Stewart – mercredi 25 juillet 2012

Alors nous étions donc à Bell II. Pour le buffet comme nous y sommes allés trop tard. C’était terminé. Nous nous sommes régalés (et le mot est faible) d’un saumon, avec des légumes grillés et du riz. Aurions bien bu du vin, mais il n’avait que des grandes bouteilles, la bière Sleem’ honey brown a été parfaite.
Nous avons pas mal de petits désagréments avec notre Flèche d’Argent. Je vous ai déjà parlé de l’huile, du frigo, et maintenant nous avons une bonne fuite d’eau. En fait on patauge. Lorsque nous nous branchons sur l’eau de la ville, il doit y avoir un trou quelque part, parce que ça remplit aussi le camion. Etions assez agacés hier soir… Nous n’avons pas pu nous en rendre compte tellement plus vite car nous étions dans des camps sans service. Nous en sommes réduits à deux services sur les trois possibles…
Pas vu de moose, mais des mooses-tiques : plein !
1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 ! Et oui, on en a vu 7 des ours, dont un ourson !! Trop beau. C’est sans doute grâce à ma petite chanson, vous vous souvenez : Où sont les our-ses, avec etc… Quand je la chante pas, on en voit pas.
Cette journée a été probablement la plus belle. La route 37 est réellement un must à ne manquer sous aucun prétexte.
Elle est de toute beauté, entourée de hautes montagnes enneigées et de glaciers suspendus.
Il fait froid la nuit, avons mis des couvertures supplémentaires. Des forêts de hêtres s’ajoutent aux épinettes. Les Canadiens sont très conscients de la valeur de leurs forêts et demandent d’en prendre grand soin.
Le premier gros ours noir est vu au bord de la route, cavaleur.
Un écureuil avec sa noisette lui succède peu après.
Re-ours toujours au bord de la route, cavaleur aussi.
Prenons la 37A, direction Stewart, voyons plein de névés et avons l’impression d’être à la même altitude qu’eux.
Gros travaux, route emportée par un éboulement, mais c’est monnaie courante là-bas. En fait chaque été ils refont la route que le printemps a embarquée.
Nous voyons un glacier qui arrive jusqu’à un lac (franchement le glacier d’Athabasca à côté c’est un peu du pipi de sansonnet). Nous ne sommes pas blasés, au contraire comme montagnards nous apprécions. On voit de belles grosses crevasses, bien bleues.
Stewart : petite ville comme on les aime. A la Lucky Luke. Déjeunons chez « Dash » à ne pas manquer.
L’accueil est charmant, le hamburger succulent,
et je ne vous parle pas de la racinette pression et du ginger ale maison !
La dame nous a gentiment donné la recette du  ginger ale, trala la la ! Peux rien vous dire c’est un secret. Puis café et cappucinno bien strong. Nous sommes à l’altitude 0. En hiver il y a beaucoup de neige, mais il ne fait pas froid, l’océan réchauffe la ville. C’est vraiment une région merveilleuse, nous y passerions bien du temps. Nous sommes à cinq kilomètres de la frontière avec les USA. N’y sommes pas allés.
Retour : un ours timide, un  raton-laveur qui l’est aussi, encore un ours près des travaux de défrichage cette fois (ils n’ont pas les mêmes débroussailleuses que nous, eux ils arrivent à sectionner des arbres d’un joli diamètre).
Un autre ours plus proche de la jonction avec la 37. Il nous regarde arriver avec de l’herbe dans la gueule.. on le filmera, photographiera, ferons demi-tour pour l’avoir mieux. Très photogénique celui-là. Nous l’abandonnons à regret.
Changeons de conducteur. Peu après une maman ourse est vue avec son petit. Dès qu’elle m’entend freiner, elle entraîne son petit vers la forêt. Gâcheuse !
Nous avons finalement décidé de nous arrêter dans un joli camp à Kitawanga. Nous pourrons faire du feu à condition d’avoir un seau d’eau à portée de main. Paaarfait ! Sirloin et potatoes à l’horizon.
Ah j’oubliais !  Nous avons retéléphoné chez Fraserway pour signaler que Flèche d’Argent réclamait maintenant impérativement un changement d’huile. Fissa ! On nous a dit que ça pouvait attendre les huit mille prochains kilomètres. On l’aura rendu avant.
C’est tout pour aujourd’hui, nous vous faisons des bisoux et pensons bien à vous.

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