Course mythique de Sierre-Zinal

« La Course Sierre-Zinal (11 août 2013, 40e édition), aussi appelée la Course des cinq 4000, a souvent été considérée comme l’une des plus belles courses de montagne du monde. On a écrit qu’elle était à la course de montagne ce que le marathon de New York est au marathon. Elle est aussi la doyenne des grandes épreuves de montagne d’Europe.
Sierre-Zinal, au cœur des Alpes valaisannes, présente un parcours très engagé : 31 km, 2200 mètres de montée, 800 de descente. Des paysages exceptionnels, une ambiance chaleureuse une organisation soignée expliquent le succès et la longévité de Sierre-Zinal » dixit Internet.

Une année sur deux, nous participons à cette course comme organisateurs au poste de ravitaillement de « Ponchette ».

P1060872

Pourquoi une année sur deux ? Parce que lorsque nous revenons du Canada, le décalage horaire est tel, que nous ne sommes opérationnels que quand la course est pratiquement terminée. Une fois nous nous sommes réveillés trop tard. Pourtant nous campions sur place, le bruit de la génératrice et des préparatifs ne nous avaient pas gêné une seconde !

Depuis nous ne campons plus car la commune a la gentillesse d’amener sur place toutes les cantines de thé, toutes les denrées dont nous aurons besoin, ainsi que la tente et une génératrice.

P1060840

Samedi soir, nous réglons donc le réveil à 03h45. Nous devons y être à 5h00 et mettrons 45 minutes pour faire le trajet jusqu’à Ponchette.

Nous ne sommes pas les derniers… Bertrand le chef du ravitaillement  nous accueille chaleureusement, nous saluons tout le monde et nous mettons au travail. Il faut couper les oranges et les bananes, le pain, le chocolat et le disposer sur la table.

P1060852

P1060853

Ensuite, il faut préparer les boissons. Je suis préposée à l’eau avec Monique et Anne-Laure. Les gobelets sont sortis et remplis, à côté de nous  il y aura ceux qui s’occupent de l’Isostar, puis ceux qui gèrent le thé.

P1060851

Chaque année les différentes boissons sont disposées dans le même ordre.

Il faut aussi mettre de grands tonneaux dans lesquels les coureurs pourront jeter leurs gobelets en passant. Des éponges sont aussi préparées dans des cuvettes remplies d’eau, éponges avec laquelle les coureurs se rafraîchiront, puis les abandonnerons n’importe où. Il faut les récupérer…

P1060858

Augustin, guide, chef de la sécurité en Anniviers, et son épouse Marie-Thé sont là avec Béatrice, une cousine de Marie-Thé, infirmière à Sierre. Leur aide ne sera heureusement pas trop sollicitée et pour des cas bénins.

Nous attendons nos premiers visiteurs en nous extasiant sur le lever de soleil.

P1060880
Premier rayon de soleil sur le Cervin

Nous papotons entre nous, heureux de nous retrouver. On rigole bien. Il ne fait pas trop froid cette année, 7°, nous sommes bien dans nos vestes duvet

 

P1060892

05h00 : premier départ, celui des touristes. Le premier passera à Ponchette vers 6h00. Didier de Courten, le célèbre cuisinier du restaurant le Terminus à Sierre, deux étoiles au Guide-Michelin.

P1060849
Premier de la catégorie « touriste » : Didier de COURTEN

Puis petit à petit, les autres suivront, frontales allumées. Nous les applaudissons, les félicitons, les encourageons, rions avec eux parfois.

P1060890

Ils viennent de courir 7,5 km pour un dénivelé de 1300 mètres….

P1060894

L’ambiance est bon enfant. Beaucoup nous remercient. Vraiment trop sympa. Certain nous réclame une bière 🙂 …

Puis les coureurs s’espacent, le dernier est là avec le coureur-balais. Il est temps pour nous de préparer le petit-déjeuner. Nous installons des tables, des bancs et sortons tout ce que chacun a amené. Le soleil pointe son nez vers nous. Enfin ! Nous nous réchauffons. Franche rigolade en mangeant et on fait connaissance des nouveaux.

P1060900

Repas fini, nous regardons l’hélicoptère se poser. Comme c’est la 40ème, la télévision suit la course intégralement.

P1060906

A 9h30 départ de l’élite. Mon frère aîné avait pris le départ avec eux il y a longtemps. La dernière fois qu’il l’avait fait, il avait des crampes épouvantables et souhaitait s’arrêter, mais les gens au bord du chemin, lui massaient les mollets, le remettaient debout et couraient avec lui un bout pour l’encourager. Une chaleureuse entraide s’organisait et il était parvenu à Zinal…

Les premiers passent sans s’arrêter. On leur tend un verre d’eau qu’ils prennent en courant.

Nous les applaudissons en criant « Bravo » ! La chaleur est écrasante !

P1060914

P1060919
Marc Lauenstein, le futur vainqueur de Sierre-Zinal 2013

Le 7ème à passer sera finalement le vainqueur à Zinal ! Le dentiste neuchâtelois :Marc Lauenstein

La première femme que nous soutenons de nos cris et nos applaudissements ! Elle est magnifique et n’a pas l’air d’avoir fourni d’effort.

P1060953

Monique, Anne-Laure et moi n’arrêtons pas de remplir des gobelets, des gourdes, des bouteilles, les doigts transis. Jusqu’à 12h30 ce sera le coup de feu !

