Entre étoiles et crevasses

C’est le week-end du Jeûne Fédéral (le même que le « Genevois », mais sans la tarte aux pruneaux 😉 et le soleil !!!

Le Loup a proposé de monter à la cabane Moiry. Moi je suis pour à 100%, elle est encore gardiennée, on n’aura pas besoin de se trimbaler toute la nourriture + ma couette (non je rigole pour la couette, mais j’adorerais) ! Et même encore plus parce que le grand champ en dessous de chez nous a été empuranné, il règne une délicieuse odeur de bouses de vaches autour du chalet…

Il propose aussi de monter en traversant le glacier. Ben évidemment trop de bonheur tue !

Nous voilà dans la préparation des sacs. Il faut emmener tout le matériel pour le glacier, corde, crampons, vis à glace, mousquetons. Ainsi que tout ce qu’il faut pour passer la nuit. Nos sacs pèsent un âne mort ! Bilan : 8 kilos pour moi et 9 celui du Loup, car il porte la corde.

Café vite fait au barrage, puis sortons tout le matos de Chloro et nous équipons.

Moiry glcier-001L’équipement des baudriers est toujours très compliqué pour nous. Le Loup peste toujours énormément et dit même des gros mots au grand bonheur de Jujunette, puis il s’aperçoit que c’est mon baudrier et qu’il ne peut donc pas le mettre !Moiry glcier-002Nous sommes tous fins prêts !Moiry glcier-005

Nous ne pourrons pas remonter le glacier comme nous le pensions. Il a un tout petit peu neigé, éviter les crevasses et zigzaguer parmi elles prendra trop de temps.

Nous passons donc par la moraineMoiry glcier-009c’est vraiment lunaireMoiry glcier-012

Une odeur nauséabonde nous assaille, « l’herbe à merde » est rentrée de vacances. Nous ne l’avions pas sentie de l’été. Nous ne savons pas quelle herbe est la fautive, mais nous aimerions bien qu’elle se dénonce….

Un hélicoptère de Air Glacier nous survole et se pose à la cabane. le glacier :Moiry glcier-015Ca y est nous sommes au bord du glacier. Les baudriers sont déjà mis  (un vrai bonheur pour faire pipi !), nous mettons les cramponsMoiry glcier-023Je n’en ai plus mis depuis longtemps, je peine un peu. J’ai réussi à les mettre sans me blesser, suis prête !Moiry glcier-027Ensuite ne pas oublier de marcher les pieds écartés, sinon gare aux trous dans le pantalon !

Le Loup fait des anneaux de cordes autour du buste pour la raccourcir.Moiry glcier-026On est dessus. Le Loup en premier parce qu’il est le plus douéMoiry glcier-028moi ensuite….Moiry glcier-030

Je ne suis pas très à l’aise. Je ne suis plus retournée sur un glacier depuis 2 ans, au moins. Faut dire que j’ai le chic pour tomber dans toutes les crevasses… Même quand il y en a peu et des toutes petites, elles sont pour moi. Le Loup me sauve et on recommence….Je vous raconterai ça une fois….

Tout s’est bien passé. Je n’ai pas eu peur. Nous remontons sur la moraine de l’autre côté. Ca grimpe bien….et ça roule sous les pieds.Moiry glcier-034

Mon « Morton » me fait un mal de chien, à chaque pas je reçois une décharge électrique dans les pieds. Mais que c’est beau !

Nous y sommes ! Je retire mes chaussures que je jetterai bien au feu et mettrai les magnifiques Crocs du CAS (club alpin suisse). Toujours mettre ses chaussures en hauteur, la chaleur monte, elles pourront éventuellement sécher.

Petites bières et on mange enfin notre pique-nique.Moiry glcier-036Merveille des merveilles : une jeune chatte : Fraise.Moiry glcier-039Elle a une p’tite gueule de pirate et vient nous quémander de la viande séchée. Très délurée cette jeune voyoute ! Moiry glcier-042Il y en a encore une : Noisette, mais tellement timide qu’on ne l’a pas vue.

