, bâches, batteries de cuisine, etc…! Incroyable..

Le temps est très nuageux, il fait 17°.



Le Loup a sa rue !



Evidemment à Banff je me suis laissé aller à une séance de shopping dans les règles. Le Loup a été très courageux et complaisant. Ne s’est pas plaint une seule fois. Enfin mon dernier passage à la Baie (Compagnie de la Baie d’Hudson = Bon Génie) lui a paru nettement de trop, il est resté assis dehors sur Banff avenue.

Evidemment aussi après c’était au Loup de devenir le  chef de l’emploi du temps et il propose que nous montions au Mont Sulphur (2427 m.) par le télécabine. Nous ne le ferons pas à pied, d’abord c’était par crainte des ours, puis on a vu que c’était un large chemin, et çà ça nous cassait les pieds.

Banff depuis le Mont Sulphur

Il y a un monde de fou là-haut en plus des moustiques ! Irons à pied jusqu’au pic Sanson voir l’observatoire. Sanson est le type qui est monté plus de 1000 fois par tous les temps pour pouvoir donner la météo à Banff à une époque où le télécabine n’existait pas. Parfois pris par la tempête il restait en haut et s’était fait un abri. Courageux.

Les parois sont très abruptes et l’impression de vide est assez présente. Le Loup est pris d’angoisse par tout ce monde qui nous entoure. Il y a de quoi.

La descente se fera sous la pluie.

Bow Rivers Falls : Impressionnantes, quel débit. L’endroit est magnifique, nous longerons la Bow River un moment.

Un orage éclate, violent, magistral. Comme on connaît bien le coin maintenant, nous nous garons dans une petite rue gratuite et bouquinons.

Lors de l’accalmie nous cherchons du wifi pour vous envoyer notre prose.

Je demande au Loup si les moustiques disparaissent avec la pluie, me répond que non, il en a croisé un en maillot de bain !

Starbucks nous accueille et y resteront tard. Le Pub irlandais où nous voulons aller, le St James’s gate, est plein. Nous revenons 30 minutes plus tard. Pour les messieurs, pas pour les maris, il y a de ravissantes serveuses en mini kilts, et en plus elles sont sympas.

Fish & chips toujours aussi délicieux. L’Apple pie a l’air pas mal non plus et moi j’ai essayé l’Irish Coffee (je voulais voir s’ils sont meilleurs dans un pub irlandais : OUI).

Belle surprise en retournant vers notre flèche d’argent. Un cerf boullotte la garniture du square sur Banff Avenue. Tout le monde est étonné, il n’y en a jamais dans la ville d’habitude.

 

The first one ! 12 juillet 2012

Après une excellente nuit, je me réveille en iroquoise, les cheveux dressés sur la tête. Je ne dois jamais me laver les cheveux le soir sans les sécher. Je devrais le savoir !
Le Loup est allé faire son tour en douce jusqu’à la plage. Deux squirrels se courraient après dans les arbres, stoppent leur course dès qu’ils le repèrent, font deux pas, s’arrêtent à nouveau. Puis rassurés reprennent leur course effrénée.
Pendant que nous déconnectons tous les services du RV, un écureuil nous crachote ses reliquats de pives. Copieuse attaque.
La route reprend granitique (on s’était aperçu que l’eau ne rince pas) avec plein d’éboulis, jusqu’à Cristina Lake.
Dans un jardin une biche se repose à l’ombre et dans les méandres d’une rivière une horde de chevaux sauvages se désaltère.
Nous sommes vraiment hallucinés par l’inconscience des gens face au soleil, ils roulent en décapotable ou moto, sans chapeau en grand décolleté, le cancer de la peau ne les effleurent pas.
Entre Castlegar et Nelson 3 barrages impressionnants, bouillonnants.
La ville de Nelson est toujours aussi accueillante, son Visitor info nous autorise à nous connecter (le wifi ou le réseau de téléphone étant souvent inexistants, ainsi que le 9ll d’ailleurs aussi).
Un manque de caféine se fait sentir et nous dégustons 2 excellents expressi très joliment servis.
Même 4 ans après je me souviens de l’outlet Patagonia et très sûrement j’y entraîne mon Loup. Magasin toujours aussi attrayant.
Tout cela donne chaud (surtout par 34°) et une énooooorme glace est indispensable…..
Une petite trempette de pieds dans la Kootenay River glacée est tout aussi indiquée.