P1060897

Les derniers coureurs doivent s’étonner de nous voir un verre de blanc à la main

P1060959

Puis nous nous retrouverons seuls sur l’alpage. Ferons un ménage minutieux, rangerons tout, puis cerise sur le gâteau, pour nous remercier Bertrand a prévu une raclette. Une grande table est installée et nous sommes une bonne vingtaine à nous détendre en la dégustant, ainsi que les bons vins amenés par Bertrand, Monique, vignerons et propriétaires de chambres d’hôte à Sierre (http://www.collinededaval.ch/)

P1060975

Rassasiés et un peu fatigués aussi, nous rangeons tout et promettons de nous revoir bientôt.

 

Il était une fois deux ponts…

Les orages ont sévi durement dans notre vallée. Notre ami, Augustin, qui s’occupe de la sécurité dans tout le Val d’Anniviers nous l’a rapporté.

Résultat : la Navizence, torrent qui traverse le Val,  a débordé et tout emporté sur son passage, notamment les ponts donnant accès aux cabanes du Petit-Mountet (http://petitmountet.ch/), du Grand Mountet (http://www.cas-diablerets.ch/mountet.htm) et d’Arpittetaz (http://www.arpitettaz.ch/).

Le premier pont, le plus en aval, donnant accès à la cabane d’Arpittetaz par le Pas du Chasseur, n’est pas réparé.  Il sert surtout de promenade dans la vallée de Zinal et peu de gens passait par le Pas du Chasseur, passage assez exposé au vide, équipé de chaînes et réputé dangereux.

P1060985

Le second pont plus en amont a été restauré rapidement. On ne peut pas laisser l’accès aux refuges impossible durant la saison d’été. Il est indispensable d’y passer la nuit avant une grande course de montagne.

En pénétrant dans le fond de vallée, nous sommes impressionnés. Des troncs d’arbres partout, les rives déchiquetées, des tas de pierre ….

P1060979

Et plus d’eau à l’endroit habituel.

P1060991 Le lit du torrent s’est détourné.

P1060990

Nous arrivons au pont : dantesque ! Le pont n’enjambe plus rien. Que des cailloux, des troncs d’arbre…

P1060989

Nous essayons de longer la rive droite et de retrouver un passage vers le Pas du Chasseur. Impossible. Il ne reste rien. Je suis contente de l’avoir fait souvent, je me demande bien si nous pourrons le refaire un jour….

P1060987
Le sentier du Pas du Chasseur est enseveli sous les cailloux…

Satané réchauffement climatique ! Nous en aurons de plus en plus de ces épisodes-là.

Petit arrêt dans un restaurant-camping : le relais de la Tzoucdana  (http://www.tzoucdana.ch/Bienvenue.html) pour une salade «  Miss Piggy », délicieuse.

P1060996

Puis retour au chalet, je veux passer la tondeuse avant de partir…

Repérage de course (19 juillet 2013)

Une nouvelle vie qui débute! J’ai commencé mon nouveau travail. Dès le jeudi soir, j’ai fini ma semaine ! Nous sommes montés directement en faisant une halte à Vallorcine pour les  journaux et un café. Nous arriverons tard à St-Luc.

Vendredi matin, je traîne un peu, mais le Loup me fait activer. Le gardien de la cabane du Petit-Mountet, Cédric, nous a parlé d’une belle course à faire depuis Zinal : La Garde de Bardon. Comme nous ne sommes pas partis aux aurores, nous n’en ferons qu’un repérage.

Direction : Zinal. Téléphérique.

Démarrons notre marche par une glace « Cornetto » au caramel, une tuerie… et commençons à monter notre cornet à la main alors que le temps se gâte et qu’il ne fait franchement plus très chaud.

Les parents que nous dépassons ne nous béniront pas,  car immédiatement tous les enfants réclament à cor et à cri des glaces….

Nous n’avançons pas vite ayant eu tous les deux une longue bronchite qui nous a mis sur les rotules. Le Loup n’a plus de souffle et moi plus de souffle non plus et surtout plus d’entraînement.

Corne de Sorebois, plein de moutons tête noir nous accueillent. Il ne fait plus chaud du tout.

P1060543

Nous examinons de loin l’arête que nous voulons suivre.

Il y a encore beaucoup de neige. Trop ! Il faudra attendre au moins un mois pour y aller.

P1060548

Après un pique-nique debout sur l’arrête de schiste, à côté de petites fleurs dont on se demande bien comment elles ont pu pousser là, nous entamons la descente, il faut se dépêcher car le dernier téléphérique est à 17h00.

P1060551

En ôtant une couche de vêtement, le Loup oubliera son piolet !!! Diable ! Je remonte en courant (ben oui, mon Loup n’a plus de souffle !), l’attrape et redescends. Nous serons dans les temps.

P1060565

Dans le téléphérique il règne une ambiance très sympathique. La dame employée par la compagnie est hyper sympa. Elle explique tout, sur tout, avec un immense sourire contagieux.

Les patrons du restaurant d’altitude descendent également. Ils nous déconseillent vivement d’aller à la Garde pour le moment. Un gros névé est descendu dans la semaine dans un vacarme effroyable, paraît-il, emportant tout sur son passage. Tout est instable. De plus  nous risquerions de provoquer aussi des chutes de pierres qui pourraient blesser les promeneurs sur le sentier qui mènent à la cabane du Petit-Mountet et qui passe juste en-dessous.

Dans la descente nous voyons plein de marmottes, biches, cerfs et chamois. Les touristes sont ravis. Nous aussi ! C’est toujours un grand bonheur de découvrir des animaux dans leur milieu naturel.