Installation dans les chambres, premier arrivé, premier servi, nous prenons les couchettes inférieures.Moiry glcier-044Un panneau tout à fait insolite : Toilettes ET douches à l’intérieur, quel luxe !Moiry glcier-047Belle salle à mangerMoiry glcier-049petit salonMoiry glcier-054cuisineMoiry glcier-087Menu gastronomique : soupe de légumes sauce menthe, qui heureusement avait le goût du curcuma. Puis spezzatino avec des potatoes, énorme salade verte aux graines et cake aux noisettes et au chocolat.  Nous sommes lestés !

La montagne est magique

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Bien dormi, des gents charmants, âgés, anglais ont partagé notre chambre. Je ne pourrai malheureusement pas lire la revue que j’ai prise. La frontale emmenée est la seule caractérielle, celle qui ne fonctionne qu’à la maison !?!

Copieux petit déjeuner et départ. Nous ne ferons pas de petit sommet, j’ai trop mal aux pieds.

Balisage des courses de haute-montagne :Moiry glcier-089Les crampons. Nous ne nous encorderons pas cette fois. Il ne fait pas très chaud.Moiry glcier-093-1

Normalement nous devons juste retraverser, mais je me rends vite compte que le Loup oblique sur la droite à chaque pas. La corde est mise.  Nous passons à côté de belles crevasses.Moiry glcier-095

Je fais des descentes absolument lamentables….faudra que j’aille faire des exercices et me remuscle les cuissots ! Moiry glcier-098

Nous sommes maintenant dans le plat du glacier, nous n’avons plus besoin d’être encordés.

Le Loup s’énerve, cette « @#*!#@ » de corde fait des nœuds !!!Moiry glcier-102Jujunette rigole… Moi aussi !

Le soleil est là, bien chaud et des rus se forment…Moiry glcier-119

parfois il reste encore une couche de glace au-dessus et c’est de toute beauté

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L’eau glougloutte fort maintenant, nous prenons pied sur la moraine, ôtons les crampons que nous rincerons dans un torrent. C’est marrant on imagine toujours un glacier avec plein de glace bleue et translucide, mais c’est pas ça du tout, c’est plein de gravier, cailloux, blocs de pierre…

Retour vers Chloro à travers le limon. Je m’amuse, je mets mes pas exactement à la même hauteur que ceux du Loup. Hihihi, ! on croira qu’il a passé en sautant à pieds joints !

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Rampe sud (6.09.2013)

Un des plus belles randonnées accessible à tous, à 1000 mètres d’altitude, surplombant la vallée du Rhône : La Rampe Sud… Nous avons suivi le tracé en rouge. Rampe Sud-001

L’affaire se présente ainsi : prendre le train de Hohtenn jusqu’à Eggerberg, la solution la plus simple pour ne pas rentrer à des heures indues… On est ainsi sûr qu’il y aura encore des trains…..ou ça oblige à refaire tout le trajet, faut bien récupérer Chloro !

Notre train doit partir à 10h02. Nous avons pris notre ticket et attendons sagement qu’il arrive. Nous sommes très en avance. A 9h45 un train arrive…. Branle-bas de combat. Le Loup est inquiet. Va-t-il à Eggerberg ? Oui !

Nous devons nous hâter, c’est un train spécial. Une grande fête est en préparation pour les 100 ans du chemin de fer du Lötschberg (BLS : Berne – Lötschberg – Simplon). Une fête est organisée à Hohtenn. Ils ont construit 2 tribunes face au pont et le samedi 7 septembre un son et lumière sera projeté, avec de vieilles locomotives qui chemineront là.

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Le BLS, on aimerait le prendre plus souvent. Il est magnifique, d’une propreté incroyable, avec un service à bord exceptionnel.

Nous allons mettre 6 heures pour faire le trajet que vous voyez en rouge, en ne nous pressant pas (se fait normalement en 5h20). J’ai eu le temps de faire de longs câlins à deux magnifiques chats de rencontre….

Passons une petite passerelle minable, après celles de Savièse, puis un tunnel absolument pas éclairé et assez long. Nous devons nous tenir à la barre de sécurité, non pas pour éviter de s’égarer, mais pour ne pas tomber dans les nids-de-poule !!

