Bisse des Sarrasins : à notre façon…

C’était le 12 avril. Maman aurait eu 91 ans. J’avais le cœur à l’envers.

J’ai proposé au Loup de retourner à Pinsec, le bisse des Sarrasins ayant été restauré l’été dernier j’avais envie de voir….

Bisse des Sarrasins

Les passerelles et accès ont été consolidés, mais il faut toujours se mettre à 4 pattes pour passer 🙂

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et il y a toujours l’évitement pour ceux qui ont le vertige. Il est d’ailleurs très joli.

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La vue est toujours aussi belle.

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Les pins à anneaux sont toujours là. Explication :

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Résultat :

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On nous incite à faire attention aux chutes de pierres,

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au port du casque oui !!!!

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Bon c’est vrai nous sommes passés à la fin de l’hiver, le bisse n’était pas encore ouvert à tous.

Ils ont pensé tout, même au trou pour laisser passer une racine !

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Filets de sécurité habités :

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Ne vous fiez pas à mon sourire : je suis morte de trouille ! Pas tellement peur de tomber entre la passerelle et la montagne, mais plutôt que des animaux passent au-dessus et m’envoient des pierres…..

Cela dit, l’espace entre le filet et la passerelle est parfois assez important. Vue sur l’ancien bisse et le nouveau au fond :

P1110720 Le retour se fait tranquillement

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Un dernier coup d’œil sur le fond de vallée : Le Besso, l’arrête du Blanc de Moming, le Weisshorn :

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Pas pour les mauviettes !

Samedi, veille du solstice d’été, nous décidons de partir en Italie dans le Piémont. Le temps est très couvert à St-Luc, c’est dommage pour l’inalp…

Montée du Simplon sous un ciel qui se dégage de plus en plus. Nous voilà à Iselle, frontière italienne. Il est presque midi et le premier ristretto est repoussé à plus tard.

Nous partons dans le Val Formazza, sauvage et peu fréquenté. Notre destination est : Premia. Petit village où nous avons repéré une auberge affolante. Elle offre des repas défiant toute concurrence. Fait également hôtel, ce que nous n’avons pas encore testé, mais qui pourrait bien se produire.

Il est 12h45, Albergo-Ristorante Minoli à Premia.

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L’accueil de la patronne n’est pas chaleureux, mais surtout ne pas s’arrêter à cela. Demander une table pour 2 personnes, accepter le litre d’eau gazeuse et s’installer. Ensuite, se laisser faire…..

Viendra une serveuse souriante qui nous dira à toute pompe le menu. Dire oui à tout.

Et là ¨décrocher sa ceinture ! Ce n’est pas pour les mauviettes à petit appétit !

  • 4 entrées de pâtes : raviolis, crêpe, tortellinis aux moules et spaghettis à la tomate. (on vous ressert à volonté, par prudence dites : non)
  • 3 plats principaux : tranche de bœuf en sauce, lapin aux herbes et veau au citron, accompagnés de polenta à 2 façons (dites : oui à tout)
  • Dessert : tiramisu aux myrtilles. Là on se dit qu’on exagère, mais tant pis. Et bien on a tort. C’est d’une légèreté époustouflante, ça aurait été un crime de s’en priver !
  • Le tout accompagné du fameux litre d’eau gazeuse et de 50 cl de vin rouge du pays, café.

L’addition : 39,50 euros ! Laisser un pourboire aux serveuses qui le méritent amplement.

Une auberge fréquentée que par des Italiens. Nous sommes les seuls étrangers. La nourriture est simple, montagnarde, abondante et délicieuse. Nous ferons une petite marche digestive dans le village et étudierons les possibilités de randonnées….. pour une autre fois !

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Ensuite ? Ben ensuite on part explorer le fond de la vallée. De belles maisons en pierre avec toits de pierre,  le sentier des Walzer, les carrières de granit…..

Fondovalle : Petit village où en hiver la neige peut atteindre des quantités folles et départ de belles courses.

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Il est déjà tard et nous avons envie de faire aussi un saut dans le Val Devero, encore plus sauvage, avec ses cascades énormes, sa route tellement étroite qu’il est parfois difficile de croiser….

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Il y avait un tel débit, que je suis rentrée dans la voiture trempée, d’où la qualité de la photo très moyenne….

