Pointe de Tourtemagne (3079 mètres) – 6 octobre 2012

Nous nous sommes levés vers 9h00. Il a fallu barder ensuite parce que le funiculaire à cette époque, il n’y en a pas toutes les dix minutes comme en hiver, mais toutes les heures. De plus nous avons eu de la chance, car nous croyions qu’il était à 11h00… et en fait il est parti à 10h50.

Il y a un peu de marcheurs. Plusieurs vététistes sont d’attaque pour dévaler « Tignouza ». Il fait très beau et chaud.
Nous marchons d’un bon pas sur le sentier des planètes que je vous ferai visiter une autre fois. Les arbres commencent à peine à jaunir, mais les rampants : myrtilles par exemple, sont rouge vif. Splendides.

Nous quittons ce sentier pour un autre, moins connu qui passe par un pierrier. Les marmottes se sont tues, elles ont commencé leur long sommeil d’hiver.

Nous débouchons dans le vallon du Tounô, malgré un mal de gorge débutant (merci à ma patronne qui hésite à se soigner), j’ai la forme.
J’allais oublier de vous dire un détail très important : j’ai perdu deux kilos (non je ne vous dirai pas mon poids, sachez juste qu’il y a deux kilos de moins !) suite à une intoxication alimentaire. En effet nous avons mangé du poisson en action de la Migros, le Loup ne l’a pas mangé en entier, il en avait assez. Moi j’ai voulu lui faire honneur parce que franchement j’ai de la chance, mon Loup il fait à manger tous les jours. Et je me suis retrouvée malade comme un chien, nauséeuse. En revanche les deux kilos en moins, ça j’adore et en montagne ça change tout.
Nous évitons le marais du Tounô en passant à gué sur les cailloux. Ne pas les rater sous peine de chaussures remplies d’eau !
Nous parvenons juste avant le lac du Tounô et nous installons pour un petit pique-nique. Pourquoi pas au lac, me direz-vous ? Parce qu’il y a des gens qui troublent trop la tranquillité du lieu. Nous aimons le calme quand nous sommes en pleine nature.
Puis les choses sérieuses commencent. Le Loup cherche un passage, parce qu’il n’y a pas de sente. Nous grimpons sec. C’est magnifique, nous voyons en contrebas le lac. L’herbe qui nous entoure est rase et brune, beaucoup de pierres partout. De temps à autre de toutes petites gentianes, minuscules, qui résistent tant bien que mal au froid et au vent glacial. Je respire mal, j’ai mal à la gorge, vraiment, ainsi qu’à un poumon (ce coup-ci c’est moi qui souffre du poumon). Le Loup propose que nous allions jusqu’au col, ce sera déjà pas mal.

Oui, mais une fois au col, on a aucune envie de redescendre. Nous poursuivons et allons de cairn en cairn. Nous arrivons sur l’arrête. J’ai un peu la tête qui tourne, tout ce vide partout. Puis progressivement je m’habitue. Le Loup  me fait asseoir et boire du thé.

Puis il reprend son sac. Je dois faire de même. J’ai un peu les fougnettes. Il me brusque, ne me laisse pas entrer dans la spirale de la peur. Pour ne pas m’effrayer davantage, il prend un itinéraire un peu à l’écart de l’arrête et tout va bien. Nous arrivons au premier cairn du sommet, je suis ravie, puis au second, je suis fière comme Artaban. J’ai réussi !!!

 

Je regarde partout et trouve que c’est magnifique. J’ai fait des progrès, auparavant je voulais qu’on redescende illico presto, ce qui était très frustrant pour les autres ! Prenons des photos, la vue est splendide : la Dent Blanche, majestueuse, toute la couronne impériale.



Weisshorn et Bishorn, j’ai oublié de photographier la Dent Blanche !!!



 
Il fait un froid épouvantable depuis le col. J’ai mis sur moi tous les habits emportés et je grelotte. Le vent est tumultueux là-haut, il nous bouscule.
Le chemin du retour est entamé par un saut. Nous devons passer une faille profonde que nous avons évitée à l’aller en escaladant un bloc. Maintenant pour éviter la désescalade, il faut sauter. Le Loup y va en premier. Il prend son élan et arrive à pieds joints de l’autre côté. Moi j’hésite. Il me dit : « fais-le seulement si tu le sens ». Je le sens très moyen. Mais quand il dit « c’est la tête qui commande ». Alors ça, ça m’énergise, je prends mon élan et saute, mais pas à pieds joints et je réveille mes « Morton ». Le reste de la descente se fera facilement. Nous n’avons vu aucun animal, seulement des crottes de bouquetins. Dommage.