Le paysage change. Nous traversons des paysages méditerranéens :

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Nous entamons une sérieuse montée sous un soleil de plomb ! Une bifurcation nous indique la direction d’une cabane du Baltschiedertal, la cabane : Baltschiederklause à 2783 mètres, appartenant au club alpin. Le sentier qui mène à elle fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco : Jungfrau-Aletsch. Nous la mettons dans un coin de notre mémoire…. à faire !

Parvenons à Ausserberg, joli village avec de beaux jardins, très fleuri,

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et une chatte multicolore qui avait sacrément la danse de Saint Guy !

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Nous faisons très attention de ne pas nous tromper. La dernière fois que nous sommes passés par là, nous avons eu un moment d’inattention et étions partis pour 5h00 de marche supplémentaire ! Ca vaut donc la peine d’ouvrir l’œil.

Cette fois l’environnement est plus sauvage, nous préférons.

Nous rejoignons un bisse.

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Enfin un peu de fraîcheur !

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Bon sang ! Ca monte de nouveau !

Et nous atteignons un petit paradis. Le bisse coule à côté de nous et nous y trempons régulièrement nos chapeaux et nous aspergeons. (ça, faut jamais commencer, car après on peut plus s’en passer. Le trempage de chapeau est devenu notre nouveau sport !)

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Voyez comme les jointures sont bien faites, le bisse est complètement étanche.

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Ca remonte, en plus il y a du vent. Nous nous déshydratons très vite (Nous boirons 2 litres chacun ce jour-là)…..que c’est beau ! Nous finissons ma gourde de thé qui ne garde pas la chaleur et la remplissons d’eau afin de pouvoir continuer « l’aspergeage » plus loin, lorsqu’il n’y aura plus de bisse à proximité. L’idée est géniale, mais super lourde, 1,5 litre, et c’est moi qui porte !

Il y a un vent à décorner des jujunettes mâles, tellement que nous avalons de la poussière, nous en avons plein les yeux.

Passage d’un pont.

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Les traverses. Je trouve ça beau.

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Le train passe quand nous sommes sur le pont. Oui, ça bouge et fait beaucoup de bruit !

Vous voulez voir ce qu’on a sous les pieds ? :

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Alors ça va ? Pas trop le vertige !

Puis une série de petits tunnels où l’arrosage de chapeau bat son plein :

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Arrêt à Rarnerschumma où je fais ami-ami avec un magnifique matou roux

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très paresseux….

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Dernière grosse montée avec des marches d’escaliers qui tuent les jambes… Rampe Sud-093

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mais le panorama est splendide sur la vallée du Rhône. Retour à Hohtenn où nous retrouvons une Chloro très étonnée de voir arriver un Loup et un Chaton en « croûte de sel » !!!

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Marrant, non ?!

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Bisse du Torrent-Neuf de Savièse

Après vous avoir fait saliver au Restaurant de la Poste, je vous emmène dans notre balade vertigineuse.

Jeudi 5 septembre, c’est le Jeûne Genevois, jour férié célébré dans le canton de Genève pendant lequel chaque Genevois devrait traditionnellement manger de la tarte aux pruneaux. Nous plus prosaïquement, on s’est dit que ce jour-là il n’y aurait pas trop de monde pour faire la balade du bisse du Torrent-Neuf.

Qu’est-ce qu’un bisse ? : Un bisse est un canal de faible pente, souvent à ciel ouvert, qui amène l’eau des torrents vers des terres agricoles pour les irriguer et les enrichir de limons fertiles. (E. Reynard).

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Le temps est magnifique.

A l’entrée du bisse : un bistrot ! La porte en fer forgé est ouverte, nous pouvons y aller. En cas de fortes pluies, d’orages ou de gros vents la porte est close.

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Nous longeons le tracé à flan de montagne.

1ère  passerelle de 87 mètres, facile, j’ai le sourire !

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2ème passerelle de 95 mètres, cool ! Mais dans le fracas assourdissant des avions de chasse ! Evidemment Sion n’est pas loin….

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Nous poursuivons la paroi est très vertigineuse, mais d’une beauté…La plus belle partie du bisse pour les amoureux de montagne se trouve après le passage des ponts.

