Gondo (carnet de cimes)

Après ces si belles vacances, il fallait bien que l’on se remette à marcher un peu.

Le Loup ayant été prospecter vers Gondo, nous partons dans cette direction.

La veille, pour fêter mon retour chez nous, nous sommes allés manger au Prilett. Avons pris le menu des champs, très copieux et délicieux (peut-être juste le dessert un peu lourd après tout ce qui nous avions déjà eu). Si bien que pour épargner un peu mon foie, j’ai pris du thé ce matin plutôt que mon cappuccino habituel. Mais voilà, moi sans café je ne vaux rien.

Ainsi donc après avoir pris la route des écoliers pour y arriver, nous faisons une petite halte à l’hôtel – restaurant Stockalperturm. Superbe construction édifiée pierre par pierre. Tout est minutieusement choisi, l’ensemble est très zen et nous donne envie d’y revenir plus longuement (ils ont des dortoirs magnifiques aussi !). Petit café pris, nous passons à l’office du tourisme et sommes chaleureusement accueillis. Le monsieur nous donne un tas d’indications, nous vend une carte et moi qui furète partout je m’exclame tout à coup :

          » vous êtes aussi un fou du Yukon ? « 
            » Oui  » (si un mot suffit, il n’en dit pas deux)

          » Oh, mais ces pépites d’or, c’est vous qui les avez trouvées ? « 
          » Oui « 
         «  Où ça ? A Dawson City  ? »
         «  Non, au nord de Whitehorse à ….. (Nous n’avons pas compris le nom) »
J’avais découvert dans une vitrine une plaque minéralogique, jumelle de celle que l’on a ramenée et des petites boîtes avec des pépites marquées Klondike River. Je comprends enfin qu’il n’a aucune envie d’en parler, il est là pour parler de Gondo.

Nous le remercions donc pour toutes les merveilles proposées sur la région et prenons congé. Il rajoute tout de même très vite que son prochain voyage là-bas est prévu pour 2014.

Et Chloro démarre toute guillerette la route de ce beau vallon. Route historique, étroite et sinueuse.

Comme d’habitude, nous cherchons le début de notre sentier et comme d’habitude c’est le Chaton qui le débusque.
Pas le temps de s’échauffer, on a tout de suite le nez dans la pente. Rudes deux cent premiers mètres ! Ca finit par se calmer et nous débouchons dans un vallon verdoyant et rempli de framboisiers, de mouches et de moustiques (Y a pas qu’au Canada, nous avons l’équivalent suisse et des costauds !). Sommes très étonnés de trouver des moustiques à cette altitude-là. Nous avons très chaud et soif. Je dépose une framboise dans ma bouche et l’écrase juste avec la langue contre le palais et ainsi la salive revient. Un délice qui ne fait pas gagner du temps.

 

Nous croisons des vaches. Je m’agrippe au Loup, j’en ai peur. J’ai beau savoir qu’elles nous voient dix fois plus grand, j’ai peur. En plus il y a eu des attaques cet été. Même depuis le Canada, j’y ai vu.

Poursuivons laborieusement, je peine. Faisons des arrêts plus que réguliers.

Et enfin, récompense. Un tout petit lac.
Plein de poissons.
Nous nous aspergeons, buvons et poursuivons.

Parviendrons à un beau lac de montagne. Trempette des pieds. Merveilleux.
Il faut penser à redescendre les neuf cent mètres de dénivelés montés. Ca se passe plutôt bien. Les genoux et « Morton » se réveillent, mais je prends les bâtons et cela ira mieux.

Pour nous récompenser de ce bel effort, le Loup offrira le repas à l’hôtel-restaurant Stosckalpersturm (http://www.stockalperturm.ch/) où nous dégusterons un loup grillé aux légumes méditerranéens absolument fabuleux. Vaut le détour. Je pense même qu’une nuit dans cet hôtel doit être très hyper agréable, mais il faut réserver.

Nous rentrerons tard.

Chanel nous attend. Elle nous fait comprendre que le temps a été long….

Du coup le lendemain matin, elle nous fait faire tout ce qu’elle veut, elle veut nous réveiller, on se lève, elle veut sortir, on sort, elle veut rentrer, on rentre, elle veut manger, on mange, elle veut ressortir, on ressort, elle veut dormir, on fait son lit dans le nôtre. Cette chatte-là nous fait passer par le chas d’une aiguille…

Nous roulons du lit…Mal aux jambes….Quelle remise en route, neuf cent mètres de dénivelé pour une première fois, c’est dur ! D’autant qu’avec mes petits kilos en plus…..

Nous allons chercher du pain à l’Achelli, avons tout terminé au petit déjeuner. Et là embuscade. Le restaurant de la Poste à St-Luc (http://www.poste-st-luc.ch/) affiche son menu de midi : carpaccio + frites + salade. Suis fichue, j’adore ça. Et comme j’avais proposé de prendre l’apéritif, tout naturellement nous poursuivons par le menu pour moi et une salade pour le Loup qui déteste le carpaccio.

Une merveille ! Nous ne sommes jamais déçus à la Poste. Les patrons Gladys et Laurent sont toujours accueillants et chaleureux avec nous, leurs filles Manon et Emma aussi. Tout cela contribue à un moment de pur bonheur.

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