Encore une gelati et un  dernier café  à l’Albergo Vecchio Scarpone à Baceno avant de rentrer chez nous. Le Loup y va de son plus bel italien et demande : due espressi ! La serveuse répète : due espressi ! Puis elle ne revient plus…. Nous attendons un peu inquiet. Elle arrive enfin avec due Spritz ! Nous en garderons un et aurons nos 2 cafés pour la modique somme de 2 euros 🙂

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Meilleurs vœux !

A toutes et à tous je vous souhaite que le meilleur de 2014 soit pour vous le pire de 2015 !

J’abandonne 2014 avec plaisir et me tourne vers cette nouvelle année pleine d’espoir. A la même date l’année dernière je me déchirais 2 muscles de l’épaule. J’accompagnais Maman dans ses derniers moments….

La Saint-Sylvestre ne nous a jamais affolé : un peu de champagne, de saumon, de pommes de terre bouillies (mais pas n’importe lesquelles!!! Les bio que cultive mon frère) une salade et le tour est joué !

 Un magnifique spectacle du Cirque du Soleil «Alegría » retransmit nous a scotché. Quelle poésie, des tenues et des maquillages qui enchantent, une musique merveilleuse :https://www.youtube.com/watch?v=68483tVx0eA, des numéros magiques…. Le passage s’est fait en douceur.

Et le 1er janvier une balade dans la neige nous fera le plus grand bien. Un petit St-Luc – Grimentz nous remettra les idées en place. L’idée de prendre des guêtres m’effleure, j’aurais dû m’y arrêter 🙂 Dans le même temps, je dépose mes cartes de vœux à poster sur le tas de bois devant le chalet….et les oublie…

Il y a beaucoup de traces sur le sentier, on sent les bonnes résolutions, mais à la première difficulté elles s’arrêtent !

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Nous sommes les premiers à passer dans cette poudreuse, parfois des traces d’animaux, quelques crottes. Soudain deux chevreuils nous passent sous le nez : Magie de l’instant….

A Ayer, nous cassons une petite graine sur un banc encore au soleil. La route aux 99 virages passe juste au-dessous. J’ai besoin de faire pipi. Je m’installe derrière le banc, baisse culotte, glisse et passe sous le banc, les fesses restent collées à la neige! Et pour ressortir de là, quelle histoire ! Heureusement personne n’est passé…

Encore le petit pont et

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l’arrivée à Grimentz se fera sans histoire et retour en car postal.

 

 

 

La Mare – 21.10.2014

Le lendemain, après une excellente nuit, nous découvrons un paysage maussade. La pluie nous cueille au petit matin à 7h30, des cordes. La météo nous l’avait assez annoncé. Nous décidons que nous n’allons pas marcher, donc à moi la confiture de pruneaux et les tartines :-). Puis nous désinstallons notre camper de manière efficace. Ca se passe bien, la pluie s’interrompt juste quand il faut, plus ou moins. On a vraiment fait une toilette de très très chat. Moi ça s’est limité aux dents.

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J’ai encore été rendre l’adaptateur électrique France/Suisse. On ne peut pas dire que la patronne soit plus rayonnante le matin 🙁 C’est dommage parce que, elle, elle n’est pas sympa, alors que tous les autres , le grand-père, la petite-fille, le chien Ploum, sont vraiment très cools, souriants, efficaces. Tant pis pour elle !

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Nous rentrons maintenant en direction de chez nous, et si on trouve à se garer, j’opterais même pour un petit café à la Crémerie des Glaciers. Ce charmant chalet-hôtel nous a fait de l’œil lors de nos passages en bus et l’envie de nous y arrêter nous tenaille. Malheureusement ce sera fermé.

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Nous partons en direction d’Argentière, au col des Montets où nous abandonnerons Vif-Argent à côté du refuge des Aiguilles Rouges, et grimperons vers le lac Blanc.

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Nous sommes seuls. C’est extrêmement sauvage parce que le brouillard nous entoure, il y a un vague soleil qui perce du côté des Grands Montets. Ambiance, ambiance ….

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Nous traversons la réserve où tous les noms de plantes sont indiqués. Nous découvrons une source qui jaillit sur le sentier, dans une gouille et qui fait régulièrement des tas de petites bulles. C’est très joli, mais malheureusement pas montrable. Comme la pluie a cessé, nous ne prenons pas nos parapluies. Nous sommes d’un optimisme qui force l’admiration ! Ca grimpe pas mal, mais on ne s’en rend pas tellement compte, on ne voit rien.