Je rigole parce que l’on ne s’est pas fait le bisou avec le Loup avant de partir (nous le faisons toujours d’habitude). Je lui dis : tu espérais me perdre, hein ! Et tu as été déçu parce que les protections sont très hautes ! Et lui : Oh non ! Alors ça, je me faisais aucune illusion !

Certains endroits doivent être passés rapidement et avec précaution pour éviter les chutes de pierres que pourraient provoquer les chamois. Par la suite il y a parfois de petits auvents de protection.

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Petite reconstitution du passage de bisse à l’ancienne. Fallait avoir l’estomac solide !

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Petite chapelle, avec son vitrail, sa cloche….qui résonnera tout le temps, copieusement actionnée par les « blaireaux »….

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Un passage de tunnel.

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3ème pont, le plus long, tout à fait à l’aise !

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Celui-ci est protégé par un immense grillage métallique, afin que des pierres ne puissent l’abîmer. On peut en voir les impacts.

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Et finalement nous arrivons au deuxième bistrot, très joli, très bien aménagé, puis retour.

Nous regarderons les plaques remerciant les généreux donateurs de la région qui ont aidé à la reconstruction du bisse.

Nous sommes de nouveau à notre point de départ, cette fois devant une bière du bisse et une assiette de saucisson sec (pas très sec) et de rebibes de fromage.

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Restaurant de la Poste

Tiens, j’ai envie de vous faire saliver !

Nos repas chez Gladys et Laurent dans leur restaurant à St-Luc :

La fois : Filets de perches !

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Une autre fois : Steak tartare et carpaccio de bœuf :

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Et le dessert : Crème brûlée et Irish coffee

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Alors, ça marche ? Vous avez l’eau à la bouche ?

Visite à la Capitale

Il y a 15 jours nous étions à Berne chez mon frère et ma belle-sœur. Ils nous avaient demandé de l’aide pour l’arrachage des pommes de terre, et plus si on avait le courage !

Pour mettre toutes les chances de notre côté, rien de tel qu’une entrecôte au Café Fédéral pour se mettre dans l’ambiance ! J’en raffole.

Café Fédéral

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Tarte au citron revisitée par mon Loup !

J’aime Berne, ces arcades, ces gens qui déambulent tranquillement, sa fosse aux ours (mais oui, j’aime ! Je sais c’est un peu image d’Epinal), ces boutiques si différentes des nôtres où les vendeuses sont accueillantes, ces belles maisons  bordant l’Aare. C’est un endroit où j’aurai du plaisir à vivre.

Bon il est vrai que cela fait quelques mois que cette belle ville est en travaux.

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Tout le centre depuis la gare…. Des immenses passerelles métalliques sont là pour nous permettre de traverser la rue centrale. Bizarres ces passerelles, elles ont une élasticité telle que l’on se sent un peu nauséeux et vertigineux dessus s’il y a du monde. En revanche, ça permet de faire des photos sous des angles bien différents.

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Le Palais Fédéral et la place du Marché
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La Place du Marché

L’immense abribus sur la Bahnhofplatz

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Nous avions dit que nous nous laissions dormir, enfin, réveil à 10h00. Copieux petit déjeuner et filons au jardin. Il est 11h00, il fait déjà une chaleur torride…

Mon frère et sa femme ont loué un bout de jardin communal au bord de l’Aare, un peu sur la hauteur (ce qui leur évite les inondations de plus en plus fréquentes). Ils ont l’obligation de le cultiver biologiquement, ils font donc leurs engrais eux-mêmes et ont leur ferme attitrée pour le crottin de cheval, les orties, elles,  sont moins compliquées à obtenir….Pas de traitement ni autre cochonnerie qui pourraient abîmer la terre. Et comme ils ont la main verte, nous bénéficions largement du résultat de leur travail.

Nous bossons comme des fous le Loup et moi. On se fatigue vite, n’ayant aucune habitude. Vers 13h00 assommés par la chaleur, nous rentrons. Petite douche, courses vite faites à la Migros et Coop pour la grillade du soir puis quartier libre.

