Petite escapade au Yukon – 23 juillet 2012

Le resto hier soir c’était parce qu’il y avait une interdiction de faire du feu, l’alerte incendie était au maximum : « extrême ».
Les moustiques au Yukon sont terriblement nombreux et costauds. Il faut absolument se pschitter au « Off Régions Sauvages » ça marche pendant environ 8 heures, puis renouveler l’opération.
Les Yukonnais sont très vigilants sur la santé, en tout cas en ce qui concerne la cigarette, le paquet est le double par rapport à la B.C.
– J’veux pas cafter, mais le Loup s’est remis à fumer. Je vous laisse apprécier….
 
Un cappuccino est dégusté dans un très beau camping, le Nugget. En plus sympa.
La réparation des routes se fait par un bonhomme armé de goudron et d’une truelle  qui commence sa carrière à Watson Lake et quand il arrive à Dawson City il prend sa retraite !
Quelle belle route, pleine d’épilobes et de graminées.

Un ours noir est vu à trois mètres. Très coopérant l’ours, il mange, il marche, il s’assied. On a tout en photos ou en film. Nous pensons même qu’il va traverser la route, mais il trouve un buisson de shéperdies, petites baies sauvages dont il raffole.


Le Loup déclare que les plus belles photos sont prises le matin, moi Chaton, je décrète que les plus beaux ours sont vus à midi. Il me reproche gentiment le temps passé sur internet. C’est pas que j’y passe tant de temps, mais les liaisons sont si difficiles et si lentes…
Une zone de travaux est annoncée, en effet, la route a disparu. Elle a été emportée par une coulée de boue.
Visitons Rancheria Falls, petites mais superbement aménagées en pleine forêt boréale.

Petite salade et fromage, et ensuite la mort dans l’âme nous faisons demi-tour. Nous n’avons pas assez de kilomètres pour aller plus loin et pas assez de temps non plus. Et si jamais on continuait encore, l’appel de l’Alaska serait trop fort.
C’est moi qui conduit et tout à coup on croise une voiture, dont le conducteur nous brandit par la fenêtre un petit panneau « Stop ». Je m’arrête et il nous signale un convoi exceptionnel et nous suggère d’attendre avant le pont pour le laisser passer. Vu le gabarit nous obtempérons volontiers.
Nous arrivons à Jonction 37, la bifurcation pour redescendre en B.C. Prenons de l’essence encore bon marché et départ. Le voyant d’huile s’allume, U-turn. Garage. Vérification. Il y a assez d’huile. Repartons. Le voyant s’allume toujours. Tant pis pour lui.
La route 37 !! Sauvage, vraiment. Etroite, aussi. Défoncée, sûr ! Nous sommes effrayés lorsqu’ils  annoncent des nids-de poule.  Pour le quad, c’est facile, ils peuvent en faire directement sur elle. Il y a aussi beaucoup de « bumps » annoncés et c’est toujours surprenant parce que nous sommes déjà secoués comme des pruniers et on nous informe que ça va être pire… C’et un peu comme les trous en formation des Français.
Nous avons déjà le cœur lourd de quitter le Yukon, mais les kilomètres de forêt calcinée n’arrangent rien. On a toujours l’huile allumée. Bonne ambiance. Enfin il pourrait pleuvoir…
Nous avons l’explication de nos journées si longues, nous  avions passé le 60ème parallèle.
Moi j’avais un peu la trouille entre la route, le RV, le sauvage, le brûlé, mais pour nous récompenser le camping annoncé, le seul tout de même, est splendide, au bord du GOOD HOPE Lake (je vous laisse juge de l’humour local !)
Nous y sommes vraiment bien installés sur un promontoire avec accès privé au lac. Le plus beau spot du camping, le n°15 à Boya Lake Provincial Park.
Ce soir spaghettis-salade.
Et demain la diane sera sonnée tôt, car 470 km nous mènerons au seul camping suivant.

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