Les Cascades

Ben oui, j’ai du retard !
Des fêtes de famille sont venues s’intercaler et j’ai laissé le blog de côté. C’est moche ! Moche, moche, moche….
Alors tant pis, je me lance et vous raconte la dernière sortie que nous avons faite le 3 novembre :

Il faut se dérouiller les jambes, j’ai un peu trop tendance à vouloir faire la marmotte. En gros j’aimerais hiberner jusqu’au mois d’avril, tellement je suis fatiguée sous les stratus genevois….

Réveillée tôt, je prépare la gamelle de Chanel, puis notre petit déjeuner.

Il fait beau, juste quelques nuages. Les sacs sont vite préparés et départ avec Chloro jusqu’au Gite du Prilett.

Brrr ! Il fait toujours très froid dans ce coin : un vrai congélateur. J’essaie de proposer un café avant de partir. J’essaie tous les trucs pour rester au chaud. C’est non  et c’est sans appel !

Il n’y a pas beaucoup de neige, mais elle a gelé. On glisse un peu. J’ai froid.

Nous suivons le bas de la piste sur le côté.

Franchement je n’ai pas d’enthousiasme, il y a plein de traces de lugeurs et de marcheurs, ça ne m’emballe pas. J’aime bien être la première à laisser mes empreintes dans la neige.

On s’élève peu à peu. Le torrent est partiellement gelé. C’est très beau.

On se fait dépasser par un jeune Anglais, plein d’entrain.

C’a m’énerve, je n’aime pas me sentir à la traîne.

Nous avons décidé d’aller jusqu’à l’Hôtel Weisshorn et de casser une petite graine vers la comète de Halley…

Autant vous le dire tout de suite, nous n’irons pas jusque-là. Pas le goût. C’est une journée sans. Il faut parfois savoir renoncer.

En haut des cascades, nous grignotons du lard séché. Un peu requinquée, nous débouchons vers le replat qui rejoint le sentier des Planètes.

La neige est intacte, scintillante. Elle appelle mes pas. Je suis complètement revigorée. Nous prenons le petit passage d’été que nous connaissons bien et qui serpente entre les myrtilles. Nous nous enfonçons jusqu’à mi-mollets.
C’est magnifique ! J’aime la montagne sauvage, sans bruit, avec des animaux qui osent passer vers nous. Nous n’en verrons aucun. En revanche des promeneurs seront surpris de nous trouver ici.

Je redescendrai seule par ce passage, le Loup ayant mal au genou.

Et le rejoindrai plus loin…

Le retour se fera par le sentier habituel, plus long mais moins casse-gueule…
Avec un beau tapis d’aiguilles de mélèzes et des traces de lièvre.