Puis retour. C’est long.
On a mal aux jambes. C’est long.
On reprend par la sente et par le pierrier. C’est long.
On ne passe pas par les cascades, c’est trop pentu et le Loup a mal aux genoux. C’est long.
On prend le sentier qui nous mènera à Chloro. C’est vraiment long.

Puis retour au chalet pour nourrir Chanel et lui donner son médoc et nous nous précipitons au Prilett pour un repas bien mérité.
Le Loup se régalera d’un hamburger, moi je prendrai la salade de chèvre chaud au miel, dont je raffole, mais malheureusement l’innovation du chef : les légumes au vinaigre, ne me plaira pas, trop de vinaigre. En revanche la rémoulade de céleri, ainsi que le fromage miellé, sont divins.
Nous aurons marché sept heures trente pour un dénivelé de 1000 mètres à la montée et (comme nous sommes redescendus jusqu’à St-Luc sans le funiculaire) de 1430 mètres à la descente. Sommes cuits !

Psssst ???

Psssst !!! Vous êtes là ????

J’ai oublié de signer mon post. Mais vous aviez compris que c’est moi, Chanel, qui pique en douce le blog de « maman » pour faire mes commentaires à moi. Vous pensez qu’elle s’en est aperçue ?
En tout cas moi, j’ai oublié de vous faire des léchouilles dans « l’Intruse », alors je vous en fais le double maintenant :-))
A bientôt.

Chanel   >^o^<

L’intruse

Non, mais je rêve ! C’est c…e de Chatouille s’est introduite dans le chalet pendant que j’avais le dos tourné ! J’y crois pas !
Moi j’étais tranquillement avec « papa » dans le jardin en train de choisir mon herbe, vous savez au-dessous du chalet. Je dois faire bien attention parce qu’ils ont mis de la ciboulette, pouahhh, de la menthe, re-pouahhh, mélangées à mes herbes de prédilection.
Donc je mâchouillais tranquillement et tout à coup j’entends « maman » qui demande :
         Où est Chanel ?
         Avec moi, répond « papa »
         Tiens-la serré, crie « maman », Chatouille est là.
Moi évidemment j’allais pas rester les pattes ballantes, je bondis. Mais « maman » me barre la route et je dois rentrer dans le chalet, comme si c’était moi la fautive, alors que cette @%*&*@ de Chatouille se prélasse sur MA dalle en plein soleil.
Mais je fais volte face et dresse tous mes poils, ma queue devient un vrai sapin et je feule. Fait moins la maligne l’autre maintenant, elle déguerpit…
Et comme je trouve marrant, je continue à feuler, surtout quand je sens sur « maman » l’odeur de cette idiote.
Espérons qu’elle aura compris, sinon je recommence, foi de Chanelinoulinette !!!

Cabane de Moiry – (29 septembre 2012)

Je tenais à vous remercier pour tous les commentaires que vous m’envoyez, mais je trouve dommage que vous les fassiez sur mon mail. N’ayez pas de crainte, inscrivez-les dans les « commentaires  » en bas du blog. Faites-en profiter mes autres lecteurs, car vous êtes aussi tous furieusement drôles.

D’autre part, si vous voulez agrandir les photos, cliquez dessus.

C’était le week-end dernier, il faisait un temps affreux à Genève et bien à St-Luc aussi, mais cela ne nous a jamais empêché d’aller faire quelques pas… Et le Loup a de nouvelles chaussures à essayer, alors….  Les autres, les « oranges » sont devenues la propriété de Vaé.

Chanel est venue me tirer du lit pour aller faire un tour dans le jardin, moi j’ai froid déjà avant de mettre le nez dehors. Il a plu. Je vois que mes dahlias se plaisent bien en altitude, ils sont magnifiques.

Petit déjeuner pris, pour moi très léger, j’ai pas mal grossi durant l’été, faudrait que je songe sérieusement à un petit régime…Moi qui adore manger….
Chloro reprend la route du barrage et nous dépose au bord du bassin de décantation. L’équipement est vite enfilé. Nous ne prenons pas le sentier habituel. Une jolie montagne est attentivement regardée en vue d’une prochaine balade. Le Loup s’amuse à faire de belles empreintes avec ses nouvelles pompes, mes marques à côtés sont plus floues.

