Barkerville – dimanche 29 juillet 2012

Ca alors ! Nous venons de découvrir un grand tiroir vide ! Et dire qu’on manque de place et que c’est le foutoir dans l’armoire ! Mais on a tellement pris l’habitude d’être organisé comme ça, qu’on sait pas quoi y mettre.
J’ai emmené beaucoup trop de vêtements pour un voyage comme celui-là, pourtant je n’avais que treize kilos au départ. On est le plus souvent dans des coins sauvages où les tops un peu élégants ne sont d’aucune utilité. On s’habille toujours pareil, nos lessives sont toujours identiques.
Allons à Barkerville, ville de la ruée vers l’or.
Quand je vous dis que nous sommes justes pour les kilomètres, je vous explique :
Au départ à Genève, chez Nicolas, on achète un certain nombre de kilomètres, nous en avions pris 6500, ce qui paraissait énorme. Que nenni ! Nous en avons déjà fait plus de 5500 et nous sommes à 700 km de Vancouver. N’avons que 300 km pour faire des écarts de route, alors on commence à compter. Faudra pas se tromper non plus en rendant le camion, pas faire des kilomètres pour rien…
A Quesnel une envie de café nous arrête chez A&W. Un rassemblement de voitures vintages ne  nous fera pas gagner du temps… Sont superbes, well done guys !

Sur la route menant à Barkerville on nous signale des mooses et des deers au nez rouge, comme Rudolf !
Dès que les grands axes sont quittés tout devient sauvage, la route 26 est en montagne russe !
Visite de la petite ville de chercheurs d’or, conservée dans son jus.
Le descriptif d’une cuisinière en fonte et fer nous est fait par une dame qui nous demande un penny pour le faire. Le penny de l’époque n’existant plus, elle est tout de même très heureuse de nous en faire la présentation. La cuisinière est absolument géniale pour l’époque et certaines trouvailles feraient bien d’être implantées sur les nôtres. Vers 1920 une cuisinière normale valait autour des $40 , celle-ci en valait $100. Elle nous fera goûter un morceau de cake à base de maïs, fromage et farine : sec, mais très bon.

Nous verrons passer des diligences de l’époque, applaudirons une danse folklorique et visiterons les nombreux bâtiments du village.
Pharmacie



Bureau d’achat de l’or



Chambre de mineur



Maison de John Bowron



Saloon
Maison de John Bowron


Ecole



Non mais j’y crois pas !
Tout à l’heure chez A&W, un charmant monsieur m’a tenu la porte et parlé trop et trop vite, de sorte que je lui ai avoué que je parlais mal anglais. Et il m’a répondu : « Mais vous vous n’avez qu’à sourire ».
Et bêtement je l’ai raconté à mon Loup.
Et devinez ! Non mais j’y crois pas, mon Loup fait le même baratin à toutes les nénettes en costumes qu’il croise. Et comme moi, elles se rengorgent comme de jeunes poules….

Au retour stop sur la route : un jeune élan gris tacheté en a pris possession. Qu’il est beau, il a des petits fanons au menton, l’est tout jeune, avec des petites cornes qui s’ébauchent. N’est pas très peureux et reste un moment, puis quitte la route.
Plus loin un putois sera aperçu. On vérifie pas…
Petit arrêt à Wells, maisons multicolores et un adorable chat noir et blanc qui me ronronne dans les bras en canadien et me suivra partout. Craquant, so cute…

Et son Visitor Centre

Sommes maintenant au Alamo motel-restaurant & RV campgrounds.  L’accueil était très agréable, l’endroit est paisible et charmant, nous sommes quasiment seuls.

Lessive, rasage de museau et fish&chips voilà le programme redoutable de ce soir.
Lessive : faite !
Rasage : Le loup a pas réussi à faire le code pour ouvrir la porte !??!! Vous y croyez, vous ?
Donc un homme des bois très hirsute m’a tenu compagnie  pour le repas.
Un couple âgé est venu s’installer également et la conversation s’est immédiatement engagée. Adorable ce couple. Sont de Kamloops et ont rendu visite à de vieux amis à Smithers.  Lui parlait un peu français. A un moment il s’éclipse et revient en nous offrant des chocolats canadiens pour notre dessert. Avons passé un moment très chaleureux et la nourriture était fameuse.
Avant de nous coucher évidemment on se douche. Le Loup y va en premier et revient. Me signale que ça coûte un loonie pour trois minutes.
Je pars avec tout mon attirail et mon loonie. Et comme trois minutes me paraissent peu. Je mouille déjà mon pompon, l’enduit de gel douche et me savonne. Ceci fait, je glisse mon loonie dans la boite ad hoc, je tourne la poignée et …. rien ! Je tire un peu dessus et …. toujours rien. Je tire un peu plus fort et …. elle me reste dans la main ! Gagné ! Je suis bulleuse de savon, nue comme un ver, et essaie de me rincer au lavabo en espérant que personne ne pointera  son nez. Le lavabo se remplit de mousse et moi j’en suis toujours au même point. Finalement, j’enfile mes habits et cours au RV ….me doucher.
Et maintenant bonne nuit !

Une pensée sur “Barkerville – dimanche 29 juillet 2012”

  1. Merveilleux celui-ci!! Je lui donne ma palme de préféré so far! Trop ri! Bravo tantinue à bulles!!
    Profitez et faites-nous profiter de la suite, looking forward!
    Je vous aime, mon petit ver et M. Pierrafeu!

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