Week-end du Jeûne Genevois

Ca y est, j’ai congé depuis mardi soir dernier, le 4,  jusqu’au 13 septembre : sacré pont ! Mes copines en sont vertes de jalousie…On a jamais vu de pont si long.
Pour me souhaiter la bienvenue et comme il était tard, mon Loup m’invite à manger une pizza au bord du lac de Géronde à l’Auberge des Collines. Toujours fameuses…
En remontant, à Vissoie, un renard est juste à côté de nous et attend au feu un moment avec nous, puis s’enfuit sous la cabane de chantier…
Première petite marche de mise en jambe. Direction Zinal, comme il n’y a qu’un téléphérique par heure, nous avons le temps de traîner un peu, enfin moi je vais donner le bonjour à tous les chats que je connais. Je tombe d’abord sur Flash, une grosse chatoune, mais ne pas s’y fier, elle est leste comme tout et les souris n’ont qu’à bien se tenir !
Ensuite c’est Perle qui vient à ma rencontre. Perle est une très belle chatte, elle le sait, qui ne fait que ce qu’elle veut (comme tous les chats !). Elle est allée se vautrer dans une flaque d’eau, alors comme je la prends dans mes bras, elle se tourne de manière à pouvoir se sécher complètement dans mon pull, toute ronronnante…
Montée à Sorebois en téléphérique. L’accueil par la préposée fut moyen-moyen L. Il fait un temps splendide. Le Loup a décidé que nous irions jusqu’à la cabane du Petit-Mountet. Le début est rapide, forcément ça descend. Un panneau nous indique que nous devrons prendre garde aux moutons :
Un premier arrêt pour que Jujunette puisse dire bonjour à ses cousines !
J’adore ces moutons à tête noire, ils ont de bonnes bouilles.
Nous poursuivons très tranquillement en faisant de petits arrêts grain-grains et thé. Le panorama est splendide : le Weisshorn, le Besso, l’Obergabelhorn.
Nos genoux se font sentir, ils ne raffolent pas de ces descentes. Nous voyons sur les hauteurs un troupeau de moutons qui batifolent partout. Le chien a bien de la misère à rassembler toutes ces bêtes qui n’en font qu’à leur tête. Nous n’avons vu aucun berger, alors je me suis posé la question : Comment se nourrit le chien ? De quoi ?? Ben il doit piocher dans les moutons ?? Il surveille le troupeau et son garde-manger ??? Je n’ai pas de réponse.
La cabane est en vue. Quelques personnes sont attablées.
Nous entrons et sommes agréablement surpris, elle est coquette et accueillante cette cabane. Nous nous laisserons tenter par une tarte aux abricots géniale, croustillante, goûteuse JJJ
Comme nous allons remercier le gardien pour ce délicieux goûter, il nous avoue être pâtissier. Elle vaut absolument un arrêt. D’autant qu’elle est bien modernisée, les toilettes sont à l’intérieur et il y a même des douches.
Des écriteaux pour la cabane du grand Mountet sont visibles, le gardien nous apprend qu’un nouvel itinéraire a été marqué, faisant passer par le glacier. Bon à savoir.
Retour à Zinal où Chloro nous attend. Les jambes nous rentrent dans le corps. Du magnésium et une bonne nuit là-dessus et demain…nous roulerons du lit.

La journée suivante nous l’avons passée à Megève. Nous retrouvions des amis de Rome qui nous avaient concocté un pique-nique. Toujours merveilleux les pique-niques de Jean !  A l’ancienne : avec panier en osier, nappe à carreaux dans les tons brun, serviettes assorties, vaisselle, couverts, tout on vous dit ! Et on n’y mange jamais de sandwichs, mais une potée savoyarde cette fois (la dernière fois, c’était des scaloppine al limone….) Un régal en très bonne compagnie. Monique et Jean sont adorables, pleins d’humour, intéressants. Ils sont accompagnés d’une belle petite crapule de cocker : Odessa ! Un amour ! Magnifique journée ! Merci encore.

Nous avons toujours les jambes lourdes, mais l’envie de marcher est la plus forte. Nous partons à Moiry. Nous croisons un écureuil très affairé. Laissons Chloro au barrage et débutons le tour du haut lac à 2500 mètres. Là c’est un gros crapaud qui trône au milieu du chemin.
Ca monte, ça descend, c’est magnifique, le lac est bleu turquoise. La traversée du barrage n’est jamais un moment affolant et la montée qui suit non plus. Mais nous avançons bien. La forme est là. Petite pause grain-grains.
Je n’ai pas pris de petit déjeuner et je me sens mieux, pas d’hypoglycémie. Un cairn, un joli petit passage dans des rochers, puis nous amorçons la descente.
Comme l’itinéraire n’est jamais bien indiqué, nous en choisissons un autre qui nous emmène vers la moraine du glacier. C’est cool, il n’y a plus personne. La vue est prenante. Le pigne de la Lé que le Loup veut absolument que nous refassions….
Pique-niquons les pieds dans l’eau, génial !
Nous poursuivons et remontons de l’autre côté du lac pour nous remettre à 2500 mètres. Il fait très beau, mais le vent souffle.
Des fleurs partout et tout d’un coup : des edelweiss, plein, partout. Que c’est beau. Je n’en avais encore jamais vu là. Des chardons aussi.
Le lac de nouveau, toujours aussi beau et plein de frémissements à sa surface. La fatigue se fait sentir et le temps paraît long…. Ca n’en finit pas, oui ! En plus j’ai un point de côté ! Comme je ne sais pas comment le faire passer, je m’allonge. Y fait froid et il est tard. On ne peut pas rester là.  Nous repartons. La fin du parcours se fera à travers le pâturage. Bien nous a pris : une marmotte s’amuse, elle nous voit et se met à courir, mais n’a pas l’air franchement affolée. Retour voiture.
Douche, repas et je m’endors devant le film….

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