Il pleuvine, le brouillard est en haut.

La vue sur le lac et le glacier : sauvage.

Ca y est, j’ai chaud maintenant ! La valse des vêtements commence. Là j’enlève des couches.

Nous traversons un endroit plein de cairns et de stonehenge miniature.

Amusant ! Je photographie, c’est plus facile que les marmottes…

Sur le glacier une équipe de cinq fait des exercices. On les voit se suivre à la queuleuleu.





Mais où est Charlie ??

  

Un passage plus raide équipé de chaînes est vite passé, nous rejoignons le sentier habituel.

Un autre passage encore un peu plus raide est également passé, et ensuite les lacets qui mènent à la cabane, monotones.

La couleur des pierres est intéressante, presque violette. Le brouillard descend. Nous sommes cernés. Tout à coup, un drôle de caquetage, nous tournons la tête. Nous venons de lever quatre lagopèdes blancs, déjà en habit d’hiver. C’est beau ! Mais ça a un cri couillon…
On ne sait pas vraiment où on est, on voit rien.
Et enfin la cabane se dresse devant nous. J’ai trouvé court.

Elle est belle cette cabane et sa nouvelle rustine aussi. Très moderne, en cuivre et verre, avec un mobilier en bois, elle doit être confortable. Il commence à neiger.

Pendant ce temps, comme la cabane n’est plus gardiennée, le Loup a ouvert le local hiver. Là nous sommes enchantés. C’est beau, confortable, il y a tout ce qu’il faut, même de la lumière.

 Deux dortoirs sont laissés à disposition.

Les tarifs et le livre de cabane se trouvent à l’entrée. Il est habituel de s’y inscrire, d’indiquer son nom, les dates de passage et la course envisagée. Et évidemment de payer par bulletin de versement sa nuitée, le bois utilisé, etc…Nous cassons une petite graine, puis nettoyons tout et rangeons.  Je me réjouis de remonter durant l’automne avec tout ce qu’il faut pour manger et ….ma couette. Non, je rigole ! Je me mettrais dans les couvertures de l’armée qui  piquent et ne tiennent pas chaud même quand on les empile et ont une odeur bien à elles.

Un petit saut au WC (extérieur à la cabane) avant de redescendre, il y en a un laissé à disposition, bien équipé. Nous donnons nos déchets au chocard qui nous tourne autour, le Loup relace ses belles chaussures

et  nous redescendons toujours dans le brouillard, avec parfois de la pluie. Il fait un froid de gueux.

Par intermittence nous voyons le glacier avec son équipe qui travaille toujours et de très belles crevasses, certaines sales et d’autres très bleutées.
Bientôt nous sommes en bas. Un arrêt à Grimentz au restaurant les Mélèzes où l’accueil est de moins en moins agréable  pour un café.

Puis retour chez Douchka où Chanel nous attend avec impatience pour aller faire son tour dehors.

Bulletin de santé

J’aurai dû me douter quand on m’a mis dans ma caisse dimanche soir que deux mois s’étaient écoulés et que j’avais rendez-vous avec le docteur… Ca n’a pas manqué. Deux jours après « papa » me transportait chez la dame qui me rase un bout de patte et me prend du sang. J’ai horreur de ça ! Enfin c’est pas tout à fait vrai, ce que je déteste, mais alors déteste, c’est quand elle me prend la température…
Alors pour les faire enrager, je veux jamais sortir de ma cage, je montre les dents et les griffes aussi. Mais « papa » est courageux et il me tire dehors, je m’agrippe tant que je peux à tout ce qui me passe sous la patte. Une fois je l’ai vraiment enquiquiné, il a dû démonter la cage autour de moi. Ca m’a bien fait rire…
Enfin bon, j’ai eu ma pique-pique et en rentrant à la maison, « papa » était tellement culpabilisé que j’ai eu droit à des treets, à tout ce que je voulais, c’était drôlement chouette. A ce moment-là je peux même refuser que l’on me passe au mange-poils, vous savez la brosse avec laquelle ils enlèvent mes soit-disant vieux poils…
Et le soir « maman » a téléphoné pour avoir le résultat. Y faisaient des drôles de têtes tous les deux, z’avaient l’air triste.
Mais comme je suis restée longtemps à St-Luc j’ai eu le temps de me retaper et mes résultats s’étaient beaucoup améliorés et j’ai même grossi.
Ils étaient heureux, ils m’ont sauté dessus pour me faire plein de bisous.