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On entend des bruits de courses d’animaux, ça sent fort le cervidé, on voit des pétoles de lièvres. Soudain, le brouillard se déchire, enfin, une paroi nous côtoie. Nous surplombons le village du Tour, partons au-dessus de celui d’Argentière pour aller vers la Flégère. C’est de toute beauté.

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Nous atteignons un petit plateau avec des herbes jaunies, des myrtilliers rouges, des rhodos, dont les boutons sont faits pour le printemps prochain. Ca souffle, il fait du soleil, rarement les deux en même temps, alors on ne sait pas comment s’habiller. C’est vraiment un endroit merveilleux, ce que j’ai vu de plus beau durant ces 3 jours. Les photos ne lui rendent pas justice… Je demande au Loup si on ne pourrait pas bivouaquer ici. Nous n’avons rien pour le faire, mais c’est tellement beau. Il refuse.

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Il y a plein de ruisseaux, de cascades qui coulent partout autour de nous. Malgré le temps nous poursuivons. C’est un peu comme une drogue, on se demande toujours ce que l’on va découvrir au passage d’après. Ca souffle toujours plus fort. Nous sommes en face du glacier d’Argentière.

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Nous atteignons le lieu-dit : la Mare, envahie d’herbes qui poussent abondamment. On nous signale la présence d’oiseaux, des rouges-queues noirs. Pas vus. Remarque avec le vent qu’il fait, ce doit être des spoutniks 😉

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Pour aller jusqu’au Lac Blanc, il y a encore un sacré bout à faire et nous n’avons pas marché vite, sommes partis tard. C’est déjà décidé, nous ne l’atteindrons pas, mais on va encore continuer un petit peu. Maintenant le vent souffle encore plus fort, il fait froid, ça pince vraiment.

Nous décidons de nous arrêter pour casser la graine. On s’installe. Je suis mal assise. Le Loup me cède sa place et dans le mouvement je vois un jeune bouquetin qui descend, s’arrête, nous regarde, puis finalement continue de descendre et rejoint sur le pierrier un copain. Grosse discussion pour savoir si c’est un chamois ou un bouquetin. Moi je suis sûre c’est un bouquetin, mais pour faire plaisir au Loup, nous l’appellerons : le bouquemois ou le chatin !!! 😉

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Le mauvais temps menace. Le Loup ordonne le demi-tour. Je reparle du bivouac, mais le Loup ne m’écoute même pas. Je le suis. A regret. Vraiment.

Il pleut, très fort, à l’horizontale. J’ai les mollets et les fesses trempés.Puis ça s’est arrêté. Le Loup m’a invité à boire le thé à côtés d’un truc qui explique les glaciers. Alors j’ai accepté !

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Nous retrouvons Vif-Argent que nous ramènerons à sa maison-garage.

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De retour au chalet la tempête fait rage, au matin nous sommes sous la neige. Nous apprendrons que la queue de l’ouragan Gonzalo est passé chez nous. Z’aurions eu l’air fin à bivouaquer dans les Aiguilles Rouges ! On aurait retrouvé deux petits tas ensevelis sous la neige. Comme quoi, le Loup a TOUJOURS raison 🙂

 

 

20.10 2014 – Lac Cornu

Lever un peu plus tard. Tout est prêt ! Nous l’avons fait la veille, au chaud ! A 7h30 je saute sur le chauffage et éteint ce @#°#@ de réveil ! Nous avons extrêmement bien dormi, mais moi j’émerge d’un drôle de rêve, très speed, du coup j’active tout le monde, je râle sur tout.

Je râle sur le manque de savoir-vivre d’une dame dans le camping. Je suis en train de faire la vaisselle du petit déjeuner, j’ai dit bonjour à tout le monde, mais personne n’a répondu.

Une dame de La Rochelle entre, ne me calcule pas non plus, et me demande abruptement :

«Où sont les douches ? »

J’approche mon visage du sien et lui réponds simplement, tout aussi abruptement :

« Bonjour ! »

Elle a été terrorisée, elle a trouvé toute seule :mrgreen:

Nous sommes tellement bien organisés que nous sommes prêts trop tôt et devons poireauter 45 minutes. Alors on tournicote, on s’engueule un peu parce que l’un veut déjà y aller et l’autre pas. Nous reprenons le car de 9h35 pour aller à la Flégère. Arrivés à Chamonix-centre, le conducteur et son copain contrôleur nous signale que la Flégère est fermée et que tout le monde descend !!! Bon… Nous changeons de cap et montons prendre le télécabine de Plampraz qui est miraculeusement ouvert.