Le Loup déteste faire quelques boutiques avec moi, et moi je déteste aussi, car il traîne la patte et je suis toujours en train de le chercher….On a vraiment rien à gagner à faire cela ensemble car au final, on est fâchés tous les deux et en plus moi je n’ai rien pu voir. Je finis par l’abandonner avec mon appareil photo  et le retrouverai sur une terrasse.

Les gens font tout lentement à Berne, ils prennent le temps, un art de vivre… Le premier jour ça m’agace…Le deuxième, j’ai tellement de courbatures que je fais comme eux !

Vers 18h00 nous regagnons la maison, petit bisou au chat du rez-de-chaussée qui traîne par là !

De retour au jardin nous arrachons, taillons, arrosons, puis BBQ. Et dodo.

Ce soir-là j’ai appris un truc incroyable ! Vous êtes aussi gênés par les guêpes vous, quand vous faites une grillade ? Ben moi en plus je suis devenue allergique. Pour éviter de se faire envahir, placer des pièces de 5 cts suisse sur la table (je sais pas si ça marche avec des petits sous étrangers 😉 et voilà…. Nous n’avons pas vu une guêpe durant tout le repas. Génial, non ?!

Le lendemain nous décidons de nous lever tôt : 8h00, il faut travailler avant les grosses chaleurs. A 8h00 pile j’émerge et retrouve mon frère, tout habillé. Il a déjà amené ma belle-sœur au jardin. En fait ils y sont depuis 6h30… Rapidos, nous filons la rejoindre et bossons comme des fous. Finissons l’arrachage de pommes de terre, arrachons plein de fleurs fanées. Les haies ont été coupées, il faut les hacher pour les mettre au compost. La machine à hacher refuse de démarrer. Les hommes vont passer une heure à la réparer. Puis dans un bruit et une poussière étourdissantes elle réduira tout en toute petites branchettes. Il faut aussi cueillir les framboises, sinon elles finiront au composte, me dit ma belle-sœur. Pas de soucis, j’ai tout ramasser et mis dans mon composte personnel ! Vous n’aurez aucune photo du jardin, mon frère et sa femme ne veulent pas être vus ici. Tant pis mais c’est un beau jardin.

Nous sommes mort de fatigue, transpirants… Un seul remède : se laisser glisser au fil de l’Aare.

C’est un truc génial, jeunes et moins jeunes sont en maillots de bain le long de la rivière dans une atmosphère bon-enfant. Nous partons de la fosse aux ours, l’eau fait 20° (un peu frais pour moi) et nous descendons comme des petits bouchons le long du courant.

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Ma belle-sœur qui n’aime pas l’eau, transporte nos vêtements plus bas.

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Le Kornhausbrücke avec la passerelle d’où sautent des baigneurs

A mi-chemin, le Loup nous quitte, il a froid. Nous en profitons avec mon frangin pour remonter vers la fosse aux ours et recommencer ! On rigole comme des gamins.

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On essaie de remonter le courant. Impossible. Un long élastique traîne à la hauteur du Kornhausbrücke. Le surfeur se laisse prendre par le courant et lorsque l’élastique est tendu, il se relève et fait des figures. Il est très applaudi. Par nous aussi ! Nous nous laissons dériver, mais le soleil se cache. Je grelotte. Je suis comme les gosses, j’ai les lèvres violettes ! Nous arrivons, je m’agrippe à l’échelle et grimpe avec une élégance rare (entendez  par là : j’essaie de ne pas me casser la gueule !). Nous sommes à Lorraine Bad (http://www.youtube.com/watch?v=_mOOeNvwGO0).

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Vite je m’essuie, je m’habille et retour maison. On se prépare, nous mangeons indien ce soir, chez Okra (http://www.okra.ch/index.html).

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En deux mots : Une merveille !

 

Course mythique de Sierre-Zinal

« La Course Sierre-Zinal (11 août 2013, 40e édition), aussi appelée la Course des cinq 4000, a souvent été considérée comme l’une des plus belles courses de montagne du monde. On a écrit qu’elle était à la course de montagne ce que le marathon de New York est au marathon. Elle est aussi la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe.
Sierre-Zinal, au cœur des Alpes valaisannes, présente un parcours très engagé : 31 km, 2200 mètres de montée, 800 de descente. Des paysages exceptionnels, une ambiance chaleureuse une organisation soignée expliquent le succès et la longévité de Sierre-Zinal » dixit Internet.