Je vous fais plein de léchouilles.
Chanel

Foire du Valais – 27.9.2012

L’automne arrive et avec lui la Foire du Valais (http://www.foireduvalais.ch/fr/) . Un incontournable pour nous.

On se donne rendez-vous à Martigny. Moi j’arrive de Genève et le Loup de St-Luc.

On voulait laisser Chloro à la gare et prendre les navettes et trains gratuits, mais le parking de Chloro coûtant 10.-, on n’a pas trouvé très gratuit !

Du coup elle s’est retrouvé dans un grand champ, pas loin de l’entrée, sentant bon les copeaux de bois pour le modeste prix de 5.-

Il est déjà presque 15h00 et nous n’avons rien mangé, nous nous réservons pour un schubling, salade, frites, bière, choses dont nous raffolons dans les foires.

Il fait un temps magnifique.

Ensuite nous ferons le tour des stands. Tous les concours proposés seront effectués, les machines, outils et instruments de jardin et autre seront attentivement étudiés par le Loup pendant que je goûterai tout ce qui est mangeable et me laisserai tenter par le bagout de tous ces camelots. Le Loup surveille bien son Chaton, nous ne glanerons que des prospectus.

Nous serons tout de même extrêmement tentés par une machine à café, fort jolie, pas celle de Georges, une autre de fabrication genevoise, qui ne vend pas sa machine, mais les doses de café, recyclables, dont l’achat d’un certain nombre vous donne droit à la machine. Ce fut diaboliquement tentant…

La « Route du Québec » (http://www.larouteduquebec.com/)  nous a aussi ouvert son stand. Accueil chaleureux dans ce parler québécois si chantant dont nous raffolons. Je porte un T-shirt « Roots », ça crée tout de suite des liens. Une veste hyper chaude, hyper rouge, sera acquise et un T-shirt pour le Loup, avec un juron canadien… Nous tournerons résolument le dos aux divins biscuits à la crème d’érable, estimant que nous en avons assez profité en B.C. On placotera un petit moment, puis nous nous quitterons bons copains, et même une paire de gant en peau me sera offerte, cadeau pour accompagner ma veste. Je vous l’dis, les Canadiens sont des gens adorables.

Ensuite c’est « Aventure 3000 » (http://www.aventures3000.com/) un autre stand canadien proposant des expéditions en motoneige, raquettes ou chiens de traineau qui nous passionne. Le Loup écoutera le guide et moi je piquerai une bonne p’tite jasette avec sa femme. Très très bon moment….

Encore un p’tit tour vers les animaux où une chèvre me tètera le doigt avec volupté, et pour finir l’exposition sur l’odyssée de l’espace : passionnante, à voir ABSOLUMENT.

Les gens arrivant par wagons, nous quittons les lieux, mangerons une pizza au Ghiottone, pizzeria à Sierre recommandée par Edith et André. La cadre a été refait, les serveurs très serviables et sympas, pizza excellente.

Retour Douchka où Chanel se tient derrière la porte, outrée d’être restée seule si longtemps, sans que sa gamelle soit re-remplie 😉

 

Marchouille vue par Vaé

Tout le monde me le réclamait : voici enfin le tant attendu « notes de marchouille » de Valérie !
Bonne lecture.


En avant pour le retour des notes de marchouille!!

