Ski de fond

Le début des vacances a été marqué par un temps de chien : neige abondante, grand froid. Je dis temps de chien, mais en réalité j’adore ça. Nous avons donc fait les marmottes, de plus je soigne ainsi un satané virus attrapé à Genève qui me met sur les rotules.

Lorsque des journées de beau sont annoncées, nous nous précipitons sur nos skis de fond. A cette époque le ski de piste ne nous emballe pas, trop de monde, la peau de phoque est dangereuse, le danger d’avalanche est maximum. (Malgré cela certains n’ont pas su résister à l’appel du hors-piste et l’un d’entre eux est toujours sous 6-7 mètres de neige à la Bella Tola…Les recherches ont malheureusement dû être abandonnées….)

Un truc épatant est établi dans la vallée. En hiver pour éviter l’engorgement des voitures sur les routes et dans les parkings, un service de car postal permet de passer d’une station à l’autre gratuitement.

Départ pour Vissoie : un renard se dore au soleil, une biche grignote en contre-bas. Changement de car, départ pour Grimentz.

Nous avons pris pour but : l’Ecurie. Petit restaurant tenu par Etienne Salamin, l’ancien gardien de la cabane Moiry. Chaussons nos skis, c’est la deuxième fois que j’en fais. Le principe est simple et je le retrouve vite et tant qu’il n’y a pas de descente : pas de problème. En revanche, s’il y en a……Je suis morte de trouille.

Ben oui, faut que je vous raconte : Le Loup, il aime pas les trucs balisés, plein de monde, alors nous avons des skis de fonds pour faire du hors-piste (je sais, je sais, mais nous on se renseigne toujours auprès d’un guide avant de partir). Nous avions inauguré mon nouveau matériel à la Givrine. Les pistes étaient complètement gelées, nous les avions quittés ensuite et étions partis dans la poudreuse, j’en garde un souvenir ébloui. Petit casse-croûte au pied d’un sapin, puis retour : moins cool. En hors-piste c’était génial, mais en rejoignant les rails glacés, j’avais vite compris que ça allait devenir « casse-gueulette ». Effectivement, mes skis étant neufs, ils glissent à merveille et en descente je prenais vite de la vitesse, pas moyen de se mettre en chasse-neige, je n’arrive pas à sortir des rails, je n’arrive pas non plus à freiner en sorcière, assise sur mes bâtons, alors pour ne pas rentrer dans le Loup, je me laisse tomber sur les fesses. Bilan de la course : le dos en capilotade et un rendez-vous en urgence chez l’ostéo !

Donc tâchons de faire mieux. C’est facile, la piste est plus molle et on est pratiquement à plat, ça monte un peu.

Trop bien, trop beau. Plein de neige, plein de traces de lièvres et de cervidés.
Soleil éclatant, froid de canard, mais comme on bouge ça va. Puis nous devons quitter ce chemin pour monter chez Etienne. Croyant que nous y sommes presque je garde mes skis et monte en canard. Crevant ! Je les ôte aussi et on se tape une sacrée montée.

L’Ecurie enfin ! L’accueil d’Etienne est chaleureux. C’est beau chez lui.

Nous nous installons et le Loup gourmand et affamé commande un rösti flambé au cognac. Suivront des meringues à la crème….. Nous admirons la dextérité d’Etienne pour faire sauter son rösti dans la poêle.

La vue depuis là-haut est à couper le souffle. Il s’est bien choisi son coin !

Nous devons nous presser, nous ne voulons pas rater le car de 15h51. Nous saluons Etienne et son aide, promettons de revenir et descendons rapidement. Plus loin les skis sont chaussés et je n’ai pas le temps d’avoir peur en descente…. Nous arrivons juste, le car est là.

A Vissoie, changement de car. Dans l’agitation qui régnait durant le transfert des skis sur la plate-forme arrière, avec une dame qui nous explique comment les installer et mettre la protection afin qu’ils ne tombent pas en route. Nous savons tout cela et elle me gonfle avec ses explications. Enfin bref, dans cette cohue magistrale, nous démarrons et partons…….pour Zinal ! Bien joué ! Comme deux couillons nous sommes montés dans le mauvais car ! Sophie la conductrice nous déposera au premier arrêt et nous reviendrons à pied, nos skis sur l’épaule jusqu’à Vissoie où nous attendrons 2 heures à la boulangerie-tea-room du Café des Alpes.
Ah ben ça ! On a eu raison de se grouiller chez Etienne !!!!
Pour remonter à St-Luc c’est de nouveau Sophie qui nous prend dans son car. Elle aura la gentillesse de ne faire aucun commentaire…

Le lendemain il fait encore assez beau, nous repartons pour Grimentz. Cette fois c’est le car qui part avec nos skis, il ne nous laisse pas le temps de décharger, nous lui courons après… Quelle rigolade !

Refaisons le parcourt de la veille et le prolongeons. C’est magnifique, même par temps couvert.

Il ne fait pas chaud. Il y a des pétées de neige.

On ne va pas très vite. La journée d’hier a mis en exergue des muscles que nous avions oublié.
La façon du Loup de porter ses skis est très élégante….

la mienne l’est moins….

Le retour se passe sans encombres, retour au chalet dans les temps, pas mal hein ?

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