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Ils l’ont refait à neuf. Super ! Le temps est un peu couvert, les montagnes sont encapuchonnées de nuages. Non elles n’ont pas de couette !! Les gens du pays disent qu’il va pleuvoir….

Nous démarrons finalement pour le lac Cornu, 2h00. C’est absolument magnifique, nous sommes en face des Drus, de la Verte, de l’Aiguille du Midi et sous le Brévent.

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Les Drus et la Verte

Au bout d’une demi-heure nous faisons une halte pour nous reposer, non pas de nos efforts, mais plutôt du babillage hyper aigu et continu de deux Japonaises… Alors quand on dit que les femmes sont bavardes, peut-être, mais les Japonaises ont le pompon.

C’est vraiment très beau nous cheminons dans des dalles de pierre bien mises, souvent en escalier, traversons des pierriers, rien qui fait peur, c’est vraiment splendide.

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Il y a une petite brise qui fait du bien, car il fait une chaleur… On n’ose pas s’imaginer là en plein été ! Il y a de temps en temps un petit truc à escalader. Il m’arrive quelque chose de très nouveau et très étonnant : j’ai envie d’escalader tous les tas de pierre que je vois. J’en vois les prises, par où passer. Je suis très tentée, j’ai envie de grimper. Bizarre. Il faudrait que ça dure quand on a tout l’équipement ! Le Loup serait ravi !

Nous arrivons au Col de Cornu, 2406 mètres et entrons dans la réserve naturelle des Aiguilles Rouges.

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Ca souffle fort. Nous continuons et surplombons le lac.

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Comme personne n’y va, on en profite. On descend 200 mètres de dénivelé. Il y a tout un itinéraire marqué par des cairns et des points jaunes.

Je vous le donne en mille ! Nous crapahutons comme des fous pour casser une petite graine au bord du lac et se tremper les pieds, et on entend des petites voix aiguës : les Japonaises ! Mortecouille !!! Les deux seules qui sont là ! Heureusement elles ne sont pas restées.

Le lac est hyper froid, on a les pieds bleus. Mangeons notre petit casse-croûte.

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Je ne peux m’empêcher d’escalader quelques rochers,

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mais on ne s’éternise pas trop, parce qu’il faudra remonter tout ce truc et redescendre vers le télécabine.

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Nous avons regagné Chamonix, bières et glaces sont au programme !

Un restaurant que je trouve bien kitsch : Le Dru, ce n’est pas là que nous avons mangé et bu.

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Puis retour au camping où nous nous acquittons de nos nuitées et

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où une bien belle surprise nous attend : Une chatoune qui nous prend en amitié et prend l’apéro avec nous !

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Traversée Balcon Nord – 19.10.2014

Avons réglé le réveil sur 7h00, j’avais des boules Quiès et ai mis du temps à l’entendre. Me lève pour aller l’arrêter. Brrrr, il fait un froid de gueux : 9°! Je retourne vite dans mon « petit nuage », ma couette tellement légère et chaude que je l’appelle ainsi. Nous dormons sans chauffage. Au début parce qu’on ne sait pas le mettre, mais nous apprendrons vite ! Et ce sera la première tâche qui incombe au premier levé : Arrêter le réveil, mettre le chauffage.

Un petit déjeuner costaud est préparé, pour moi sans confiture, mais avec du fromage afin d’éviter l’hypoglycémie. Vaisselle, toilette de chat. Filons prendre notre bus, la ligne n°2, qui nous mènera au départ du téléphérique de l’Aiguille du Midi. 9h30 nous y sommes.

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Il y a miraculeusement peu de monde !

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Nous prenons la montée jusqu’au Plan de l’Aiguille et retour par le train du Montenvers, nous réservant ainsi le plaisir de faire le balcon nord. A 10h00 c’est le départ. Une jeune femme de Megève accompagne des amis venus de l’Utah. Nous sympathiserons durant le montée.

Nous voilà au Plan. Il fait 7°. Nous en avons pour 2h30 jusqu’au Montenvers. Nous allons aux Grands Mulets, nan, je rigole, (un refuge s’appelle les Grands Mulets) deux ânes sympas broutent à côté du refuge du Plan de l’Aiguille,

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le Loup fera ami-ami avec l’un d’eux.