Chez Douchka, l’impatience est à son comble de part et d’autre, surtout d’autre en fait, car de part n’en mène pas large et n’est plus très sûre d’avoir envie de suivre les yeux fermés un Chaton et un Loup qui n’en finissent pas de grimper et ne daignent poser les plaques qu’après 10 heures de trotte.
Montée en « GE 11917 » vendredi après-midi, par une superbe journée qui pousse à la pause-détente à Chamonix. Maison de la Presse et petit goûter se sont fissa fait régler leur compte.
Arrivée chez Douchka vers 19h30, ya du monde au balcon, un beau Loup en l’occurrence, on flatte Chanelou et on s’en va en voiture au Café de la Poste… à 50m en contrebas. Mais dixit l’adjudantinette, quand on marche, on marche, quand on va manger, on va manger. Et puis une voiture devant le resto leur fera venir du monde. Moui.
Le monde n’est pas vraiment venu, en revanche, les filets de perche, si, et pour notre plus grand bonheur!!!! Un vrai régal, et le comble de la snobinerie, des filets de perche à 2000m, manquerait plus qu’elles viennent du Mexique. Une belle part de tarte aux mirabelles ensuite, et les troupes repartent repues et prêtes à une bonne grosse nuit pré-marchouille, avec réveil à 7h30.
Le coucher est toutefois décalé et repoussé en raison de fous rires en salle de bain pour des histoires de gouttière à laisser, la nuit sera moins longue que prévu.
Il a finalement été décidé, en compagnie des perches, que le projet « Cabane du Grand Mountet » était peut-être un peu ambitieux, et que celui du Tour du Haut-Lac de Moiry (ou Haut Tour du Lac de Moiry, ou Haut Lac du tour de Moiry, bref) conviendrait parfaitement. Un beau parcours d’intervalle training (=qui monte et qui descend à l’envi), à faible dénivelé général (250m), mais qui fait que monter et redescendre (=intervalle training donc), sur une distance d’environ 8h, selon le Loup. Et surtout, un parcours qui surplombe tout du long un lac d’une beauté époustouflante, d’une couleur jamais vue, sorte de bleu vert turquoise luminescent et mate, scintillant par moments, qui nous comblera et nous ragaillardira dans les instants moins pêchus.

Après un bon (et long, papote oblige, on reste des nanas) pti-déj’ pain beurre frometon de l’alpage du Rouaz, départ à 9h15 pour les hauts de Grimentz. Arrivée au barrage, c’est là que tout commence. Enfin… devrait! Une petite confusion de chaussures contraint le Loup à retourner voir Douchka, qui lui remettra la paire idoine sans laquelle je n’aurais jamais pu marchouiller. En effet, je mets d’habitude la paire « glacier » de Wlado, qui lui est 1/2 pointure trop juste, (à ma décharge, Miss Big Foot), et là je me retrouvais avec celle de Tantinette, qui lui est également 1/2 pointure trop juste, d’où la légère sensation de compression du gros orteil dès l’enfilage. Qu’à cela ne tienne, le vaillant Loup s’en rechlorote pendant que Tantinette et moi-même sirotons un breuvage au barrage, contemplant le lever du soleil sur le lac (il fait jour tard en altitude:-D).
Le départ est finalement donné à 11h15. J’essaie de faire bonne figure mais je ne suis pas en forme. J’ai la boule au ventre et le cœur qui cogne, vite et fort. Oui certes ça grimpe, mais ça cogne pas de la grimpe. Que me réservent-ils ce coup-ci? Vais-je tenir le coup? Aurai-je de quoi fièrement alimenter une note de marchouille? On est pas passé loin de la page blanche…
Le cadre est magnifique, le temps splendide, la température idéale, bref, toutes les conditions sont réunies pour une merveilleuse balade, mais je ne me détends pas. Et si j’y arrivais pas? Je pense à ça en boucle. Première halte à la Tsigère, le nom d’un chalet d’alpage, et pas une plante cousine de la fougère, grains-grains et thé-thé, on enlève une couche, on fait un petit pipi et on repart. Ca grimpe plus ardu, moins au soleil, plus vertigineux sur la gauche.

Je fais remarquer qu’on pourrait marcher n’importe où de moche puisqu’à devoir marcher dans les pas de son prédécesseur on profite pas vraiment de la vue. Tantinette voit tout de même un minuscule cairn de crêpes dentelle (4cm de haut, bien visible de loin, idéal!)
et Wlado frime avec son piolet en cassant des plaques de glaces bien épaisses qui n’avaient pas encore fondu à l’ombre.
De temps en temps, des odeurs d’herbe à merdouille nous escortent, nous nous disons qu’il faudra quand même éclaircir un jour ce mystère et démasquer les coupables… Nous avançons toujours, mais le barrage, notre point de départ lui, ne semble pas beaucoup s’éloigner. Pour me redonner courage et calmer mon angoisse, Tantinette me suggère de ne penser qu’à ce que je vois. Donc mes pieds. Deuxième pause, grains-grains-thé-thé, et petit état des lieux de la Vaé, qui n’est pas des mieux. Une bonne mise à plat, une bonne discussion bien recadrante et rassurante réussissent finalement à lui redonner confiance et à lui embaumer le cœur, et tout le monde repart le sien léger. La descente s’amorce, la jambe est leste, l’arrêt pique-nique est proche. Nous pique-niquons les pieds dans l’eau (fidèles lecteurs/trices de Jujunette des Alpages, méfiez-vous, l’expression n’est qu’une image, la seule chose qui entrera en contact avec l’eau à 2° du petit ru c’est un malheureux Blévita qui m’échappera des mains (les bleus, au sésame, miam) mais pas le moindre pied. Quelque lard d’Anniviers, fromage de l’alpage, biscuits et chocolat Touriste (noir avec amandes, noisettes et… raisins, beuh quelle idée) plus tard, nous revoilà en piste, il est 15h30, on s’était gardé l’option de rentrer en car postal si Vaé péclotait trop, ou alors de longer le lac par le bas, bien plus court, mais il n’en est plus question, l’équipe est au taquet et la grimpette reprend. En effet, après un retour à 2250m, il faut bien regagner les 2600m de nos hauteurs. Nous demandons à Wlado à quelle hauteur on est exactement, histoire d’évaluer nos efforts, et à notre grand étonnement, l’altimètre indique 15.09m… On est descendu tant que ça??? Bon, nous comprenons finalement qu’il s’agit de la date, et nous attaquons la montée à 2254m. La 2ème moitié du lac se fait dans la légèreté, des sacs d’abord, puisque les gourdes se vident gentiment, et des esprits, car ça commence à sentir l’écurie (et toujours l’herbe à bouse de temps en temps).