Une année sur deux, nous participons à cette course comme organisateurs au poste de ravitaillement de « Ponchette ».

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Pourquoi une année sur deux ? Parce que lorsque nous revenons du Canada, le décalage horaire est tel, que nous ne sommes opérationnels que quand la course est pratiquement terminée. Une fois nous nous sommes réveillés trop tard. Pourtant nous campions sur place, le bruit de la génératrice et des préparatifs ne nous avaient pas gêné une seconde !

Depuis nous ne campons plus car la commune a la gentillesse d’amener sur place toutes les cantines de thé, toutes les denrées dont nous aurons besoin, ainsi que la tente et une génératrice.

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Samedi soir, nous réglons donc le réveil à 03h45. Nous devons y être à 5h00 et mettrons 45 minutes pour faire le trajet jusqu’à Ponchette.

Nous ne sommes pas les derniers… Bertrand le chef du ravitaillement  nous accueille chaleureusement, nous saluons tout le monde et nous mettons au travail. Il faut couper les oranges et les bananes, le pain, le chocolat et le disposer sur la table.

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Ensuite, il faut préparer les boissons. Je suis préposée à l’eau avec Monique et Anne-Laure. Les gobelets sont sortis et remplis, à côté de nous  il y aura ceux qui s’occupent de l’Isostar, puis ceux qui gèrent le thé.

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Chaque année les différentes boissons sont disposées dans le même ordre.

Il faut aussi mettre de grands tonneaux dans lesquels les coureurs pourront jeter leurs gobelets en passant. Des éponges sont aussi préparées dans des cuvettes remplies d’eau, éponges avec laquelle les coureurs se rafraîchiront, puis les abandonnerons n’importe où. Il faut les récupérer…

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Augustin, guide, chef de la sécurité en Anniviers, et son épouse Marie-Thé sont là avec Béatrice, une cousine de Marie-Thé, infirmière à Sierre. Leur aide ne sera heureusement pas trop sollicitée et pour des cas bénins.

Nous attendons nos premiers visiteurs en nous extasiant sur le lever de soleil.

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Premier rayon de soleil sur le Cervin

Nous papotons entre nous, heureux de nous retrouver. On rigole bien. Il ne fait pas trop froid cette année, 7°, nous sommes bien dans nos vestes duvet

 

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05h00 : premier départ, celui des touristes. Le premier passera à Ponchette vers 6h00. Didier de Courten, le célèbre cuisinier du restaurant le Terminus à Sierre, deux étoiles au Guide-Michelin.

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Premier de la catégorie « touriste » : Didier de COURTEN

Puis petit à petit, les autres suivront, frontales allumées. Nous les applaudissons, les félicitons, les encourageons, rions avec eux parfois.

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Ils viennent de courir 7,5 km pour un dénivelé de 1300 mètres….

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L’ambiance est bon enfant. Beaucoup nous remercient. Vraiment trop sympa. Certain nous réclame une bière 🙂 …

Puis les coureurs s’espacent, le dernier est là avec le coureur-balais. Il est temps pour nous de préparer le petit-déjeuner. Nous installons des tables, des bancs et sortons tout ce que chacun a amené. Le soleil pointe son nez vers nous. Enfin ! Nous nous réchauffons. Franche rigolade en mangeant et on fait connaissance des nouveaux.

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Repas fini, nous regardons l’hélicoptère se poser. Comme c’est la 40ème, la télévision suit la course intégralement.

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A 9h30 départ de l’élite. Mon frère aîné avait pris le départ avec eux il y a longtemps. La dernière fois qu’il l’avait fait, il avait des crampes épouvantables et souhaitait s’arrêter, mais les gens au bord du chemin, lui massaient les mollets, le remettaient debout et couraient avec lui un bout pour l’encourager. Une chaleureuse entraide s’organisait et il était parvenu à Zinal…

Les premiers passent sans s’arrêter. On leur tend un verre d’eau qu’ils prennent en courant.