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Passons devant un charmant  refuge, très fleuri. Nous voyons un sign post et voulons découvrir les noms de ville inscrits, mais non, c’est un poteau indiquant la hauteur de neige. Je vous laisse imaginer les hauteurs attendues !

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Nous verrons ensuite un magnifique bivouac, avec un coin pour le feu.

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Le sentier passe au pied des aiguilles de Chamonix qui sont encore dans l’ombre.

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Aiguille du Midi

Nous marchons d’un bon pas pour nous réchauffer. Je n’arrête pas de m’extasier, les arbres sont de toutes les couleurs, c’est splendide. Le paysage est minéral. Un chasseur est croisé, je serai plus bruyante ensuite pour éloigner le gibier .

L’M se rapproche : Ca aurait dû être naguère ma première ascension, mais le temps ne l’avait pas permis.

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L’M

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L’M

Le soleil se lève sur l’Aiguille, la nature est magnifique, elle sent bon.

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La vallée de l’Arve est maintenant aussi au soleil. Le temps passe vite. Quelques personnes nous dépassent. C’est marrant de voir que les femmes portent rarement un sac à dos….

Une petite montée se pointe, j’ai peur qu’elle me casse le rythme, mais non. Tout se passe bien. C’est fou de voir que beaucoup de gens ne connaissent pas les règles de savoir-vivre en montagne. D’abord on se salue, puis celui qui monte a la priorité sur celui qui descend. C’est surtout les personnes âgées et les très jeunes qui ont tendance à l’oublier….

Nous arrivons au Signal 2200 m. et casserons une petite graine, vite rejoints par des chocards !

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Chemin menant au Signal, les Drus au fond

Le Loup leur donnera du fromage dont ils raffoleront,

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Chocards

quand il passera au pain, nous nous retrouverons très vite tout seuls 🙂

La descente s’amorce maintenant sur l’Hôtel du Montenvers.

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Grand Hôtel du Montenvers

Papa aurait tellement aimé aller dormir là-haut en dortoir…. Nous devions y aller avec lui, mais n’avons pas pu le faire…. La mer de glace a encore diminué, je n’ose imaginer la hauteur des échelles supplémentaires pour se rendre sur le glacier. Elle doit être interminable….

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Mer de Glace

Il y a un monde de fou au Montenvers. Nous nous précipitons à la gare et le train de 14h00, qui partira heureusement avec du retard à 14h30, nous redescendra vers la vallée dans un joyeux brouhaha.

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Une bière est savourée derechef. Ensuite une boulangerie est activement recherchée et trouvée. J’ai envie de faire les boutiques et propose au Loup de le laisser au salon de thé les « Petits Gourmands » et de faire mon tour. Finalement nous goûtons, et il y a tellement de monde que je n’ai pas envie de flâner. Le Loup n’en revient pas, Chamonix sans lèche-vitrine, c’est comme un hélicoptère sans hélice, ça n’existe pas ! Le bus nous ramènera au camping, où cette fois nous préparerons directement nos sacs pour le lendemain.

Petit apéro au soleil,

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puis douches. Le repas ce soir se compose de rösti et œufs au plat, avec pour le dessert un petit Quatre-quart, un bon vin arrose le tout. Nous n’osons pas prendre de café, de peur de mal dormir.

Le Loup se débrouille fort bien dans notre petite cuisine  !

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Nous dévorons, puis nettoyage de la cuisine :

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Je fais la vaisselle. On se brosse les dents et ……il est encore plus tôt qu’hier ! 20h20 !!

Tant pis je file me glisser dans mon petit nuage…. Bonne nuit !

Les Bossons – 18.10.2014

Début des vacances de « patates » Enfin !

Nous partons faire un tour avec notre motorhome. C’est fou, nous mettons un pied dans Vif-Argent et on se sent déjà en vacances, incroyable, l’interrupteur est mis sur « on » pour vacances et on a fermé la porte aux soucis.

Nous avions l’intention de partir vers l’Atlantique, mais le temps n’étant pas au beau fixe, nous avons revu notre itinéraire. Finalement, vu aussi les inondations un peu partout, nous nous dirigeons vers Chamonix. C’est dommage les campings en France sont souvent fermés au-delà de la mi-septembre. Heureusement pour nous celui des Deux Glaciers est ouvert pratiquement toute l’année (excepté de mi-novembre à mi-décembre).