Nous attaquons ensuite le Kootenay Pass, 1774 mètres, des panneaux nous informent que des moufflons peuvent nous sauter dessus. Que  nenni ! C’est un ours noir que nous découvrons au bord de la route à 3-4 mètres Wladimir dixit ! Nous stoppons et le filmons. Belle rencontre.

Le Loup aura conduit toute la journée comme un chef. Il nous a déjà maté notre flèche d’argent de main de  maître.
Ce soir nous sommes au Moyie Lake campground (parc provincial) feu de camp, baignade, 2 biches se désaltèrent et broutent à proximité.
Il est étonnant de constater l’évolution dans les campings natures. Certains viennent avec leur génératrice et provoquent une désagréable pollution sonore.

Parc Manning

Nous y avons super bien dormi dans ce camping onéreux. De plus nous n’avons eu aucune difficulté à retrouver la transcanadienne. Embouteillage monstre en direction de Vancouver. Il y a des travaux gigantesques, notamment la construction d’un grand pont haubanné.
Nous longeons la frontière américaine de l’Etat de Washington.
Un arrêt à Harrison Hot Springs pour une balade au bord du lac. Il est étonnant de constater que les Nord Américains aiment à se rôtir au soleil sans protection. Nous avons mal pour eux tellement ils sont rouges.
Nous avons vite vu des paysage merveilleux, notamment plein de bois flotté sur la rivière. Voulant les photographier nous prenons une  sente et je remarque une peau de serpent. Ne souhaitant pas passer pour une poltronne, je le dis juste comme ça, en passant. Le Loup y regarde de plus près et rigole :  C’est pas une peau de serpent, mais une mue d’élastique !!!!
Proche de là nous visitons la Ferme Kilby et serons vite accueilli par un vieux chien, qui nous reniflera amicalement et retournera sous son arbre à l’ombre.
Belle ferme, plutôt riche : belle vaisselle, beaux vêtements, un Général Store bien garni le tout dans le jus du 19ème .
En revanche les animaux vivants ne sont pas du 19ème, et  il y en a de toutes sortes. Mr Pipes, le poulet blanc, élevé par des humains se comporte comme tel, nous suit partout et se laisse porter et caresser.
Le loup ayant conduit jusque-là, décide d’utiliser la caméra et je me retrouve au volant. Je suis un peu crispée. Il est gros notre camion, mais hyper agréable. En roulant je verrai notre premier cerf, une heure après ce sera le tour d’une biche.
La fatigue se faisant sentir, le Lightning lake campground dans le parc provincial de Manning nous accueille. Il a fait 29°. Nous ne ferons pas de feu, alors les moustiques passeront à l’assaut. Avons fini notre poulet (pas Mr Pipes, bien sûr !) avec de la salade. Etonnante la  salade chez eux. Elle est bien lavée et rangée telle un millefeuille bien compacte, super !
Tellement crevé le Loup s’endort à 21h30 et moi une heure après.
Je vais maintenant vous donner LE médicament contre les piqûres de moustiques : Le Rescue.
Je ne l’ai pas trouvé toute seule ce truc, c’est ma copine Michèle qui me l’avait divulgué et c’est vraiment un miracle.
Le lendemain à 5h30, le Loup est debout et malgré les ours qui rodent, il va découvrir le Lac Lightning. Les nuits sont très fraîches, recouvertes de deux édredons et couvertures, je dos royalement jusqu’à 7h30.
Bizarre les couettes, elles ne sont pas chaudes du tout. En revanche les couvertures Fraserway, sont elles hyper chaudes. Ils auraient dû faire les couettes en couvertures….
Comme il a échappé aux ours, le Loup revient et prépare tout pour le petit déjeuner. Copieux le ptit déj. Les écureuils alléchés par l’odeur des céréales entourent déjà notre maison. On dirait des voitures de courses comme celles qu’avaient mes frères  pour leur Scalextric.
Re-lac avec moi et en remontant, un lièvre se trouve au bord du sentier. Il gambade un  moment et s’éclipse.
Les paysages qui défilent ensuite sont somptueux d’abord un col puis aride, des vignobles, le temps est magnifique, la température l’est moins : 36° à l’ombre…
De nombreux marchés de fruits bio nous tendent les bras et on craque pour des cerises croquantes, des pêches et un oignon blanc énorme.
Partout nous voyons des écriteaux : No National Park ! Puis un dernier : Maybe National Park !
Un hamburger sera englouti au bord du lac de Osoyoos, on ne s’attarde pas il fait trop chaud. Le picnic sera fait sur les hauteurs, mais nous n’avons pas très faim.
Ce soir le camping Cascade Cove nous accueille. Je suis triste, une grosse chatte se laisse caresser et en pensant à ma Chanel, je me mets à pleurer.
L’emplacement que nous finirons pas nous trouver est agréable, une tentative de baignade échoue l’eau étant glacée. Faut dire qu’ils ont eu un temps épouvantable avant notre arrivée.
Petite lessive, mais oui et apéro-bière devant notre linge « façon Naples ».
Repas, dodo et à bientôt.
Nous vous embrassons tous très fort.