Nous les applaudissons en criant « Bravo » ! La chaleur est écrasante !

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Marc Lauenstein, le futur vainqueur de Sierre-Zinal 2013

Le 7ème à passer sera finalement le vainqueur à Zinal ! Le dentiste neuchâtelois :Marc Lauenstein

La première femme que nous soutenons de nos cris et nos applaudissements ! Elle est magnifique et n’a pas l’air d’avoir fourni d’effort.

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Monique, Anne-Laure et moi n’arrêtons pas de remplir des gobelets, des gourdes, des bouteilles, les doigts transis. Jusqu’à 12h30 ce sera le coup de feu !

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Les derniers coureurs doivent s’étonner de nous voir un verre de blanc à la main

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Puis nous nous retrouverons seuls sur l’alpage. Ferons un ménage minutieux, rangerons tout, puis cerise sur le gâteau, pour nous remercier Bertrand a prévu une raclette. Une grande table est installée et nous sommes une bonne vingtaine à nous détendre en la dégustant, ainsi que les bons vins amenés par Bertrand, Monique, vignerons et propriétaires de chambres d’hôte à Sierre (http://www.collinededaval.ch/)

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Rassasiés et un peu fatigués aussi, nous rangeons tout et promettons de nous revoir bientôt.

 

Il était une fois deux ponts…

Les orages ont sévi durement dans notre vallée. Notre ami, Augustin, qui s’occupe de la sécurité dans tout le Val d’Anniviers nous l’a rapporté.

Résultat : la Navizence, torrent qui traverse le Val,  a débordé et tout emporté sur son passage, notamment les ponts donnant accès aux cabanes du Petit-Mountet (http://petitmountet.ch/), du Grand Mountet (http://www.cas-diablerets.ch/mountet.htm) et d’Arpittetaz (http://www.arpitettaz.ch/).

Le premier pont, le plus en aval, donnant accès à la cabane d’Arpittetaz par le Pas du Chasseur, n’est pas réparé.  Il sert surtout de promenade dans la vallée de Zinal et peu de gens passait par le Pas du Chasseur, passage assez exposé au vide, équipé de chaînes et réputé dangereux.

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Le second pont plus en amont a été restauré rapidement. On ne peut pas laisser l’accès aux refuges impossible durant la saison d’été. Il est indispensable d’y passer la nuit avant une grande course de montagne.

En pénétrant dans le fond de vallée, nous sommes impressionnés. Des troncs d’arbres partout, les rives déchiquetées, des tas de pierre ….

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Et plus d’eau à l’endroit habituel.

P1060991 Le lit du torrent s’est détourné.

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Nous arrivons au pont : dantesque ! Le pont n’enjambe plus rien. Que des cailloux, des troncs d’arbre…

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Nous essayons de longer la rive droite et de retrouver un passage vers le Pas du Chasseur. Impossible. Il ne reste rien. Je suis contente de l’avoir fait souvent, je me demande bien si nous pourrons le refaire un jour….

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Le sentier du Pas du Chasseur est enseveli sous les cailloux…

Satané réchauffement climatique ! Nous en aurons de plus en plus de ces épisodes-là.

Petit arrêt dans un restaurant-camping : le relais de la Tzoucdana  (http://www.tzoucdana.ch/Bienvenue.html) pour une salade «  Miss Piggy », délicieuse.

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Puis retour au chalet, je veux passer la tondeuse avant de partir…

Pipolino

Toujours chez mes amis de palier, il y a le moment merveilleux de quand j’arrive le matin. Daria et Wilfried m’accueillent derrière la porte, et puis très vite se précipitent vers la cuisine, où ils attendent l’ouverture des festivités, traduisez : la gamelle !

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Ils me font penser à ces touristes dans les hôtels italiens où il faut patienter devant la porte close de la salle à manger jusqu’à l’heure dite du repas….Et là, c’est un lâcher de lions affamés ! J’avais un peu l’impression de vivre ça avec ces deux chats, quoi qu’ils n’attendaient pas vraiment que j’ouvre la barrière, ils la sautaient élégamment. (La barrière est là, en raison de la chienne, Daphné, qui adore manger, et sinon se précipiterait sur la gamelle des chats et n’en ferait qu’une bouchée).