Nous croisons des vaches, plein de vaches, qui cheminent à grands pas vers l’autre versant de la vallée en direction du glacier (pour faire du frozen yogurt, certainement) et joie, nous apercevons même des marmottes ! C’est toujours Tantinette qui les décèle, mais on arrive tout de même à en voir des bribes.

Pour les photos, ben ma foi, ça reste de la marmotte furtive. Nous voyons aussi des tas d’edelweiss, tout poilus du coeur, apparemment en pleine pollinisation. Ca monte bien dru au début, puis ça vallone gentiment, on monte un peu, on descend un peu, cette deuxième partie est bien plus aisée que la première. D’ailleurs, elle ne mérite même pas une pause grains-grains, c’est tout dire !!! Bien dommage d’ailleurs…;-) 

Nous arrivons finalement en surplomb du barrage, par l’autre côté, et nous redescendons en courant vers Chloro, en coupant comme des bœufs à travers une pente à marmottes, tout anarchiquement, plus question de rester dans les pas de qui que ce soit, Tantinette file tout droit, Wlado en colimaçon, et moi en biais. Chacun pour soi!! Et nous atteignons Chloro à 17h58, j’ai gagné mon pari j’avais dit 18h. Le bistrot du barrage est déjà clos, (pour la bière de Wlado, paraît-il que ça accélère la récup, mais oui mon Wlado^_^) alors on file chez Douchka, bien contents et bien fiers de nous et de ces 6h45 d’expédition.

En sortant de la voiture, ben… on a un peu mal aux pieds, et aux ptis côtés, mais une bonne douche et un bon repas ravigotant, peut-être aussi du magnésium et de l’arnica, certes, nous remettrons d’aplomb et le réveil du dimanche se fera dans la pleine forme et sans douleur.
Quelle belle journée!!!

Pas de quoi s’en faire toute une montagne:-)!

Réponse devinette

C’est une botte de pattes de Chanel, qui adore être dérangée pendant sa sieste ;-)) …

Devinette

                                                    Mais qu’est-ce donc ?

Désalpe St-Luc 2012

Vous attendez avec impatience la marchouille vue par Vaé ? Hé, hé ! Ca viendra, ça viendra…..

Nous nous réjouissions tellement d’aller à la désalpe….et au matin il bruine, il fait froid, un temps à retourner se coucher illico. Chanel réclame d’ailleurs son lit à grands miaulements.
Du coup on traîne….
Et tout soudain : une éclaircie ! On s’équipe et on fonce au village.
Les vaches ne nous ont pas attendues et sont déjà toutes sagement alignées sur le parking.

Il parait que la pluie les a énervées et que deux d’entre elles se sont battues.
Sont mignonnes avec leurs fleurs sur la tête.

L’achat d’une tomme est indispensable à nos futurs pique-niques.
Et comme il ne fait pas très chaud, nous nous dirigeons vers le café de la Poste où nos copains se réchauffent déjà devant un café. Nous faisons connaissance de leur adorable petite fille d’un mois et demi.
Il y a une bonne ambiance, chaleureuse.

Prenons une assiette valaisanne et salade, puis rentrons chez nous admirer nos magnifiques dahlias géants offerts par un patient.