Burnaby

Debout à 5h30 ! Le Loup tourne déjà partout et tente de me réveiller en faisant sournoisement du café. Evidemment ça marche. Vous vous y retrouvez ? j’en ai déjà un peu parlé hier…
Faisons rapidement les bagages et à 7h30 : petit déjeuner. Nos voisins de table sont un couple de Néo-zélandais charmants. Nous placoterons un moment et retour dans la chambre pour téléphoner à Fraserway. Le rendez-vous est donné entre 10h00-10h30.
Comme il est tôt je fonce sur Robson pour quelques derniers achats. Pas de bol les magasins n’ouvrent qu’à 10h00…. Dépités, nous faisons une belle balade dans les rues de traverses.

Une fois quittées les artères touristiques et commerçantes, on se retrouve à la campagne : maisons coquettes, jardins fleuris, rues ombragées et 3 chats et même des jardins potagers ce qui nous a permis de découvrir le comment de la pousse des artichauts.

A 10h00 pile-poil, nous sommes au garde-à-vous au bord du trottoir les sacs sagement assis à nos  pieds. Et ce couillon de mec de chez Fraserway qui n’arrivera qu’à 10h40…
Une fois chez Fraserway, nous remplissons les paperasses et réceptionnons notre flèche d’argent. Pour les maris : un Ford 4×4, 8 cylindres, 350 chevaux…..Le hot-dog et le café sont offerts par la maison.
Pour la première journée, nous avons décidé de faire peu de kilomètres et Fraserway nous a
indiqué un camping relativement proche de Vancouver, ce qui ne nous a pas empêché de nous tromper, de faire des kilomètres inutiles et de nous retrouver déjà dans un Visitor Center avec notre question traditionnelle : On est où ? Elle nous a gentiment sorti du pétrin.

Un camping proche de Vancouver, ça coûte un bras ! Il n’a d’exceptionnel que le prix !

Nous nous installons. Chaton est tout époulaillé : y a pas de place, mais alors pas du tout. Et de regretter d’avoir emporté autant de bagages. Mais le Loup, toujours zen s’occupe à gérer ce moment difficile et chaque chose trouve une place.
Côté coquille : ce n’est pas exactement comme nous le pensions. Tous les aménagements pour l’eau, l’électricité et toilettes sont très bien pensés, l’intérieur un peu moins.  Très peu de rangement. Mais tout va bien.
Pour nous réconforter de tout cela nous nous boirons une Molson sans alcool.
Nous espérons que vous allez tous bien, que Sandra et Chanel s’habituent l’une à l’autre.
Nous pensons à vous et vous embrassons fort.

Stanley Park

Ce matin levés tôt, décalage horaire oblige.
Petit déjeuner copieux pour le Loup, moi je me modère, faut dire que les patates rôties et œufs brouillés-bacon, je ne peux pas. Il me faut mes tartines.
Nous nous faisons refiler des tickets de bus pour un tour de ville qui incluent le Parc Stanley.
Nous partons donc dans notre bus et faisons le tour de ville. Nous sommes enthousiasmés. C’est beau, on voit que les JO ont eu lieu, Ils ont tout refait, tout est accueillant, partout. Passons un long moment àsur la place du Canada.