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Vif-Argent au Camping des Deux Glaciers

D’abord un chien hirsute, Ploum, vient se frotter dans nos jambes, puis une charmante jeune fille, très souriante, nous accueille et prend l’initiative de nous donner un tas d’indications nécessaires, et nous laisse prendre la place qui nous convient.

Le choix de la place prend un peu de temps. Nous sommes sous le glacier des Bossons et celui de Taconnaz, l’Aiguille du Midi se dresse un peu plus loin, le Brévent en face. Une vue magique. La 93 fera notre affaire. Nous avons de l’espace, le soleil tape dur. Le rêve….

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Nous préparons notre lit, puis sortons chaises et table et démarrons l’apéro.

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Le ballet des hélicoptères est incessant au-dessus de nos têtes. Nous espérons que ce n’est pas pour des sauvetages, mais plutôt des survols touristiques.

Le soleil s’est maintenant caché, les vestes duvets sont enfilées et le repas se prépare. Nous allons marcher demain, donc un plat de pâtes est nécessaire. Puis un gros dodo…

Il est maintenant 20h45, le repas est englouti, la vaisselle est faite, les dents sont brossées, nous nous enfilons sous nos couettes. C’est comme en cabane, la nuit est tombée, nous nous couchons, nous sommes crevés comme s’il était déjà minuit … Il n’est que 21h00…

Retour en montagne 2

Moiry (22 juin 2014)

Cette fois le départ a lieu dans notre vallée, à Moiry. La section Genevoise du club alpin organise son cours de « glace ». Tout le monde est là dans la bonne humeur, il fait un temps splendide, c’est un miracle quand on voit l’été que l’on a eu…Cours glace-001Nous partons en avance nous poster au bord du glacier pour filmer nos copains. Pour rien. Ils prendront un autre itinéraire, le terrain où nous sommes étant trop détrempé. Nous leur courrons après ! Nous montons sur le glacier à plat sans crampons, puis tout le monde stoppe, s’encorde et met les crampons.

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Denis, un des chefs de course,  sera dans une forme olympique pour nous faire rire, observe les alentours.P1090332

Chaque cordée commence alors les exercices et c’est un embrouillamini de cordes… Les choses plus sérieuses s’amorcent. Les cordées avancent, escaladent de petits séracs. Tous sont concentrés. Je me suis mise sur la corde du Loup, j’ai plus vraiment l’habitude, mais j’ai pas trop les jetons et je fais ce que j’ai à faire. Faut que je lui fasse un peu honneur à mon Loup, parce que ça ferait un peu moche que la femme d’un chef de course soit terrorisée sur un bout de glacier:-) On a un peu perdu de vue nos copains et on se précipite sur des cordées que l’on ne connait pas:-), alors on redescend, on remonte, on attend…et enfin on les retrouve ! P1090368

Des chefs de courses sont partis seuls, pour préparer des cordes fixes, assurer des protections afin d’éviter tous dangers lors des exercices.

Nous mangerons, les chefs avertissent à plusieurs reprises de rester sur les parties grises du glacier, mais une fille n’en fait qu’à sa tête et en se relevant passera dans une crevasse… Ca arrivera aussi à un type qui ressortira de là vert de trouille, mais qui continuera courageusement.

Grimper à l’aide des piolets sur paroi verticale :P1090370

Passage en traversée avec l’aide du piolet. Ca a l’air fastoche, ben qu’est-ce qu’on perd l’équilibre au début. Les talons ont tendance à remonter et c’est la chute….P1090373

Remonter sur une corde fixe au moyen de deux cordelettes :

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Voilà les joyeusetés qui nous ont été concoctées par Denis, Joao, Philippe et Jean-Marie.

Ce fut une journée passionnante, j’ai énormément appris. Nos valeureux chefs ont été d’une patience, d’un humour et d’un professionnalisme exemplaire. J’ai adoré. Bravo à eux, je leur tresse des couronnes de lauriers. Plus tard, nous montons à la cabane de Moiry. Montée rude et il fait chaud.

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Le Loup toujours gourmand !