Daria est très mince, son pelage peut tromper, mais elle est superbe et pourtant mange comme une morfale. La chance de certaines minces…

Wilfried, lui il mange aussi comme un morfale, mais tout lui profite… Donc au régime, Wilfried !

Et là les humains ont inventé un truc inhumain… Le Pipolino. Un tube avec trous, dont on choisit la taille et le nombre, qui laisse tomber négligemment des grains-grains chaque fois que le chat le fait rouler.

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Des fois ça se passe tellement bien, que Wilfried avait compris que d’un quart de tour de Pipolino répétés plusieurs fois, il pouvait se rassasier rapidement sans effort.

Les trous et la taille des trous ont donc diminué….

Là où c’est devenu affreux, c’est quand la forme des grains-grains a changé et ne peuvent pas sortir. Ils devenaient dingues de ne pouvoir attraper leur manne quotidienne…Ils faisaient rouler ce truc dans tous les sens, le museau collé au trou, léchouillant la croquette qui sort à peine…

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J’essaie à mon tour, sans succès !

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Mon cœur de zinzin des chats n’a pas résisté. Je leur ai donné de la nourriture humide dont ils ont raffolé et maintenant…. Nous sommes amis à vie 😀

J’oublie de vous dire que je mets les croquettes sous clé. Un dimanche m’étant levée plus tard, ça ne leur avait visiblement pas convenu. Ils ont réussi à ouvrir le placard, sortir brutalement la boîte de manière à déverser les croquettes et se gaver…. Vous imaginez ma stupéfaction à la vue de ce spectacle dantesque dans la cuisine et au salon deux chats repus, limite écoeurés, avec des ventres bien gonflés….

Daria et Wilfried

Nos amis de palier prenant des vacances sur une île grecque paradisiaque, nous avons la garde de leurs deux chenapans.
La reprise de contact est un peu houleuse, nous n’avons plus nos habitudes. On s’observe de part et d’autre, les pupilles plus ou moins dilatées.

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Daria  toujours très «  princesse », se la joue très star : tu peux me caresser seulement quand je le veux. Voilà, c’est MAINTENANT. Parfait, merci, c’est fini ! Et on reste un peu sur sa faim.

 

Quant à Wilfried, il n’était pas content d’être abandonné et me l’a joué « fourbe » : se met sur le dos, présente son ventre, appelle les caresses et dès que je commence d’une main prudente, je me fais «niaquer » joliment. 1-0 pour Wilfried !

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Cela a duré 2 jours. Puis petit à petit ils sont devenus câlins pour mon plus grand bonheur.
Je suis en manque de chat.
Ils m’attendent derrière la porte et dès que j’en franchis le seuil, me racontent plein d’histoires. Sauf une fois. Que j’ai eu peur ! J’arrive à midi, Daria accourt, mais pas de Wilfried. Je pénètre dans le salon, pas de Wilfried. J’interroge Daria. Elle ne voit pas de quoi je veux parler…. J’arrive sur le balcon. Il fait 36° à l’ombre et le balcon est en plein soleil… Le filet qui les empêche de vagabonder est très troué et reprisé. Mon sang ne fait qu’un tour. J’imagine le pire. Il est parti, tombé et je ne le retrouverai pas. Qu’est-ce que je vais dire à Sandra ? Et là, j’entends un petit miaulement : « je suis là » ! Mon Wilfried se trouve en plein soleil dans un caisson en fourrure de son arbre à chat !!!¨

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Bon, c’est vrai qu’ils ont aussi très vite compris que la gamelle : c’est moi !
Et de jour en jour nos relations s’améliorent.

J’avais oublié tout ce que font de jeunes chats… Je suis émerveillée  par leurs sauts, ils grimpent sur tout, leurs cabrioles, de voir ce long toilettage quotidien, les griffes qui sont affûtées sur l’arbre à chat…Toutes ces choses que Chanel n’arrivait plus à faire…et petit à petit je m’y habituais…