Après un premier tour au petit matin, moment où il n’y avait personne sur la route, nous faisons ensuite quelques courses et reprenons le bus, nous faisons déposer au début du parc aux Totems poles et en ferons le tour à pied. Incroyable cette ville qui a des plages qui donnent sur  des tas de soufre et des tankers.
Les hydravions décollent et atterrissent régulièrement, nous nous surprenons à rêver de faire un petit vol-découverte…
Le bord est séparé en deux pistes, l’une pour les piétons, l’autre pour les vélos, et nous sommes heureux de ne pas être cyclistes tellement ils sont nombreux. Heureusement aussi qu’ils roulent tous dans le même sens !
Ils ont mis 60 ans à construire ces pistes.
Nous ne verrons aucun ratons-laveurs, nous avons eu beau demander où se trouve la buanderie, personne n’a su nous répondre. Nous étions obligés de le demander en français, parce que demander : « Where is the washroom for the raccoons » ? On nous aurait regardé de travers !  Nous sommes un peu déçus, mais ce n’est que le premier jour. En revanche, nous avons vu un rat qui lavait rien du tout …. sur le bras d’une fille, dans la rue.
Bilan de la balade sur une douzaine de kilomètres : 1 écureuil et des canards râleurs, deux grosses grues grises.
Vancouver est une ville immense, tellement multiculturelle (on y parle 35 langues) que nous sommes incapables de dire qui est « blaireau » comme nous, ou indigène.
Nous avons parlé de l’hôtel qui est bien placé, mais ce qu’il faut rajouter c’est que c’est la plus belle chambre que nous n’ayons jamais eue, spacieuse, calme, vue épatante en angle avec des fenêtres partout, elle est géniale. Merci à Nicolas (de l’agence Transcontinental de Chêne-Bourg) pour son choix.

Le Loup est mort de fatigue, le jetlag a raison de lui. Moi je suis tellement contente d’être là que je n’en ai plus. Je suis déjà à l’heure locale. Je me suis immergée totalement et immédiatement dans cette ville que nous aimons tous les deux et où nous songeons que nous pourrions vivre.
Mon Loup est un voyou, comme il s’ennuyait debout dès potron-minet, il a fait du café. Vous avez déjà pu, vous, résister à l’arôme enchanteur du café ? Moi non plus !
Tout à l’heure nous allons chercher notre maison, l’aventure commence….
Ah la la ! L’appareil de photos se cache dans l’étui de la souris, sacrée Jujunette !

Arrivée à Vancouver

Sommes partis à l’heure (15h40) Encore mangé à Cointrin avec Edith qui nous a accompagné.

Le trajet jusqu’à Londres c’est très bien passé.
Depuis Londres nous sommes partis avec presqu’une heure de retard. Nous étions dans un 747. Surfait le 747 pour la classe économique. Place très étroite, on ne peut pas quitter le ghetto des pas nantis et aller se balader à l’étage et pas assez de toilettes… Je me suis bien tenue dans l’avion, c’était d’autant plus facile qu’il n’y a eu aucun trou d’air. Un vol parfait.
Vancouver : magnifique ville, dès l’aéroport. Tout est propre, beau, intéressant. Nous tombons direct sous le charme. Ca sent la mer, on voit les montagnes.
Le chauffeur de taxi était agréable et l’accueil à l’hôtel Blue Horizon est sympa et drôle. Nous sommes au 17ème étage, avec balcon sur le Pacifique.
Nicolas, ton choix est é-pa-tant. La chambre en angle avec fenêtre partout est immense, bien aménagée, literie  impeccable. Et alors me mettre au centre d’autant de magasins en quittant l’hôtel, c’est un coup  de maître !
D’autant que comme il y a un balcon, nous pouvons ouvrir la fenêtre et si nous ouvrons la fenêtre ? L’air conditionné s’arrête immédiatement, CQFD !
Hier soir vite avant 21h, première visite chez Roots, mon magasin canadien de prédilection et premiers achats.

Un ptit saumon à l’hôtel et hop au lit, même Jujunette (vous savez notre petite mascotte).