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Tout le monde prend possession de sa chambre, puis le repas est servi. Tôt. Délicieux, comme d’habitude. J’ai le regret de vous annoncer que « Fraise », la petite chatte des gardiens, n’était pas à la cabane ce weekend-là. J’étais déçue…

Puis assemblée sur la terrasse. Les chefs de courses font les cordées pour le lendemain. Le Pigne de la Lé est prévu. Cette assemblée est une franche rigolade, toute les choses importantes sont dites, mais dans une bonne humeur qui me ravit.Cours glace-069

Je n’irai pas au Pigne, je n’ai aucun entraînement. Je pourrai donc m’octroyer une grasse matinée et retrouverai au petit déjeuner deux membres du club avec qui je passerai un chaleureux moment en attendant le retour du Loup.

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Le temps a changé et la descente se fait sous la pluie…

 

Biche, oh ma biche !

L’idée de faire un grand tour en montagne a été vite éliminée au vu du temps pluvieux samedi matin… De plus nous nous sommes levés à 10h00, alors…

On trainouille devant la TV et je lance ; Montons à la cabane du Petit-Mountet, ça nous fera une petite marchette pour me remettre en jambe. Chloro est mise à contribution  et nous l’abandonnons à Zinal.

J’avais oublié à quel point le lit du torrent était dévasté depuis les inondations. Une nouvelle passerelle a été construite et nous traversons la Navisence.

C’est dommage parce que comme c’était juste une marchette, je n’ai pas pris d’appareil photo. Les paysages sont de toute beauté. Nous découvrons un nouveau sentier, prédisant l’arrivée dans une heure. Mon œil oui ! Une heure et demi plutôt ! Ca me fait râler sec. J’ai horreur de ces temps de marche calculés pour des coureurs ! Je n’ose imaginer les parents qui ont promis une glace à la cabane dans une heure.Vont en entendre des récriminations…. Bref, nous y sommes presque !

Et tout à coup derrière un rocher, mon sang se glace. Un chasseur est embusqué. Je croyais que la période de la chasse était finie. Je me suis habillé en marron-chevreuil, c’est ballot ! Je fais plein de bruit pour éloigner les bêtes 🙂 Pour le retour j’enlève mes couleurs camouflage et reste en petit pull bleu-ciel pour éviter tout doute.

Nous arrivons vers Chloro et entendons un drôle de bruit. Des feuilles brassées, des pas précipités, des aboiements. Je vois un chien qui lèvent deux biches. Je me mets à hurler : Barrez-vous les biches et à siffler pour attirer le chien. Le loup fait de même. Le chien s’est stoppé et a arrêté d’aboyer.Les biches ont pu s’enfuir. Aucune détonation n’a suivi.

Foi de Jujunette, je ne mangerai plus jamais de chasse…

Retour en montagne

Champex (mai 2014)

Ca faisait des mois que j’attendais cela : deux weekends d’initiation à l’alpinisme avec le club alpin. Mon Loup caméra à la main et moi l’appareil de photo.

Pour s’épargner un lever aux aurores, nous avons réservé une chambre à Champex dans un hôtel, « Au Club Alpin ».P1090159Il fait beau, je suis ravie de cette escapade, je hume les senteurs d’été.

Le premier weekend, nous serons dans la région de Champex : aussi nommé « le petit Canada suisse » avec son lac alpin entouré de forêts et de chalets. Nous y sommes ! L’accueil à l’hôtel est assez frais. La patronne est en train de mettre au pas ses saisonniers. Et que ça saute !!!

Notre chambre est petite, mais agréable, avec douche et WC (comme nous sommes arrivés les premiers, c’est nous qui l’obtenons).P1090135On pose les sacs et on se précipite sur la terrasse joliment aménagée au bord du lac pour un apéro, dans des chaises longuesP1090144avec des canes et des canards qui nous offrent un magnifique spectacle. C’est enchanteur et charmant ! On est rien mal, comme on dit à Morzine ! Le soleil se cache un peu.P1090164L’heure du repas a sonné. Le serveur est adorable, un Français, il se met en quatre pour nous. Il a bien du mérite, sa boss n’est pas de tout repos. Enfin c’est le début de saison. Nous ferons ensuite le tour du lac comme balade avant de s’endormir. Le repas fut certes bon, mais pas très copieux. Nous pensions qu’avec une croûte au fromage, jambon et œufs on serait lestés, ben non… Des petits couacs quand même dans cet hôtel : éviter de rechercher un objet tombé malencontreusement sous le lit, des troupeaux de moutons de poussière étaient confortablement installés et masquaient l’objet !

Super petit déjeuner, qui lui tient au corps ! Ensuite, c’est un miracle, nous sommes les premiers au lieu de rendez-vous. Vous me direz : c’est normal, vous êtes sur place ! Je vous répondrai que ça ne veut rien dire….. Ca nous est arrivés d’être en retard même en étant sur place…

Les copains ont débarqués, tout à fait dans les temps et sont en train de s’équiper. P1090169Tout le monde file dans les bois pour faire pipi. Chaque fois qu’il y en a un qui s’en va, on se dit : c’est bon, on va pouvoir lui mettre la corde dans le sac ! L’humeur étant plus gaie que le temps.

Nous sommes très nombreux pour prendre le télésiège de la Breya. Il y a une autre section valaisanne qui monte également.

Le Loup et moi sommes chanceux dans la montée, je vois un lagopède. Il a déjà sa parure d’été à plumes brunes Il était tout seul, il marchait.

Le temps change. Nous sommes maintenant dans une purée de pois, je vois à peine celui qui me précède. On s’entend, et c’est comme ça qu’on sait qu’on est toujours sur le bon chemin.P1090177Pour le moment tout va bien. Je marche avec plaisir, le souffle un peu court, je viens d’avoir une bronchite, mais j’ai du plaisir à être là. Le sentier est plein de fleurs.

On est maintenant sur la moraine. J’en ai ch..  comme pas permis !!!! Je n’ai pas de souffle et pas de jambes, Le Loup a dû m’amener tout doucement, c’est la honte ! On m’a même proposé de me prendre mon sac !! Denis et Yves, deux chefs de course et amis, sont hyper patients et indulgents avec moi.

On se retrouve tous pour le début du cours, les groupes sont formés, nous sommes avec Yves qui adore expliquer la montagne. J’apprends des truc ou me les remémore. Ils sont courageux dans notre groupe. Ils sont toute ouïe et mettent en pratique.P1090193

P1090218Le Loup gambade partout avec sa caméra. Il est jamais fatigué, lui !!! Moi j’essaie de suivre avec mon appareil photo…

Le temps change encore, maintenant l’orage est sur nous et il grêle. On continue à monter vers la cabane, tout le monde est encordé,P1090224sauf le Loup et moi. Mais voilà, se présente un petit passage avec un à-pic de 200 mètres et je tremble. Je m’encorde au Loup et Yves, toujours adorable, ne se moque pas de moi et m’aide à passer. Je suis contente et fière de l’avoir fait, il faut que je me réhabitue au vide.

On arrive enfin à cette foutue cabane d’Orny, 2831 mètres. On a des super dortoirs, c’est neuf, c’est refait, il y a des édredons, les toilettes à l’intérieur, ça roule….P1090247

L’accueil de Raymond est chaleureux. On se mange une soupe, puis de nouveau : exercice de rappel, etc.. Moi je regarde le méli-mélo du sas de la cabane, mais dont les cordes et piolets sont bien rangéesP1090261

P1090263Nous sommes une excellente équipe, tout le monde est sympa, on rigole à fond, heureux d’être là et d’apprendre plein de trucs. Ca me fait du bien de me retrouver dans la nature, dans la montagne, avec de bons copains, ça me recharge.

Je suis très perplexe avec mon sac à dos. D’abord il n’est pas pratique, j’ai été mal conseillée à Chamonix lors de l’achat, et ce sac me déséquilibre. Un truc sympa il a des coutures étanches, ça c’est bien, mais en revanche tout le reste du sac prend l’eau. Il n’y a que les coutures d’étanches:-)

Le repas a été gai, Yves est un insatiable mangeur ! Nous avons beaucoup ri. Puis dodo. Il neige ! En été ! Beaucoup de vent !

J’ai très bien dormi. Me suis réveillée une fois à 4h00 par une équipe qui partait, puis petit déj à 6h30. Il y a un truc très cool en montagne, c’est qu’on fait de la rétention d’eau, au réveil on a plus une seule ride. Après pour que ça dure, il ne faut plus faire pipi 🙂

Il y a une fille d’un autre groupe qui est là, elle n’était pas dans le bon dortoir et a raté son départ. Son équipe la reprendra au retour !

La caméra du Loup est en panne et nous oblige à rentrer à St-Luc. Nous quittons à regret notre très bonne équipe, les paysages sont de toute beauté !P1090271